6 février 2023
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LETTRE OUVERTE AUX CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE 2007

Le communautarisme impliquant que des individus se regroupent sur leurs spécificités et que les pouvoirs publics les reconnaissent en tant que tels, nous pouvons considérer que les hérauts du communautarisme musulman en France ont gagné la partie. Des gadgets communautaires (CFCM, UOIF…) ont été crées pour porter la voix d’une soit-disant communauté musulmane homogène, foulant au pied la constitution française.
Ne pouvant accepter ce fait accompli, nous souhaitons faire entendre notre propre partition (qui est celle de la majorité silencieuse des citoyens originaires d’Afrique du nord) afin que tout amalgame et tout lien avec ces groupuscules religieux qui gesticulent entre eux soit écarté.

Les citoyens français que nous sommes veulent s’inscrire dans la droite lignée des précédentes vagues d’immigration (polonaise, italienne, ibérique…) et ne réclament absolument aucune faveur (reconnaissance de nos spécificités) et aucun passe-droit (discrimination positive). Nous voulons, ni plus, ni moins, les mêmes droits et les mêmes devoirs que le reste de nos concitoyens.
Une gravissime erreur a été commise lorsque l’on a parqué entre elles des populations originaires d’Afrique. L’absence de mixité sociale a entraîné un reflexe communautaire, un repli sur soi sur des valeurs qui ne sont à l’opposé de celles de la République. Les jeunes y ont grandis en développant un rejet de la société française, idéalisant leur identité d’origine et développant des comportements violents ainsi que des codes linguistiques qui sont devenus de véritables obstacles à leur intégration (notamment professionnelle) tout en suscitant la peur et le rejet d’une part grandissante de la population française, exaspérée par l’arrogance de certains d’entre eux.

Les citoyens français ont tous été marqué et choqué par les récents “évènements” de banlieue pendant lesquels les actes les plus barbares, les provocations les plus gratuites et la haine la plus abjecte ont pu s’exprimer sous le regard condescendant et protecteur de certains acteurs politiques et sociaux continuant de considérer les voyous comme des êtres victimes de la société et méritant de ce fait la mansuétude des pouvoirs publics.
Cette lecture des évènements, maintenant la tête des jeunes délinquants sous l’eau en refusant de les placer devant leurs responsabilités, montre à quel point il est difficile, pour certains acteurs politiques et associatifs de considérer les individus issus de cette vague d’immigration comme des citoyens à part entière avec des droits mais également des devoirs. N’insistant pas suffisamment sur les devoirs du citoyen, le discours victimaire érigé au rang de slogan politique continue de produire ses effets désastreux dans la société française…

Les jeunes qui ont sombré dans la délinquance et la marginalisation sociale sont une cible idéale pour les idéologues de l’islam le plus radical. Sensibles à un discours trompeur qui les flatte et leur donne le sentiment d’exister en tant que membres d’une communauté, ceux-ci sont de plus en plus endoctrinés et s’éloignent de manière quasi-irrémédiable des valeurs de la République.
Confortés par un discours dominant d’auto-flagellation perpétuel et la caution implicite des tenants du discours victimaire, les jeunes méprisent un pays qui se méprise lui-même. Et, par extension, idéalisent un pays d’origine qu’ils ne connaissent pas et qui n’a, le plus souvent, que misère, souffrances et répression à offrir à ses habitants.
Comment ne pas s’inquiéter de cet état de fait dont personne ne semble mesurer les dangers à terme ?

Issus de cette vague d’immigration prise au piège du communautarisme, nous voulons proposer un autre chemin que celui de l’infantilisation de la communauté à laquelle on nous assimile par commodité : la communauté musulmane (en fait nord-africaine). Cette communauté, partie intégrante de la nation, n’a cependant pas à réclamer d’avantages particuliers en tant que telle. La République ne reconnait que les individus et une seule communauté : la communauté nationale. Lorsque nous entendons certains représentants auto-proclamés des “musulmans de France” réclamer la construction de mosquées supplémentaires alors que la majorité des musulmans ne demande rien et que même, une partie non négligeable d’entre eux, dont nous faisons partie est soit athée, soit agnostique ou tout simplement indifférente, nous mesurons à quel point la classe politique française est sous l’emprise des théologiens musulmans et complexée par l’islam.
Non seulement la construction de mosquées supplémentaires financée par l’état n’est pas souhaitable mais nous affirmons également que l’argent qui servirait à ces constructions devraient au contraire permettre la construction de lieux de vie, d’espaces pédagogiques susceptibles d’arracher la jeunesse de banlieue à l’impasse obscurantiste et de l’intégrer à la République laïque. Face à ces revendications religieuses, l’arme de la laïcité doit être utilisée sans aucun complexe et aucune concession !

Que dire de l’antisémitisme scandaleux ou le racisme anti-occidental manifestés sans vergogne par certains jeunes “musulmans” ? Comment accepter que le citoyen juif, ou d’origine juive, soit systématiquement pris pour cible par des jeunes sous influence ? Comment accepter qu’un conflit extérieur (israëlo-palestinien) soit importé chez nous pour alimenter la haine anti-juive ?
N’y a-t-il pas là un racisme totalement passé sous silence et que semblent ignorer certaines personnalités soi-disant “anti-racistes” (en fait communautaristes) comme Mouloud Aounit ?
Pourquoi ne pas reconnaître que la plupart des personnalités ou organisations ayant fait de la lutte contre le racisme leur raison d’être ne font le plus souvent que défendre une chapelle contre une autre ? Pourquoi ne pas reconnaître que l’anti-racisme institutionnalisé n’est rien d’autre que l’institutionnalisation du communautarisme ?

Pour conclure, nous souhaitons, au nom de la liberté d’expression, apporter notre soutien à Robert Redeker, à Ayaan Hirsi Ali et à tous ceux et toutes celles, journalistes, artistes, intellectuels, hommes et femmes politiques ou simples citoyens, qui se battent pour que les fondamentalistes ne gagnent pas l’âpre combat qui les oppose à la liberté.

Mesdames et Messieurs les candidats, nous ne voulons pas que la France devienne une juxtaposition de communautés antagonistes. Nous voulons apporter nos spécificités au service de notre pays. Mais nous devons mettre ces spécificités au service de notre citoyenneté et non notre citoyenneté au service de nos spécificités. La France est notre avenir et nous ne voulons pas assister silencieusement au processus de démantèlement de la République.

Vive la République, vive la France !

Pour nous contacter : Arezki BAKIR : bakirarezki@yahoo.fr) et Mr Nafa KIRECHE nafa_kirèche@hotmail.fr

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