1 février 2023
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Martyrs coréens (et allemand) : silence assourdissant

Deux poids et deux mesures donc. On aimerait que la dextérité déployée pour sauver les infirmières bulgares des griffes du démon libyen soit employée pour ces désormais 21 coréens (et un allemand). Même le Pape semble aphone. Le silence diplomatique aujourd’hui c’est deux morts. Un peu de bruit diplomatique ne ferait pourtant pas de mal. Comment ? En maniant la carotte et le bâton : en proposant un processus de réconciliation nationale, en forçant les Talibans à venir à la table des négociations pour y dévoiler l’inanité de leurs propositions; en durcissant le ton et les manoeuvres contre les tribus qui les soutiennent, en arrêtant leurs leaders, brûlant leurs propriétés. C’est la guerre. Il faut renverser le rapport de forces : vous prenez un otage on en prend vingt, vous en tuez dix on en prend cent, on brûle vos maisons, c’est la guerre de cent ans, trente huit ans en Irlande, il y a de la marge encore.

Les démocraties apparaissent faibles, les médias mous, et les islamo-totalitaires font précisément des attentats et des prises d’otage parce que cet affaiblissement généralisé permet d’accélérer encore la perte de flux en rendant l’ensemble encore plus exsangue, hébété, prêt à tomber comme une gazelle en bout de course et répétant à l’envie les ” c’est à cause de ” (à cause du caractère évangéliste des otages coréens) tombant tête baissée dans le piège médiatique des monstres à la dentition islamique.

Ces 21+1 otages sont nos martyrs, de même que les soldats israéliens détenus on ne sait où sans que les éternelles pleureuses ne viennent exiger le respect de la Convention de Genève sur le droit de visite des prisonniers. Des martyrs qu’il faut chérir. En ce début de mois d’août, cîme de l’été, si gorgé de vie et d’amour, souillé par ces adeptes de la mort et de la destruction. Avec la complicité de tant de belles âmes qui ont pignon sur rue, se pavanent parlent de religion de paix et d’impérialisme : on croit rêver et pourtant c’est bel et bien la réalité : des balles dans la peau puis dans la chair enfin elles éclatent dans les organes font des trous et le sang gicle avec abondance tandis qu’au loin on peut voir un vol lourd de corbeaux surplomber la plaine.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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