6 février 2023

L’Arabie saoudite siège au Conseil de l’ONU-Femmes

Et voilà ! Le Moyen-âge est à nos portes. L’Arabie saoudite vient d’être élue à la nouvelle agence onusienne chargée de la condition féminine.Ryad vient  en effet d’obtenir un siège au conseil d'administration de l'ONU pour les Femmes. Onze pays asiatiques étaient candidats pour dix sièges au conseil. L'Iran été écarté alors que l'Arabie saoudite, un candidat  aussi  pire, y a obtenu un siège.

L'Arabie saoudite était assurée d'obtenir l'un des deux sièges réservés aux nouveaux États donateurs de cet organe destiné à accélérer l'amélioration de la condition et des droits des femmes dans le monde, instauré en juillet 2010 (1).

L'Arabie saoudite, qui affiche un dossier tout aussi noir quant à la condition des femmes que l’Iran, a pu entrer au conseil sans même soumettre sa candidature à un vote. Il faut dire que le richissime royaume s'est montré très généreux à l'égard de l'ONU. Il a largement contribué à un fonds destiné à des projets de développement visant les femmes. Et il a pu ainsi se classer dans la catégorie des postes réservés à des «donateurs non traditionnels»

«L'Arabie saoudite a carrément acheté son siège à l'ONU-Femmes», résume Marianne Mollmann, responsable des droits des femmes à Human Rights Watch. Et il n'y avait rien à faire pour l'en empêcher.

Voir l'Arabie saoudite siéger au sein d'une organisation qui ne peut que désapprouver les fondements mêmes de son régime discriminatoire, c'est choquant. D'autant plus que le gouvernement saoudien risque de se servir de cette nomination pour se donner bonne conscience, craint Marianne Mollmann.

«L'Arabie saoudite n'aurait pas dû être autorisée à entrer dans le conseil d'administration. Ils ont l'un des bilans les pires dans le monde en termes de droits des femmes»  avait souligné Philippe Bolopion de l'ONG Human Rights Watch.

C’est une véritable aberration pour les mouvements pour les droits de la femme, que ce pays siège au  conseil d'administration de l'ONU pour  les  Femmes. L'Arabie saoudite n'est pas très loin derrière l'Iran à l'échelle de la discrimination. À certains égards, elle le devance même.

A signaler qu’en Arabie Saoudite le niveau des femmes est le plus bas au monde et se situe très en dessous de l’Afrique noire.Le régime saoudien refuse d'adopter des réformes juridiques et institutionnelles pour se mettre en conformité avec les conventions internationales.

La fameuse richesse pétrolière de ce  pays arabe présente un tableau trompeur de  la situation de la femme saoudienne. En Arabie  saoudite, les femmes n'ont pas le droit de conduire un véhicule et ne peuvent pas prendre de décisions importantes dans la vie quotidienne sans la permission d'un proche masculin.

Juridiquement  parlant, la femme  saoudienne est considérée comme un enfant  qui a besoin de l'autorisation d'un tuteur « mâle » pour travailler, voyager, étudier, se marier, se présenter devant un tribunal et même obtenir des soins médicaux.

Les femmes sont opprimées partout dans ce Royaume, qui se présente pourtant  comme un pays  moderne. La polygamie est la règle générale  absolue dans cette société qui n’a pas évolué depuis avènement de l’islam.

Dans ce pays les « crimes d’honneur» sont une autre variante de la violence arabo-islamique  envers les femmes. Des centaines de  crimes de ce type sont enregistrés chaque année en Arabie. Sans compter la violence domestique, violence sexuelle, inceste, assassinat de femmes au nom de la chari’a.

En Arabie saoudite : le grand mufti Abdelaziz al-Cheikh, la plus haute autorité religieuse du pays, a estimé dans fatwa rendue  le 16 janvier  2009  qu'une fillette âgée de 10 ans pouvait être mariée.

