6 février 2023
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Mais qui est propriétaire du Mont Blanc ?

La vraie question est de savoir qui est propriétaire du mont Blanc et il semble clair que ce soit la commune de Chamonix. Dans un pays libre, c’est-à-dire régulé par le droit de propriété, des contrats librement négociés et non les caprices des princes, il apparait donc que ce serait cette commune qui devrait prendre les décisions qui s’imposent et, ceci, en pleine indépendance sans l’intrusion de qui que ce soit.

Une option semblerait la meilleure : vendre le Mont Blanc aux enchères grâce à un véhicule tout indiqué pour le vendre, à savoir le site mondialement connu : « e-bay ». Étant donné le prestige incomparable du lieu et le nombre croissant de milliardaires dans le monde capables de s’offrir ce magnifique jouet, les enchères se surpasseraient et, très vraisemblablement, la somme récoltée dépasserait toutes les évaluations.

Avec simplement les revenus de ce capital, la commune de Chamonix pourrait très probablement libérer ses habitants de tous leurs impôts locaux et peut-être, bien au-delà, les affranchir d’autres impôts : Chamonix deviendrait un paradis fiscal.

Nous énonçons cette solution tout en sachant qu’elle ne sera pas retenue sauf si les habitants de Chamonix, lisant ce texte, arrivent à faire pression sur leur Maire. En effet, compte tenu de la pollution générale des idées dans la France contemporaine et de l’immense intérêt personnel des élus de tous niveaux à la collecte indéfinie des impôts, il est quasi certain que le maire de Chamonix ne voudra pas faire de sa commune un paradis fiscal. S’il le voulait, il subirait d’énormes pressions, car des milliers d’élus de toutes sortes ne verraient pas du tout d’un bon oeil qu’une commune devienne un paradis fiscal.

D
ans une telle occurrence, une autre solution serait que la commune exploite elle-même le Mont Blanc, soit par exploitation directe, soit par exploitation déléguée sous forme de concession. Les revenus dégagés seraient importants, mais il faudrait compter avec les chimères à la mode et, dans le cas particulier, trois chimères au moins seraient dangereuses.

La première serait l’égalité des chances jointe à la mixité sociale : comment donner à chacun, dans une honnête mixité, le droit de courir sa chance pour grimper sur le mont Blanc ? L’organisation nécessaire serait fort compliquée et limiterait la rentabilité.

La deuxième serait la parité hommes-femmes. Il apparaîtrait intolérable que les dames volontaires pour grimper sur le mont Blanc soient inférieures en nombre aux Messieurs ! Que faire pour corriger sinon des réglementations coûteuses !

Et, enfin, il existe une autre chimère qui serait tout à fait contradictoire avec le projet, c’est la nécessité de plus en plus obligatoire en toute occurence de la discrimination positive. Le Mont Blanc, dans sa simplissime et somptueuse blancheur, peut paraître une véritable offense à l’Afrique et, malgré tous progrès techniques éventuels, il n’est pas question d’atténuer cette blancheur. Pour respecter la nouvelle coutume, en corrigeant l’erreur de la nature, il faudrait s’assurer dans la sélection des grimpeurs d’une discrimination plus que positive, si c’est humainement possible !

Pour terminer ses réflexions, voici une suggestion aux organismes qui « parlottent » sur le sujet.

Dans les profondeurs de la montagne se trouve une des plus fabuleuses « machines à cash » de la République : à savoir le célèbre tunnel. Le point essentiel est que le tunnel semble bien faire partie des accords informels présidant au partage du butin étatique et qu’il est réservé, dans le cadre de ces accords, à un seul parti politique. Il serait intéressant que la future société d’exploitation du toit de l’Europe soit réservée à un autre grand parti !

L’égalité républicaine serait ainsi respectée !

Le flash de Tocqueville magazine, LUNDI 2 OCTOBRE 2006
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