29 janvier 2023
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‘’L’œuvre’’ chiraquienne de ces douze années

On ne peut éviter de constater, lors de l’établissement de cette liste, que le sentiment qui prévaut à chaque geste présidentiel -ou presque- est une certaine collaboration avec ce totalitarisme qui croît de jour en jour, et cela au dépens de la défense des valeurs universelles qui sied à ce pays, modèle du genre il fut un temps.

En 1996, lors d’un voyage en Israël, et d’une visite dans la vielle ville de Jérusalem, Jacques Chirac s’en prit publiquement et sans égard à un policier chargé de sa protection. Tout autre individu, digne de sa fonction, aurait demandé à l’un de ses conseillers de faire comprendre à ce policier ses ‘’excès’’. Sauf, si l’objectif premier était d’insulter publiquement l’uniforme israélien lors de la visite prévue dans les « territoires occupés ». En l’occurrence Jérusalem, pourtant capitale millénaire du seul peuple juif et abritant le premier lieu saint du judaïsme.

En l’an 2.000, on le soupçonna d’avoir inciter Yasser Arafat à ne pas accepter les offres d’Ehud Barak suite aux négociations qui eurent lieu à Camp David en compagnie de Bill Clinton. Vrai ? Faux ? Seule, l’histoire nous l’apprendra. En revanche, impatient de donner son avis présidentiel sur la « guerre d’Oslo », du perron de l’Elysée il accusa solennellement Israël de répondre à des pierres par des tanks. L’image, ainsi médiatisée, de l’assassin juif, hyper armé, face à quelques ‘’adolescents’’ jetant des ‘’cailloux’’ a dû faire plaisir aux « résistants » luttant contre « l’occupation de la Palestine de la Méditerranée au Jourdain ».

En 2002, Hubert Védrine, alors ministre socialiste et au service d’un Président occupé à dénoncer l’opération « Rempart », s’empressa -en compagnie de tout ce que compte la planète de droit de l’hommiste- de condamner à la Commission onusienne des Droits de l’Homme l’état d’Israël pour un « massacre de Djénine » qui s’avérera, quelques jours plus tard, n’être qu’un acte de propagande. Nulles excuses, ni regrets français ne vinrent plus tard tempérer cette fougue chiraquienne à vouloir démontrer cette collaboration.

En 2003, le discours de Dominique de Villepin -alors ministre des Affaires étrangères- à New York au sujet de l’Irak fut, en fait, l’état de grâce de l’ère chiraquienne. L’affrontement avec le ‘’Grand Satan’’ et la détermination à contrer la chute prévisible de Saddam Hussein avait valu à Jacques Chirac l’honneur d’apercevoir son nom attribué aux dattes égyptiennes de première catégorie (alors que celle de mauvaises qualités portaient le nom d’Ariel Sharon), mais aussi de le voir porté aux nues par des centaines de milliers d’individus dans les rues des pays musulmans qui sont, comme chacun sait, des modèles de démocraties.

De nos jours, Philipe Douste-Blazy -énième ministre de ce domaine réservé- assure que L’Iran « a un rôle stabilisateur au Proche et Moyen-Orient ». Le Président, lui, n’est pas en reste. Il vient d’affirmer que la suspension de l’enrichissement de l’uranium n’est plus un «préalable» à l’ouverture de négociations sur le nucléaire iranien, et a -de surcroît- demandé que les six renoncent à saisir le Conseil de sécurité pour d’éventuelles sanctions.

Ces quelques exemples, soustraits à une présidence riche en la matière, démontrent, sans ambiguïtés, l’esprit munichois qui prévaut à l’heure actuelle en France. Il est évident que tant que durera le règne chiraquien, le camp occidental ne pourra recenser ce pays en son sein en prévision de la guerre de civilisation qui s’annonce.

Aux électeurs de mai 2007 le soin de trancher et d’infirmer cette politique d’autruche qui fait perdre l’honneur à la France et ne lui garantit nullement la paix. Sauf, bien sûr, si ces électeurs désirent précéder la demande nazislamiste et devenir des dhimmis.

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