3 février 2023
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La valeur travail

Or, un esclave n’apprécie pas le travail tout simplement parce qu’il ne possède pas les fruits de son travail. Et s’il ne récupère pas les fruits de son propre travail, c’est qu’il ne possède pas même sa propre personne. C’est donc plutôt la propriété qu’il faut affirmer et garantir. Tel est le rôle du politique et de l’Etat de droit.

C’est aussi le sentiment d’utilité – et donc l’efficacité – qui est fondamentalement en cause. Propriété, utilité et efficacité sont intimement liés. Si un ménage travaille pour gagner 100 mais qu’il ne perçoit que 40 au final, croyez-vous que sa motivation pour travailler soit intacte ? Pareillement, imaginez un policier qui arrête un délinquant lequel est relâché le lendemain…Dans les deux cas, les individus développeront le sentiment de travailler pour rien (en termes de résultat comme en termes de revenus), sentiment qui s’exprimera par un rejet du travail. Pourtant, ce n’est pas le travail en lui-même qui est rejeté.

Or, c’est précisément notre système de redistribution qui, en portant atteinte au droit de propriété, contribue à rétrécir toujours plus le revenu disponible des ménages, en collectivisant (en confisquant) les fruits du travail de chacun. Dans ces conditions, beaucoup font alors le choix rationnel de ne pas travailler du tout ou de travailler hors du territoire national.
Les français sont comme tout le monde : ils aiment travailler (le succès des magasins de bricolage en est une belle preuve) si on ne leur confisque pas les fruits de leur travail, si on ne les transforme pas en esclave !

Perpignan, 13 février 2007
http://caccomo.blogspot.com/

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