19 octobre 2021
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Martyrocratie radio-française

Ce n’est pas rien, cette Société, puisqu’elle doit représenter 80 % des rédacteurs de notre service public radiodiffusé d’information.

Ce 14 décembre, donc, la société, outragée, a entendu pousser un cri d’alarme et de solidarité journalistique.

La liberté, et même l’intégrité physique de cette corporation était menacée.

D’abord, Frédéric Pommier, journaliste à France Inter aurait été giflé par des membres du FN lors d’un meeting. Bon d’accord.

La suite, vous l’allez voir, est beaucoup, plus problématique.

Philippe de Villiers, candidat à la Présidence de la République, aurait menacé M. Pierre Weill en ces termes : « Vous êtes un voyou, je saurais m’en souvenir. »

En réalité, l’ire vendéenne était assez compréhensible. M. Weill, présentateur à France Inter, ayant trouvé de très bon goût de commencer l’interview de son invité en l’interrogeant ex abrupto sur la plainte judiciaire pour viol déposée par le jeune fils du député à l’encontre de son aîné.

Des méthodes dignes de Gringoire ou de Rivarol.

Enfin, et pour illustrer les intolérables menaces pesant sur les courageux journalistes, la Société ne craint pas d’évoquer « la mise en cause professionnelle » de Nicolas Demorand, également présentateur à France Inter, par son invité Nicolas Sarkozy.

Ayant écouté l’entretien, je puis assurer que les échanges étaient vifs et récréatifs. Mais, de menaces, bernique.

Vous aurez compris que le processus de diabolisation de l’ensemble de la droite est engagé par une caste de fonctionnaires qui se tordrait de rire à la simple évocation du principe de neutralité.
Une caste qui ne supporte pas d’être mise en cause, même un peu, même à bon droit.

Vous pouvez critiquer le personnel politique, vous pouvez insulter le pape, vous pouvez maudire vos juges.

Mais garde à vous, simples citoyens, devant les folliculaires idéologues et vétilleux.

Je n’ai de cesse, quand je rencontre les proches du candidat favori de la droite, de prévenir que le processus de disqualification va croître au fur et à mesure de l’avancement de la campagne.

Je leur conseille de récuser publiquement d’avance les faux arbitres et d’en appeler à la vigilance d’une opinion qui, certes, commence à comprendre mais continue, à la marge, d’être mystifiée.

Ils m’écoutent très gentiment.

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