3 février 2023
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REVUE DE PRESSE DU 9 JANVIER

Le scénario s’est vérifié ces derniers jours lorsque des miliciens du Fatah ont blessé par balles ce week-end deux partisans du mouvement islamiste et enlevé le maire adjoint Hamas de Naplouse. Une réponse semble-t-il à la mort à Gaza du colonel Mohammed Ghayeb, chef pro-Fatah de la Sécurité préventive pour le nord de la Bande de Gaza, et de sept de ses hommes, tous tués jeudi par des combattants du Mouvement de la résistance islamique.

Depuis sa victoire aux élections législatives du 25 janvier 2006, le Hamas a lourdement investi dans la Force exécutive, son unité paramilitaire à Gaza : des millions de dollars, provenant essentiellement de l’Iran, toujours selon Associated Press.

Le mouvement islamiste a également créé son propre secteur de l’armement à Gaza, qui fabrique des roquettes antichars, des obus de mortier, des mines antipersonnel et des grenades.

Tunisie : les récents affrontements sanglants provoqués par des salafistes


Le groupe armé qui a été récemment neutralisé par les forces de sécurité tunisiennes après des accrochages sanglants est de plus en plus présenté comme appartenant à la mouvance salafiste, selon les détails rapportés par la presse tunisienne le mardi 9 janvier.

Le gouvernement ne donne lui aucune indication sur la nature des activités du groupe ni sur l’identité de ses membres qu’il se borne à qualifier de “dangereux criminels”, près d’une semaine après la fin des affrontements qui ont fait 12 morts parmi les membres du groupe, selon un bilan officiel. Quinze personnes ont été arrêtées.

Le journal “Achourouk” avance que le chef du groupe fait partie des victimes. Il s’agit, selon ce quotidien privé proche du pouvoir, de Lassaâd Sassi, un Tunisien âgé de 37 ans. Présenté par d’autres sources comme ancien agent de sécurité qui s’est porté volontaire pour combattre avec les salafistes en Afghanistan et en Algérie, il aurait succombé à ses blessures après avoir été capturé le 3 janvier.

Le caporal Shalit serait “en bonne santé”


Les terroristes palestiniens du Hamas qui ont enlevé le caporal israélien Gilad Shalit le 25 juin dernier ont affirmé mardi 9 janvier qu’il était “en bonne santé”.

“Gilad Shalit est en bonne santé et il est traité conformément aux principes islamiques sur les prisonniers de guerre”, a déclaré Abou Moujahid, porte-parole des “Comités de résistance populaire”. Cette déclaration n’était accompagnée d’aucun document prouvant que le militaire est en vie et en bonne santé.

Il n’a pas précisé non plus en quoi consistait les “normes islamiques” de traitement des prisonniers. “Nous sommes prêts à le garder pendant des années, tant que nos demandes n’auront pas été exaucées”, a-t-il expliqué. Les ravisseurs réclament la libération d’un millier de prisonniers palestiniens détenus en Israël, a rapporté le Jerusalem Post mardi 9 janvier.

Agé de 19 ans, le caporal Shalit a été enlevé le 25 juin lors d’un raid mené par des terroristes liés au Hamas, qui ont creusé un tunnel sous la frontière entre la bande de Gaza et Israël et attaqué une poste de l’armée israélienne. Ils ont tué deux soldats et enlevé Gilad Shalit.

Le président Bush présentera mercredi sa nouvelle stratégie en Irak


Le président américain George W. Bush s’adressera à la nation mercredi 10 janvier pour présenter sa nouvelle stratégie en Irak, selon la Maison Blanche. Il devrait à cette occasion annoncer l’envoi de renforts, qui pourraient aller jusqu’à 20 000 hommes.

Le plan, qui a donné lieu à des consultations, suscite déjà les critiques des nouveaux représentants démocrates au Congrès, pour qui il est temps de mettre fin à la guerre et non d’envoyer des forces supplémentaires dans un pays où 140 000 soldats américains sont présents.

Le président Bush a par ailleurs décidé de remanier l’équipe chargée d’élaborer la stratégie diplomatique en Irak. John Negroponte a été nommé vendredi 5 janvier secrétaire d’Etat adjoint, aux côtés de Condoleezza Rice, Mike McConnell le remplaçant au poste de directeur du renseignement national.

Reprise du procès de Saddam Hussein et de ses co-accusés pour l’opération Anfal


Neuf jours après l’exécution de l’ancien président irakien par pendaison, le procès de Saddam Hussein et de ses six co-accusés pour le massacre des Kurdes à Anfal dans les années 1980 a repris lundi 8 janvier.

La première mesure du tribunal a été d’abandonner toutes les charges qui pesaient contre l’ancien raïs. Mais ses six co-accusés continuent à être jugés pour leur rôle dans la campagne Anfal de 1987-88 qui s’est soldée par le massacre d’environ 180 000 Kurdes.

Peu après la reprise du procès lundi 8 janvier, un huissier a appelé les noms des accusés et les six hommes sont entrés en silence, l’un après l’autre, dans la salle d’audience. Le président du tribunal, Mohammed Oreibi al-Khalifa, a expliqué que la cour avait décidé d’abandonner toute action légale contre l’ancien président, “la mort de l’accusé Saddam étant confirmée”.

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