27 octobre 2020
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Israël arrête des assassins et des bandits de grand chemin

Quant aux raisons qui ont conduit les forces armées israéliennes à entrer dans la Bande de Gaza totalement évacuée il y a moins d’un an, elles sont généralement escamotées ou à peine mentionnées.

La comparaison est simple : il faut voir de quelle manière est rapporté l’assassinat des deux fillettes belges et l’assassinat, pourtant non moins odieux, d’un adolescent israélien kidnappé alors qu’il faisait du stop. Et s’il va de soi, dans le premier cas, que le coupable doit être arrêté et sanctionné, dans le second la plupart des médias parlent de « colon, » ce mot justifiant « implicitement » le kidnapping et le meurtre sommaire et de sang-froid…et on n’évoque ni nécessaire sanction, ni dégoût.

Quant à Gilad Shalit, le jeune soldat israélien kidnappé par le Hamas et ses acolytes en Israël et qui, blessé lors du kidnapping, n’a pu recevoir la visite ni de la Croix Rouge, ni d’un représentant de son pays – que ce soit Israël ou même la France, puisqu’il est citoyen français -, son sort est évoqué en passant, sans plus. Là non plus, point de condamnation. Personne ne semble d’ailleurs se demander dans quel état il peut bien être. D’autant que ses ravisseurs, avec un sadisme dont ils sont coutumiers, laissent désormais planer un doute sur le fait qu’il serait toujours en vie. Le Hezbollah avait agi de même dans le cas des trois soldats qu’il avait kidnappés au nord d’Israël puis emmené au Liban. Blessés ces soldats étaient morts peu de temps après leur kidnapping mais l’organisation terroriste avait laissé croire qu’ils étaient peut-être vivant pendant des mois…

Quant aux « ministres et législateurs palestiniens » arrêtés par Israël, ils l’ont été au grand dam de certaines chancelleries. Ainsi le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a-t-il condamné les arrestations « de personnel politique. » Selon l’AFP un tiers du gouvernement du Hamas serait actuellement sous les verrous.

Or, Palestinian Media Watch, Observatoire des Médias Palestiniens, publiait le 27 juin, à titre d’exemple, un certain nombre de déclarations émanant de ces « personnels politiques. ». Qui ne laissent aucun doute quant à la nature mafieuse et terroriste de leur gouvernement.

Ainsi, le 7 mars dernier dans Al-Sharq Al-Awsat, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Mahmoud Al-Zahar, déclarait que le Hamas « n’hésiterait pas à kidnapper des soldats israéliens pour les échanger contre des prisonniers [palestiniens] si l’occasion se présentait. » Et le site du Hamas en langue arabe publie des posters colorés incitant avec jubilation au kidnapping et au meurtre des « Sionistes ».
Avant sa venue au pouvoir l’actuel ministre palestinien de l’Intérieur, Saed Siam, déclarait à la télévision d’Abou Dabi : « il est inévitable de kidnapper des soldats pour les échanger….le Hamas a déjà réussi à kidnapper et à cacher des corps… »
Le 16 mars dernier, dans Al-Ayyam, Fahti Hamad, membre du Conseil Législatif palestinien annonçait que « le mouvement de résistance islamique, Hamas, menaçait de kidnapper des soldats. »
Le 17 avril dans Al-Hayat Al-Jadidah, puis le 9 mai dans Al-Ayyam, Halid Al-Batash, du Jihad Islamique, préconisait parmi les moyens jugés opportuns pour faire libérer les prisonniers palestiniens détenus par Israël l’emploi de « mécanismes tels que le kidnapping de Sionistes. »

D‘aucuns rétorqueront que faire libérer des prisonniers est légitime…mais en quel honneur le ferait-on ? Tout prisonnier palestinien, femmes et adolescents compris, a été arrêté pour des raisons établies. Et si tel n’était pas le cas on sait que la Cour Suprême israélienne examine avec la plus grande attention toute requête qui lui est soumise.

Dans un éditorial du 29 juin Le Monde parle de « mécanisme destructeur » enclenché par Israël après « quarante-huit petites heures….pour une libération sans conditions. » – caractères gras ajoutés- Le nom du soldat kidnappé n’est même pas donné et il n’est pas fait mention de Elyhaou Asheri, adolescent abattu d’une balle tirée dans la tête près de Ramallah pour la seule raison qu’il était israélien.

De plus, toujours selon cet éditorial, la « réaction musclée » de Ehoud Olmert, attribuée à des raisons de politique interne, « vient télescoper l’accord politique que viennent de conclure le Hamas et les nationalistes du Fatah. » Vient alors la tarte à la crème de la « reconnaissance implicite d’Israël » et des « conditions rigides fixées par les Occidentaux au Hamas. » – caractères gras ajoutés-

Que ces lignes soient écrites alors que les Palestiniens kidnappent, assassinent te menacent d’assassiner des otages est surréaliste.

Quant à l’accord politique et la « reconnaissance implicite, » il faut être d’une mauvaise foi insigne ou ne pas avoir lu le texte de cet accord pour y voir un quelconque « progrès. » Car ces « conditions rigides » occidentales sont simplement ola demande d’un renoncement au terrorisme – qui se perpétue dans les faits avec ces kidnappings aussi bien de civils que de militaires, mais aussi les tonnes de roquettes Quassam lancées contre des objectifs civils en Israël depuis la Bande de Gaza évacuée il y a près d’un an. Le Hamas revendique d’ailleurs toujours le droit à l’utilisation du terrorisme. – et une reconnaissance des accords signés jusqu’ ici entre Israël et les Palestiniens. Et, bien entendu, une reconnaissance explicite du droit à l’existence d’Israël. Droit qui est nié de fait dans ce document car il exige le « droit au retour » des réfugiés palestiniens – réfugiés de génération en génération, fait unique dans l’histoire de l’humanité…-. Retour à l’intérieur même d’Israël qui équivaudrait à la destruction pure et simple d’Israël. Alors, d’un côté, je te reconnais implicitement, de l’autre je te détruis tout aussi implicitement…Qui peut être dupe ?

Bien loin de représenter une quelconque avancée ce document répond à des nécessités internes, pour de vrai, cette fois. Car qui tient ce genre de raisonnement passe aisément sous silence le fait que Fatah et Hamas se soient affrontés militairement des derniers temps et que ces affrontements ont provoqué des morts palestiniennes. Et oublie aussi le refus catégorique du Hamas de voir un quelconque référendum organisé par le Président palestinien sur ces questions. Cet accord entérinerait de fait la mise sous tutelle du Fatah par le Hamas. Progrès, vous avez dit progrès ?

Une réflexion sur « Israël arrête des assassins et des bandits de grand chemin »

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