QUI LEUR DIRA ?

Qui donc dira enfin aux Palestiniens qu’ils ne peuvent vaincre Israël ?

Qui dira aux Palestiniens que les bercer de ce rêve impossible est un crime qu’ils laissent commettre en leur nom et à leurs dépens ?

Qui accusera les vendeurs d’illusions du Fatah et du Hamas des horreurs perpétrées contre des Israéliens, mais aussi de celle condamnant une population palestinienne toute entière à une aventure mortifère sans issue ?

Qui dira à ses chefs, à ceux d’hier comme à ceux d’aujourd’hui, qu’entraîner un peuple à livrer une guerre qu’ils savent ne pas pouvoir gagner est autant une agression contre la cause qu’ils prétendent incarner, que contre leurs ennemis ?

Qui mettra leurs enfants au lit avec d’autres rêves dans la tête que de jeter les Juifs à la mer ?

Qui les délivrera de ces marchands de mauvais sommeil dont ils émergent toujours meurtris, blessés et inévitablement humiliés, hier à Jéricho et demain ailleurs, en se reconnaissant les bras levés et vêtus seulement de chaussures, de chaussettes et de sous-vêtements parce que leurs chemises ont tant de fois dissimulé une ceinture assassine ?

Qui de la communauté internationale s’acquittera de ce devoir de vérité et dira enfin aux Palestiniens que le temps des chimères et des fantasmes est révolu ?

Qui leur dira qu’ils ne rentreront plus « chez eux », en Israël, mais seulement chez eux, en Palestine, quand ils se seront débarrassés de ces fous qu’ils ont pourtant voulus pour guides et qu’on pourra à nouveau parler, ensemble, de ce nouvel état à créer ?

Qui révélera publiquement et humblement l’absurdité et l’irréalisme criminels de cette fable du « retour des réfugiés » ailleurs que dans une Palestine enfin possible ?

Qui dénoncera ce prétendu organisme humanitaire de l’UNRWA qui reconnaît aux Palestiniens un statut de réfugié étendu, pour eux seulement, à leurs descendants ?

Qui confessera avoir, dès 1949, conçu à dessein cette machine de guerre idéologique qui, conjuguée à l’apartheid imposé par les pays « frères » à ces « exilés » installés chez eux pendant des décennies et à la corruption des parrains de la Cause, allait plus tard questionner, dans le silence complice des Nations, la légitimité de l’Etat d’Israël et installer les Palestiniens dans la rage et la folie collectives ?

Qui dira que la Justice pour les Palestiniens ne passe pas inévitablement par la destruction militaire ou la dissolution démographique de l’Etat juif d’Israël, et que nul ne peut n’entendre de cette dispute entre deux raisons qu’une seule, la leur ?

Qui évoquera la mémoire des innocents assassinés au nom d’une bataille de Stalingrad ressuscitée à Djénine, d’une barrière de sécurité défigurée en Mur de la Honte et d’un peuple juif accusé des crimes qu’il subit ?

Qui confessera avoir ignominieusement moqué la vérité avec « l’affaire Al Dura », un mythe pensé et construit pour parer la deuxième Intifada d’un halo de légitimité au nom de laquelle des milliers de malheureux allaient périr, comme tant d’autres, aujourd’hui encore, paient pour l’imposture des Protocoles des Sages de Sion ?

Qui dira que l’affaire « Al Dura » est un faux, « Djéningrad » un mensonge, et que ces impostures et les innombrables autres élucubrations, avalisées avec une avidité suspecte et une troublante crédulité par la communauté internationale, rendent inaudible tout ce qu’elle a d’autre à dire à Israël ?

Qui avouera avoir complaisamment détourné le regard pendant que d’autres détournaient les milliards accordés à une population palestinienne que la corruption de ses « élites » désespérait ?

Qui révélera que cette population souffre bien moins de l’ «occupation» que d’une gestion mafieuse et criminelle des aides très généreusement allouées depuis des décennies à des voyous et des assassins incrédules et ravis du sot aveuglement de leurs bailleurs de fonds ?

Qui confondra les despotes et autocrates du monde arabe qui usent de l’« occupation de la Palestine » pour reporter à un lendemain toujours déçu l’ombre des premières ébauches de réformes chez eux, et priver leurs sujets de la lueur ténue d’une perspective qui les désespérerait moins de leurs vies volées et de leurs intelligences confisquées ?

Qui énoncera, sans craindre d’être accusé du crime de « lèse-multiculturalité », que le problème de l’Islam, dévoyé dans les territoires sous administration palestinienne et trop souvent ailleurs dans le monde arabe et musulman, c’est qu’il fabrique une prison physique et mentale de laquelle ses prisonniers ne peuvent s’échapper que par la violence et la condamnation contre tout ce qui est présenté par ses geôliers comme responsable de leur enfermement ?

Qui s’accusera d’avoir expliqué, justifié et financé cette éducation à l’amour de la haine et à l’exaltation de la mort ?

Qui, avec Voltaire, dira aux Palestiniens que « Nul n’a le privilège de toujours se tromper » ?

Qui leur dira qu’ils n’ont pas d’autre plus urgent devoir que de refuser d’endosser plus avant la blessure narcissique d’un monde arabe à l’identité trop fragile pour s’accommoder d’une minuscule souveraineté juive dans une océanique géographie musulmane ?

Qui leur expliquera que cet Etat juif d’Israël, si proche et si moderne, sera demain celui qui, plus sûrement, plus rapidement et plus solidairement que quiconque, les aidera à rattraper leur retard, combler leurs insuffisances et guérir leurs carences ?

Qui plaidera que l’humiliation palestinienne d’hier et d’aujourd’hui est plus insupportable à Israël qu’aux innombrables faux amis d’une cause qu’ils ont, par lâcheté, calcul ou haine inavouable, largement contribué à dévoyer ?

Qui donc les débarrassera enfin de ces mauvais maîtres et méchants amis qui les empêchent de grandir, de parler doucement et de sourire ?

En attendant, Monsieur le Premier Ministre d’Israël, négociez si vous le pouvez, mais décidez seul si vous le devez.

Isaac Franco © Primo Europe, Bruxelles, Avril 2006.

18/4/2006

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