RESPONSABLE ET… COUPABLE ?


Dans quelle mesure un homme (ou une femme) de l’Etat peut-il (ou peut-elle) être tenu pour responsable de ses choix politiques dès lors que ceux-ci, se comptant par dizaines de milliards, se révèlent nuls et non avenus ?
 
    Cette réflexion me vient ex abrupto à l’esprit à la suite des déclarations tragi-comiques du sieur ROCARD concernant l’instauration, pour le plus grand bonheur des Français jamais assez taxés, d’une contribution climat-énergie (CCE).
 
    Je cite M. l’ambassadeur* : "Ce n’est pas une charge destinée à améliorer le financement de l’Etat (…) elle est faite pour modifier nos comportements, principalement celui qui consiste à utiliser les énergies d’origine fossile (…) dont le fait de les brûler produit du gaz à effet de serre, ce qui revient à transformer la planète en poêle à frire".
 
    "Elle est faite pour modifier nos comportements", argumente le grand homme… Mais il y a une bien meilleure façon de modifier nos comportement que l’usage aveugle et systématique de la violence d’Etat : par exemple, si cela n’est pas trop demander, de faire confiance au génie humain pour innover en tout. Mais c’est sans doute trop demander.
 
    Nous sommes nombreux à penser, parmi les esprits libres, que cette course en apparence vertueuse à la modification de nos comportements occulte un autre dessein, d’ordre totalitaire celui-là et d’une ampleur inégalée : la mise en coupe réglée de la planète dans le but de réduire l’humanité entière en servitude. Un pas décisif a d’ailleurs été récemment franchi par Nicolas SARKOZY, à New York, avec sa proposition de création d’une Organisation mondiale de l’environnement.
 
    Si les prédictions catastrophistes du Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC ou IPCC en anglais) tiennent le haut du pavé, les contradicteurs éventuels (il y en a des milliers de par le monde !) étant taxés de négationnisme et donc interdits de parole, cela ne signifie en aucun cas que le GIEC soit doué d’infaillibilité, bien au contraire.
 
    De plus, le pseudo-consensus ainsi dégagé à partir des travaux du GIEC alors considéré, envers et contre tous, comme le détenteur exclusif de toute vérité scientifique, s’est-il formé sur le dos de l’humanité puisque les experts de l’ONU ont décidé, sans à aucun moment en apporter la preuve scientifique, que l’homme serait responsable à 90% – excusez du peu ! – du réchauffement climatique.
 
    "En résumé (www.resiliencetv.fr/?p=4871&print=1)**, les projections par ordinateurs peuvent sans doute convaincre un profane, politique ou écologiste déjà convaincu mais certainement pas un scientifique expérimenté et sans parti pris : il n’est absolument pas prouvé par ces prévisions sur ordinateur que l’effet de serre donne la bonne explication (…) A ces doutes sérieux liés au fait qu’il ne s’agit pas de preuves mais de modèles d’ordinateurs peu fiables, s’ajoutent encore d’autres points faibles sur lesquels insistent aussi les opposants à l’effet de serre du CO2".
 
    J’en viens maintenant à l’aspect politique de la question qui nous concerne tous, en particulier dans les urnes. Je cite Vincent BENARD ** :
 
    "Non seulement les pouvoirs publics mondiaux consacrent cinq milliards de dollars annuels depuis vingt ans à la recherche climatique, dont une partie importante va aux modélisateurs, mais c’est à partir de ces outils que sont élaborées des politiques ruineuses de restrictions et de contraintes pour lutter contre l’effet de serre, tentatives dérisoires pour infléchir, sinon changer, un climat que l’on ne sait même pas étudier (…).
 
    "(…) On comprend aisément pourquoi un certain nombre de scientifiques souhaitent nous induire en erreur. Avant 1990, la recherche climatique bénéficiait d’environ 200 millions de dollars de crédits annuels. Aujourd’hui, c’est vingt-cinq fois plus. Le nombre d’emplois de chercheurs qui ne vivent que sur des crédits de recherches destinées à prouver la nocivité du CO2 et des activités humaines est considérable. Ces professionnels, bien entendu, ne veulent pas tuer la poule aux oeufs d’or du changement climatique".
 
    (…) Mais il est plus difficile d’admettre que nos décideurs politiques, en charge de décisions parfois capitales pour notre avenir, affectent d’ignorer le raz-de-marée croissant des publications scientifiques remettant en cause les thèses officielles du GIEC. Quels que soient leurs préjugés sur ces questions, ils ne peuvent pas ne pas être informés de l’existence d’un controverse et (…) ne peuvent pas ne pas en suivre les évolutions, ce qui devrait les amener à une certaine circonspection quant aux décisions prises. Force est de constater que cela n’est pas le cas, en Europe et aux USA du moins.
 
    D’où cette grave accusation dont je partage sans aucune réserve tous les termes tant il me semble évident que la société civile, plus que jamais, est totalement absente des préoccupations politiques du Prince hormis sa capacité à financer son bon plaisir :
 
    "Il convient donc de se demander quels intérêts ces dirigeants poursuivent lorsqu’ils nous précipitent la tête la première vers des impasses économiques comme le WAXMAN MARKEY bill aux USA, le Grenelle de l’environnement ou la taxe Carbone "ROCARD" en France, et peut-être bientôt le protocole de Copenhague pour le monde entier". CQFD.
 
    Comme disait l’autre de MOZART, c’est la France qu’on assassine, la France au trente-sixième dessous dont on va ainsi briser net tout vrai sursaut salvateur ! Pour bien concevoir ce qui attend réellement les Français dans les mois et les années qui viennent, je vous invite instamment à lire, sur www.les4verites.com, ce texte très inspiré de Guy MILLIERE intitulé "Le totalitarisme écologiste est bien vivant". Après lecture, on n’est plus le même.
 
    Pour conclure, cette toute dernière minute émanant de l’UE en matière de réchauffement climatique : "Nous voulons que les négociations accélèrent. Nous pensons qu’elles vont trop lentement et l’UE veut montrer la voie dans ce processus" vient ainsi de déclarer Andreas CARLGREN, ministre suédois de l’Environnement. l’UE deviendrait-elle soudain hystérique ?  
 
    
    * le 13 mars 2009, Michel ROCARD a été nommé par Nicolas SARKOZY ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique.
 
    ** Voir aussi www.pensee-unique.fr/theses.html et Vincent BENARD :  http://feeds.feedburner.com/typepad/objectifliberte
 

Librement !
Philippe (Sully) ROBERT
Membre du Parti libéral démocrate
http://sully1.typepad.com
02400 FRANCE
 
 
 

Philippe Robert 27/7/2009

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