3 février 2023
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Outrecuidance de la pré-campagne présidentielle française

Tout le spectre de la classe politique française se dresse sur ses ergots de manière mesquine tant les solutions proposées sont à côté de la plaque malgré quelques trouvailles ici et là.

Premièrement, il ne suffit plus de se dire de gauche ou de droite, patriote ou national, pour la République sociale ou pour la démocratie libérale, puisque l’on a deux bras, deux jambes, deux hémisphères, des sentiments et un cerveau, on est donc composé de deux parties en conflit permanent : le souci de soi et le souci des autres, rien de nouveau sous le soleil, arrêtons donc cette illusion qui consiste à croire par exemple que le léninisme est plus social que le libéralisme alors que les immigrants se ruent aux USA et guère à Cuba !

Le problème est ailleurs. L’injustice et la corruption ne sont pas les seuls apanages des démocraties, et chez elles au moins la sanction arrive (Enron par exemple) alors que sous les tyrannies, l’on dénie (par exemple Castro catalogué 9ème fortune mondiale selon Forbes) et ce déni est soutenu par les mangeurs de soupe bien comme il faut… (comme Ignacet du Monde Diplomatique). D’ailleurs, le conservatisme n’est pas plus libéral que le socialisme, version social-démocratie s’entend, c’est même le contraire lorsque l’on compare l’étatisme français et l’étatisme suédois…

D
euxièmement, si personne n’a le monopole du coeur, de la raison, de la sécurité, alors passons aux choses sérieuses et demandons-nous quelle serait la meilleure solution pour une prospérité utile à tout le monde, une bonne protection sociale, une instruction digne de ce nom etc… Les réponses existent. Tout le monde le sait. Des bibliothèques entières sont aujourd’hui emplies de rapports en la matière, uniquement laissés à la critique rongeuse des souris comme le disait Marx.

Ainsi, l’on oppose service public et secteur privé, alors que, par exemple, ce dernier peut avoir des délégations dans le premier, si ce qui compte c’est le cahier des charges incluant l’idée d’améliorer le service rendu (comme retrouver plus rapidement un emploi…).
Ou, comment renflouer l’Université, l’hôpital ? Par exemple, disent d’innombrables rapports, en augmentant leur assiette financière par l’ouverture payante de certains services et cours, quitte à ce qu’un Fonds de solidarité, dégrevé fiscalement (par exemple dans le cadre du choix assurentiel dû à la généralisation progressive du salaire complet), puisse alimenter un système de bourses pour les plus démunis ; du moins s’ils sont méritants. Mais voilà où le bât blesse puisque certains vont recevoir des bourses uniquement selon leur revenu ou celui de leurs parents, et non pas en fonction de leurs résultats scolaires…or, c’est cela qu’il faut changer…et si Ségolène commence à tailler des croupières à tout le monde, c’est bien parce qu’elle est obligée, si elle prétend à l’honnêteté, de prendre enfin conscience que le problème n’est pas tant que le chat soit noir ou blanc mais qu’il attrape des souris comme le formulait le père de la réforme chinoise.

En réalité, si coupure politique entre deux camps irréconciliables il y a, il faudrait la repérer entre antimodernes et néomodernes.

Dans les premiers, je placerai les puristes de gauche et de droite (et leurs extrêmes) confondant société civile et administration étatique, tandis qu’ au niveau des idées je désignerai le postmodernisme (ou postmarxisme aujourd’hui recyclé dans l’alterislamisme) qui, contrairement à son appellation, désirait revenir à une époque pré-moderne, comme les extrêmes et les puristes d’ailleurs, le temps de la tyrannie où seuls quelques uns, membre du Groupe au pouvoir, et plus précisément, membre du Clan ont la prééminence sur le Groupe à ce moment là.

Dans les seconds, dont je suis, je placerai les réels partisans de la liberté et de la justice, de la prospérité pour tous, ce qui inclut l’égalité mais ne surdétermine pas celle-ci au détriment de celles-là. Concrètement, cela peut aller d’une réforme de la démocratie entrepreunariale avec le salariat actionnarial, jusqu’à la transformation du rôle du Sénat et du Parlement, le premier devenant une sorte d’Assemblée nationale des Régions, et le second une Assemblée toute tournée vers l’Europe et l’International.

Une alternative Néo-Moderne, qui ne prétend pas masquer les divisions d’intérêts, mais les confronte à leur fond commun, le tenir ensemble nommé ici France et mondialement l’universel du développement humain.

Construire l’imaginaire de la néomodernité, basé sur le qualitatif et le partage, voilà ce qu’il nous faut décliner dans chaque question.

C‘est ce que nous tacherons d’effectuer à L’Observatoire International des Libertés (OIL) dont resilience-tv est déjà l’un des cercles de référence.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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