21 octobre 2020

La maladie du cauchemar permanent

Au lieu de prendre en charge de manière précoce puisque nous avons un traitement qui marche toute la classe politique et médiatique continue tel un personnage de bandes dessinées ayant franchi le bord de la falaise a pédalé dans le vide, voilà le cauchemar.

Alors que des spécialistes patentés nous expliquent en long et en large que les trois quarts des testés ne sont pas positifs et que si parmi ceux-ci il y a des malades alors il s’agit de les traiter au plus vite afin précisément qu’ils n’aient pas besoin d’être hospitalisés “on” fait tout le contraire.

Ainsi, selon les remontées d’information il semblerait que les vrais demandeurs de soins ne peuvent pas faute de place être testés sous vingt quatre heures (sauf à L’IHU de Marseille...) ce qui retarde d’autant tout le processus et alimente à la fois une politique de suspicion (“à cause des jouisseurs et des fêtards en ville et chez eux“).

C’était probant, criant, navrant, dans la dernière émission sur Paris Première de deux chroniqueurs en vue où l’un défendait le port du masque pour éviter le confinement (tout en pointant du doigt cependant que Marseille a été “punie”) tandis que l’autre, incompétent en la matière pourtant, moine convaincu à l’assaut des “irresponsables” s’en prenait à un comique et un philosophe parce qu’ils ont osé dire que la rupture de contact appelée “distanciation” était nuisible à tous points de vue.

Pourtant, et les immunologues le disent, c’est bien par l’interaction sans autre barrière que se laver les mains et faire attention si l’on est malade que s’établit l’immunité collective qu’ont réussi à atteindre les Pays Bas, la Suède (mais celle-ci n’a pas traitée, tout comme en U.K, selon le protocole indiqué par la poignée de spécialistes compétents, ce qui a joué sur son prorata actuel par million d’habitants); observez d’ailleurs comment l’hécatombe attendue en Afrique n’a pas eu lieu et que s’agissant du nombre de morts, ceux étant liés uniquement à la maladie sont en réalités bien moindres.

Ne parlons pas de l’Allemagne qui a été certes plus loin dans cette “distanciation” que la Suède, mais pas jusqu’à l’obligation du masque, or l’on ne connaît guère de “seconde vague” dans ce pays (alors qu’il y a eu des manifestations monstres dernièrement). Il est vrai que son système hospitalier n’a jamais été débordé par ailleurs et que ses médecins de ville ne se sont pas vu interdire de traiter avec le protocole préconisé  par “qui-vous-savez-mais-dont-il-faut-taire-le-nom” (nous nageons en plein Harry Potter ou dans Stars War sans parler du Seigneur des Anneaux et surtout Matrix s’agissant des conflits d’intérêts et de la surmultiplication des monsieur Smith).

En fait, durant toute l’émission en question, et ce fut une prouesse, il ne fut ni question de traitement ni des failles récurrentes du service hospitalier français obligé de déshabiller Pierre pour revêtir Paul, les opérations sur les maladies chroniques passant dans ce cas au second plan.

Nous avons affaire en réalité à une nouvelle forme de “grippe” récurrente (où sont passés d’ailleurs les morts de la “grippe” d’antan?) qui ne doit pas exiger que tout s’arrête comme si nous étions encore dans ces temps fragiles où les seuls moyens de cure étaient le confinement et la saignée, comme si nous n’avions rien d’efficace à proposer en face, et que notre connaissance de nos relations avec les virus était toujours inexistante comme l’a rappelé cette tribune regroupant 250 spécialistes.

Laissons précisément à ces spécialistes la parole et non pas seulement aux saltimbanques, laissons les vrais médecins la possibilité de prescrire, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas de conflit d’intérêts et ne confondent pas leur pratique avec une science expérimentale.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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