Encore une fois nous assistons à un cirque onusien par ces dictatures qui gouvernent leurs propres citoyens par la matraque .Le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu a adopté ce jeudi 25 mars 2010, à une faible majorité, une résolution condamnant l'islamophobie.
Selon cette résolution le « profilage ethnique et religieux des minorités musulmanes » ainsi que « l’interdiction des minarets en Suisse » constituent des actes de discriminations relevant un caractère islamophobe.
Ce n’est pas la première fois que Le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu utilise le terme trompeur “islamophobie”. Le 1er avril 2008 à Genève, le Conseil a aussi utilisé ce terme unilatéral pour adopter une résolution initiée par l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) modifiant le mandat du Rapporteur spécial sur la liberté d’expression et d’opinion.
Le rôle du Rapporteur spécial, censé promouvoir et protéger la liberté d’expression et d’opinion, a été inversé. Son mandat consiste maintenant à traquer la diffamation des religions et à limiter la liberté d’expression et d’opinion ainsi que la liberté de la presse.
Les centres Islamiques et les mosquées du Royaume-Uni, de la Norvège, de la Suède, de la France, de la Belgique et de la Hollande brandissent aussi, plus fréquemment, le terme d’islamophobie, pour interdire toute critique de religion et imposer aux citoyens des démocraties occidenatales le respect strict des lois islamiques.
Des gouvernements politiquement lâches en Occident, suivis partiellement par les médias, ont maintenant commencé à utiliser ce terme pour étrangler encore plus l’esprit critique et la liberté d’expression.
Au lendemain de la Conférence mondiale contre le racisme à Durban , en août 2001, le lobby islamophile a mené une offensive sans pareille pour l'adoption de nouvelles normes totalisantes,visant à limiter la liberté d'expression,condamner la laïcité, et remettre fondamentalement en péril les avancées de l’humanité. La montée de l’action de l’OCI (Organisation de la conférence islamique) pour imposer sa vision du monde, a été accompagné par une remise en cause de l’universalité des droits de l’homme, déjà tentée en son temps par l’URSS.
Le 26 mars 2009 le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté une résolution très controversée proposée par les pays musulmans visant à "lutter contre la diffamation des religions", un concept rejeté par les Occidentaux. Le texte, présenté par le Pakistan au nom de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), n’a soulevé aucun mot sur les minorités religieuses opprimées au nom de la Charia ou des persécutions et exécutions des minorités non musulmanes.
L’adoption le 25 mars 2010 d’une nouvelle résolution, qui n'est pas légalement contraignante, condamnant l’islamophobie montre bien que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU est devenu véritablement un instrument permettant à certains pays de mettre en cause le principe fondamental de la liberté d’expression.
Cette résolution jette ainsi une lumière sombre sur un principe sacro-saint des Lumières : La liberté d’expression. Cette liberté, qui est souvent la condition essentielle pour permettre l’égalité raciale et religieuse, est aujourd’hui contestée par les « Propriétaires absolus » du dogme islamique qui veulent à tout prix éteindre les valeurs des Lumières.
Vous imaginez aussi les "droits de l'hommistes" de l’ONU considèrent, par cette nouvelle résolution, « l’interdiction des minarets en Suisse » comme un acte de discriminations relevant du caractère islamophobe !
Cette position fait suite au référendum organisé le 29 novembre 2009 à l'initiative de la droite helvétique pour interdire la construction de minarets en Suisse. Le Minaret, qui n’est qu’une invention et qui n’est en rien obligatoire dans la tradition musulmane, est devenu un sujet de préoccupation de premier ordre du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.
Mais ces défenseurs autoproclamés des minorités musulmanes se soucient-ils vraiment des droits des autres minorités ? Rappelons que certains pays qui sont les pires fossoyeurs de libertés dans le monde, comme l’Arabie saoudite, le Pakistan, la Chine et Cuba, siègent au Conseil des droits de l’Homme.
Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a montré, de façon flagrante, que les droits de l’homme sont ici un sujet à sens unique. En effet, où sont les résolutions de ce Conseil alors que ce ne sont pas les « clochers » qui sont interdits en Arabie, entre autres, mais le simple exercice d’une religion autre que l’islam, alors que l’islam condamne à mort l’apostat et punit sévèrement quiconque serait soupçonné d’avoir cherché à convertir un musulman, comme en Algérie par exemple, alors que partout dans le monde musulman les chrétiens sont persécutés, des prêtres assassinés, des églises détruites, de jeunes chrétiennes violées dans l’indifférence absolue de ceux qui donnent aujourd’hui des leçons à l’ONU!
Le Comité des droits de l'homme de l’ONU, qui blâme sévèrement l’islamophobie, n’a-t-il pas observé la façon avec laquelle les pays musulmans traitent leurs minorités ? Pourquoi le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ne se soucie pas par exemple du sort des Coptes égyptiens, des Chrétiens sous administration palestinienne, du malheureux sort des juifs du Yémen ?
Le problème le plus sérieux, pour qui les efforts doivent converger, c'est celui de cette reconnaissance des droits élémentaires religieux aux non Musulmans en pays d'Islam et non pas celui de l’islamophobie.
Ftouh Souhail, Tunis
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Une réflexion sur « L’ONU récidive : une énième condamnation de l’islamophobie »