« Nous entendons souvent parler dans les médias de mariages de mineurs. Nous devons savoir que la chari’a n'est pas injuste à l'égard des femmes », a-t-il expliqué, précisant que « si on dit qu'une femme de moins de 15 ans ne peut-être mariée, cela est faux. Si une fillette a 10 ou 12 ans elle peut être mariée, et quiconque pense qu'elle est trop jeune se trompe et est injuste à son égard ».

En Arabie, on aime  les jeunes et innocentes filles, c’est à dire vierges. Plus elles sont jeunes, plus elles sont innocentes, et donc ultra vierges. Mais sitôt le mariage consommé, elles ne sont plus vierges, d’où la polygamie : de la chair fraîche à profusion.

La justice est ici  souvent aux mains des obsédés sexuelles  qui encouragent les mariages arrangés, à l’exemple du tribunal de Unayzah (ou Onaïza, dans le Najd, un fief des Wahhabites) qui a  rejeter  il y’a quelques semaines une demande de suspension d’un mariage forcé d’une jeune fille, promise par son père à un cinquantenaire.

En janvier 2010  les médias étrangers rapportent  qu’un octogénaire saoudien (81 ans) vient d’épouser une gamine de onze ans sans que personne ne s’étonne vraiment (surement pas l’ONU) .Le père de la pauvre fillette a même  gagné 85.000 riyals (plus de 17000 €) dans la dot, défend corps et âme sa décision de marier sa fille (malgré l’opposition apparemment véhémente de sa femme –qui à dû se faire battre comme jamais-).

Voilà qui est dit en Arabie Saoudite.  Le père, ayant pas peur de faire peur, avoue même que “le mariage à un âge précoce a est une coutume de la société saoudienne. Cela fait longtemps que nos enfants se marient jeune. Souvent à l’âge de 4 ans. Ma fille en a 11 alors qu’on me laisse tranquille! C’est l’Islam qui veut ca donc si la religion le permet et nous invite à le faire c’est qu’il faut le faire.” (2)

 
De son côté, le jeune vieillard marié rappel qu’en plus d’être l’époux de sa femme est aussi sa cousine. Le marié a déjà trois autres femmes (entre 14 et 27 et 41 ans), toutes beaucoup plus jeunes et trois autres enfants (1 an, 11 ans et 21 ans). En résumé, la jeune mariée est la cousine de son mari. Et ce dernier à un enfant du même âge que sa femme.
 
 
 
En Arabie Saoudite (qui est pire que l’Iran comme j’ai dis)  les femmes n’ont pas de tête. Seul le corps est intéressant.

 
En Arabie Saoudite, on n’a pas  honte  pour  insulter l’enfance,  la pédophilie est  affichée publiquement. Dans ce pays on se réfugie derrière la “religion” pour tolérer ces crimes, c’est qui le plus normale en Arabie!!

Quelle honte  pour le Monde ; quelle insulte  pour les femmes de voir ce pays siéger au Conseil de l'ONU chargé  -soit-disant – de promouvoir  « les droits des Femmes » .

Les saoudiens  doivent être morts de rire !!!

 Tunis.

(1) L'Assemblée générale de l'ONU, où siègent les 192 États membres, avait adopté à l'unanimité une résolution portant création de cette «entité de l'ONU pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes». L'ex-présidente du Chili Michelle Bachelet, socialiste modérée connue pour son charisme politique, avait été nommée à la mi-septembre  2010 à la tête de l'ONU Femmes.

ONU Femmes, qui doit commencer à fonctionner le 1er janvier 2011, rassemble sous sa coupe les activités de plusieurs organes déjà existants concernant les droits des femmes. Ainsi la Division pour l'avancement des femmes (DAW), fondée en 1946, l'Institut international de recherche et de formation pour l'avancement des femmes (Instraw, 1976), le Fonds de développement des Nations unies pour les femmes (Unifem, 1976) et le Bureau du conseiller spécial pour la parité des sexes et la promotion des femmes (Osagi, 1997) seront fusionnés dans la nouvelle entité.

(2) La source principale est  http://www.alarabiya.net/articles/2010/01/17/97613.html
 

 

Une réflexion sur « L’Arabie saoudite siège au Conseil de l’ONU-Femmes »

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