Le monde est grand, Giacomo!

(Tarif préférentiel pour les lecteurs de www.resiliencetv.fr ). C'est toujours entre rire et réflexion que Gilbert Ponté nous propose le dernier épisode de sa trilogie autobiographique, mêlant vrais souvenirs et souvenirs imaginés. Et il interprète tous ses personnages avec le même humour et la même gourmandise, forçant à peine le trait….
 
 En jean et chemise blanche anonymes, Gilbert Ponté, interprète avec humour, tendresse et réalisme, tous les personnages de son texte faussement naïf, qui retrace sa vie d'enfant d'immigrés italiens venus travailler en France. Avec une mère si présente, qui cuisine immanquablement des pâtes, un père absent car travaillant sur un chantier, et tous ceux qu'il a pu croiser dans le quartier de ses parents et, plus tard, dans le quartier populaire où il s'est établi lorsqu'il a commencé à voler de ses propres ailes, devenu accessoiriste au Moulin Rouge, un passage savoureux, puis comédien après avoir réussi son concours. Car son amour du théâtre, des auteurs est aussi au cœur de sa vie.
 
Concours qui lui permit de découvrir d'autres mondes par le biais de rencontres avec d'autres artistes en herbe. Et d'agrandir ainsi le champ de ses observations et interprétations souvent cocasses, parfois satiriques mais jamais dépourvues de tendresse.
C'est ici le dernier épisode de sa trilogie qui se situe au début des années 80.
Il joue son propre personnage, jeune homme naïf épris de théâtre, ses parents, une truculente Française d'origine africaine, un Français d'origine maghrébine, un vieux Français de souche grincheux, son chien et le chat auquel il s'en prend, une bourgeoise qui oublie sa fille, une fille comédienne dont il est amoureux qui coucherait volontiers avec lui, mais rien de plus, en dépit de leurs affinités, car ils ne « sont pas du même monde… »
La vie, bref. Et la mort, avec celle de son père, qui n'est pas victime d'une faucheuse effrayante mais d'une belle jeune fille aux mains froides. Une mort pas comme les autres et pour laquelle, une fois n'est pas coutume, il utilise un simulacre de costume, pudeur oblige sans doute.
Le décor est sobre, une table, un cube multifonctions, un ou deux voilages sombres transparents, qui se font coulisses ou écrans su lesquels sont projetés des photos de famille ou de notre décor politique de l'époque, si loin déjà..
Gilbert Ponté est mis en scène par Stéphane Aucante qui l'a accompagné avec esprit et affection pour cette trilogie.
Le public oscille entre rire et empathie, ravi du spectacle…A voir au KIRON ESPACE, 10, rue de la Vacquerie, Paris 11, M° Voltaire ou Philippe Auguste. Il ne reste que quelques représentations jusqu'au 23 janvier, du mardi au samedi 20h30, dimanche 15h30. Tél. : 01 44 64 11 50
 
Les lecteurs de www.resiliencetv.fr bénéficient du tarif préférentiel de 10 €
 
Hélène Keller-Lind
Hélène Keller-Lind 11/1/2011

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