24 septembre 2021

Néo-communisme, national-étatisme, et néo-libéralisme

Autant le néo-communisme existe et se trouve représenté au gouvernement par Duflot, Taubira, et Montebourg avec les mots d'ordre respectifs de "décroissance", de "dé-emprisonnement" et de "démondialisation"(deux thèses sur trois partagés par le national-étatisme d'un FN) autant le néo-libéralisme reste une construction imaginaire du premier pour masquer sa mue moraliste et relativiste compensant son dogmatisme d'antan ; ce qui est d'ailleurs contradictoire (car la morale se veut unique)…mais il est vrai que selon la conception postmoderniste la contradiction n'est pas un problème, juste une condition, un choix d'existence ; de plus, continuer à ne faire aucun bilan de ce qui s'est passé sous le communisme réel qui autrefois dominait plus de la moitié de la planète est une manière de se sentir supérieur et de narguer ainsi toute tentative d'évaluation d'ailleurs récemment rejetée concernant le CNRS et les Universités ; en fait, refuser tout bilan est coutumier pour cette néo-aristocratie de révolutionnaires professionnels, c'est-à-dire de fonctionnaires de la morale pour tous  en attendant le mariage du même non promis comme étant la "vraie" Révolution du genre

Quant au néo-libéralisme, distinct du libertarianisme car celui-ci ne nie cependant pas la nécessité du contrat, ce dit "néo-libéralisme" trouverait sa source pour ses critiques néo-communistes et nationaux-étatistes (et il faut rappeler que le terme a été en fait inventé par des néo-keynésiens centristes du type Jean-François Khan en France et aujourd'hui national-étatiste du type Marine Le Pen ) dans les réformes thatchériennes et réaganiennes des années 80 lorsque ceux-ci décidèrent de "déréglementer" au sens non pas de détruire toute source de loi et de régulation contractuelle comme il est dit mais de réglementer et de réguler autrement. C'est-à-dire dans le sens d'une plus grande liberté donnée aux acteurs afin de sortir l'économie de la stagnation et de l'inflation, ce qui a été réussi au Royaume Uni et Tony Blair en a bénéficié, idem pour Bill Clinton qui a même connu des budgets excédentaires, sauf que pour les USA l'inflation par le crédit n'a par contre pas pu être contrôlé, ce qui a semé les graines de la crise des subprimes, bien plus que ne le firent les baisses d'impôts de Bush fils qui dut faire face au 11 septembre et ce qui s'en est suivi (remarquons d'ailleurs que les libertariens supposés incarner ce méchant néo-libéralisme ont été et sont encore farouchement opposés à toute guerre, d'où d'ailleurs leur naïveté puisque la guerre vient, même si elle n'est pas désirée…).

Certes, les néo-communistes, leurs alliés centristes, et leurs adversaires souvererainistes, rejettent ces explications, pourtant objectives. Mais il est vrai qu'ils ne croient pas à l'objectivité parce qu'ils restent accrochés au millénaire paradigme de la puissance et de la richesse par la seule spoliation ; d'où leur diatribe anti-Depardieu stipulant que la richesse ne peut provenir que de la mise en pauvreté du plus grand nombre (tout Marx est là, bégayant ici Rousseau) ou encore que le riche ne serait que le produit de son environnement (tout Bourdieu est là, faisant ainsi du sous-Marx puisque celui-ci admettait tout de même une différence entre "produit" et "producteur" (troisième thèse sur Feuerbach) et posait plutôt comme problème la division entre élite et peuple qu'un Bourdieu prétend résoudre en supprimant et l'élite et le peuple (remplacé par "les" exclus comme chez Foucault) alors que Platon via Socrate avait répondu depuis longtemps à cette énigme : la démocratie est préférable, faute de mieux, à la tyrannie, parce que du peuple peuvent émerger des éléments capables de solutions à la hauteur de jeux alors que d'une tyrannie, même " nationale" ne sort que des flatteurs des bonimenteurs et des catins ; évidemment, l'on peut toujours trouver des exemples renforçant ces affirmations pointant du doigt l'élite spoliatrice alors qu'ils restent l'exception qui confirment la règle : la spoliation c'est le vol, et non pas la propriété en soi comme ne l'a pas dit Proudhon d'ailleurs, exposant plutôt le premier point ; autrement dit un individu décide de spolier son prochain lorsqu'il considère qu'il n'a pas d'autres moyens d'arriver à ses fins ; ce qui est un cas extrême ; or, généralement, le fait de proposer sa compétence peut trouver satisfaction si et seulement si les conditions d'allocation des ressources restent optimum en ce sens qu'il n'existe pas d'entraves pour empêcher le libre flux des offres et des demandes, un flux qui s'effectue selon des règles et non pas n'importe comment.

Sauf que ce retour vers une liberté moins administrée voilà ce que l'on appelle "néo-libéralisme" par les néo-communistes et ses alliés et compagnons de route étatistes puisqu'il est prétendu en effet par les penseurs contemporains de la liberté d'entreprendre comme Carl Menger et Ludwig Von mises que lorsque l'action humaine émerge spontanément, tel le langage, son éclosion crée un mouvement, une dynamique, un "jet" d'idées dont le croisement est susceptible de se condenser en ob/jet synthétisant à la fois une production et un désir de la posséder. Le "mystère de la marchandise" derrière lequel Marx a couru toute sa vie, sans le saisir sinon son fumet, n'est pas autre chose que cette émergence de l'action cristallisée en un objet synthétisant l'esprit de temps, ainsi ces Ipad et autres Iphones que les nouveaux Apaches ont volé le 31 décembre 2012 dans un Apple Store près de la place de l'Opéra à Paris (France), symbolisant ainsi que ces machines ne sont pas le produit mécanique d'une volonté étatique mais l'émergence même du génie humain lorsqu'il n'est pas empêché par l'idéologie totalitaire qui domine si fort toute la superstructure étatisée des mondes symboliques et matériels français.

Pendant ce temps, plus de 60.000 morts jonchent les rues syriennes. Chiffre en dessous de la réalité disent même certains alors que d'autres s'acharnent à condamner principalement Israël. Ce qui est consternant. D'autant que ce sont les mêmes qui font ici silence et vont là condamner "le" capitalisme alors que le communisme a été responsable de dizaines de millions de morts, des dizaines de millions, voire bien deux cent millions si l'on comptabilise aussi les millions de morts chinois durant Le Grand Bond en Avant. Et pourtant certains continuent à pérorer au frais de l'argent public pour condamner un système démocratique dont ils ne connaissent pas le début du commencement du mécanisme et seulement les effets pervers : celui par exemple de faire croire qu'ils sont utiles au Service Public alors qu'ils en sont les fossoyeurs. Sauf qu'ils arrivent bien à le masquer en accusant toute critique de "néo" ou d'"ultra" libéral, voire d' "extrême droite" surtout si la critique s'attaque aussi à leurs alliés djihadistes ou alter-écologistes. Il est d'ailleurs étonnant de voir que ces catégories fonctionnent si bien, paralysant tout débat, jusqu'à même mettre au goût du jour un conseil national de la Résistance dont les solutions paralysent en fait toujours la France plutôt qu'elles ne la libèrent. Mais de cela il ne faut rien dire. Puisque dire c'est déjà faire, ce qui ne se peut.  Ainsi va 2013.                             

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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3 réflexions sur « Néo-communisme, national-étatisme, et néo-libéralisme »

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