5 février 2023
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« Les Amis de la Terre » : un mouvement atterrant

Urgent : Action contre le changement climatique
Le1er février 2007 :
Participez à la plus grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
L’Alliance pour la Planète (groupement d’associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats aux élections législatives de juin 2007 que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts climatiques des Nations Unies. Cet événement aura lieu chez nos voisins : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, quelques mois avant les élections !

Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos news letters.

Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 00 33 1 48 51 18 95 ».

On le voit, l’extinction symbolique des feux constitue l’arrêt de la conscience vigile. La confusion règne. En supposant, comme le voudrait la dogmatique humanistique, que le CO2 forme ici le dénominateur commun entre électricité et changement climatique, alors, non seulement le CO2 serait un initiateur climatique, mais, de surcroît, la production d’électricité relèverait, majoritairement, de centrales thermiques à flamme. En outre, la lutte contre le gaspillage et la lutte pour les énergies « propres » se confondent : il semblerait que l’énergie dépensée sans retenue se perde sous forme d’agitation thermique entraînant le chaos.

C’est que l’écologiquement correct considère les ressources en énergie comme (pré)données par la Terre, qui, en tant que Mère, se sacrifie pour nous. Il faudrait à l’heure du grand gaspillage étalé par l’affolement technologique, à l’heure, donc, de la démocratisation du confort, pouvoir se contenter enfin de ce qu’il nous reste, avant que la Nature, à bout, ne se retourne contre nous : le soleil, le vent…

« Les Amis de la Terre » ignorent ainsi le génie humain, son inventivité.

Il semblerait également, pour les apprentis écolos, qu’une réduction du gaspillage organisé par les pays industrialisés permettrait une répartition plus équitable des ressources de la planète. Mais qu’elle soit le fait d’un petit nombre ou de l’ensemble, la dépense demeurerait la même…

La nature se trouve, de la sorte, déifiée,
mais ce dieu ne tourmente pas l’homme : il n’y a pas d’accidents naturels. L’homme moderne est résolument coupable et en cela, nulle tragédie : c’est bien fait pour soi ! « Les Amis de la Terre » ignorent par la même occasion le sens du politique convoqué par la complexité du réel. La citoyenneté se réduit à un agglutinement, une émeute, qui, fuyant l’exigence de la pensée plus que la peste, se repaît de la première grande simplification venue, désignant le mal absolu, fût-ce soi-même. Le mal circonscrit, la conscience est apaisée. Et l’instance politique qui ne participera pas à la psychose collective servira dés lors et concrètement d’homme à abattre.


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