5 février 2023
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L’affinité jamais démentie de Jacques Chirac pour le totalitarisme

Dans un tel contexte, où les agresseurs palestiniens ne peuvent faire valoir aucun motif recevable, Israël se trouve en situation de légitime défense, abondamment décrite par le droit international, qui l’habilite à entreprendre toutes les opérations militaires nécessaires pour mettre fin aux agissements et aux menaces sur sa sécurité. Cette équation de base, la résolution du Qatar la travestissait en un soi-disant renvoi dos à dos des fauteurs de violence.

2) Elle ne dénonçait pas les viols les plus inacceptables et les plus vils du droit de la guerre et du droit humanitaire par les milices terroristes palestiniennes à l’œuvre à Gaza. Citons l’utilisation des femmes comme boucliers humains (à l’appel de la radio du Hamas une centaine de femmes, vraisemblablement contraintes, s’étaient intercalées entre des hommes armés du Hamas réfugiés dans une mosquée et les soldats de Tsahal) ; l’utilisation des civils comme boucliers humains puisque les miliciens agissent au sein des zones civiles, tirent leur roquettes du toit des maisons et stockent les explosifs chez les particuliers ; l’utilisation des lieux de culte (en l’occurrence la mosquée de Beit Hanoun) comme caserne, refuge et entrepôt d’armes.

3) Elle évoquait la création d’un « mécanisme international de protection des populations civiles » Le représentant français, Jean-Marc de la Sablière, s’était signalé, lors des travaux préparatoires pour le soutien ardent à cette proposition. Bonne idée que celle qui consiste à protéger les populations civiles. Elles en ont bien, besoin, aussi bien en Israël qu’à Gaza. La première mesure, l’unique mesure en fait pour protéger les populations civiles israéliennes et palestiniennes confondues, c’est de mettre hors d’état de nuire les milices terroristes qui sévissent à Gaza. Ce sont elles qui prennent les Palestiniens en otage, ce sont elles qui bourrent Gaza d’armes, ce sont elles qui alimentent les attaques contre Israël, ce sont elles qui justifient des ripostes militaires, qui multiplient les risques de bavure, et pire encore font leur choux gras des morts palestiniens. A la place, le mécanisme international évoqué par la résolution consistait à importer une espèce de nouvelle FINUL à Gaza. On sait que la précédente Finul du Sud Liban a servi de couverture et de bouclier à la préparation de la guerre du Hezbollah. Il s’agissait ici encore de retenir le bras d’Israël sans toucher un cheveu des miliciens, en fait de couvrir la préparation de la guerre que le Hamas et ses pairs annoncent ouvertement.

4) Elle négligeait enfin de constater que si Israël multiplie les procédures pour frapper uniquement ses ennemis armés et épargner au maximum les civils, par contre, les militants islamistes palestiniens de tout acabit ciblent directement les civils israéliens. Ils suivent donc délibérément une stratégie de crimes de guerre. C’est le rôle de l’ONU de les désigner. La déplorable erreur de tir s’est produite quand sept roquettes ont frappé aveuglement Ashkelon, deux d’entre elles atterrissant tout près d’une école. Ce sont les tirs de riposte visant le point de départ de ces fusées, tirs de légitime défense, qui ont frappé des civils palestiniens du fait d’une erreur technique.

C’est cette résolution triplement scélérate que la France a votée hier soir, sur instruction de Jacques Chirac. Une résolution qui est le plus sur moyen d’alimenter la guerre, une résolution qui ignore totalement le statut d’otages des Palestiniens et les livre aux milices, une résolution qui vilipende Israël avec haine, l’accusant cinq ou six fois d’être un occupant alors qu’il a évacué Gaza jusqu’au dernier centimètre carré, il y plus d’un an.

Cette résolution n’a pas reçu l’approbation des grandes démocraties occidentales : les États-Unis, le Royaume Uni, l’Allemagne, auxquels il faut ajouter le Japon, le Danemark et la Slovaquie.

Parmi les membres permanents du Conseil de Sécurité, ceux qui ont le droit de veto, la résolution a été votée seulement par la Russie, par la Chine, … et par la France.

Jacques Chirac, un président à tous égards finissant, a placé un fois de plus la France dans le panier des dictatures arabes et du totalitarisme contemporain, ou de ce qu’il en reste. Qu’il se sente de tout cœur avec le totalitarisme et les dictatures, qu’il adhère à leurs visions, que cela traduise sa culture personnelle et ses affinités, soit. Qu’il y implique la France, non, ce n’est plus possible. Nous avons l’avenir et la paix à construire.

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