24 septembre 2021

Le bon côté du “chaos”politique

La faiblesse de plus en plus impressionnante des personnels politiques (un parfum d'années 30) de l'Italie en passant par les USA, l'Europe, la France, jusqu'à leur pointe onusienne…; et s'il n'y avait pas ces épines nord coréennes, syriennes, iraniennes, alter-islamo-nationaliste (axe Chavez-Mélenchon-Ane-madinejad-Philippot -qui aurait dit de gentilles choses sur Chavez/Lénine...) quelques autres "méchants" aussi, etc.,  pour en profiter, s'il n'y avait pas cette sourde menace qui enfle au Nigeria, en Égypte, en Tunisie, et plus confusément au Portugal, en Espagne, en France aussi, cette faiblesse et son chaos qui la sous-tend sembleraient  bénéfiques en fin de compte pour "nous" les membres des sociétés civiles ; celles-là mêmes qui n'en peuvent plus d'être étouffées par certaines réglementations, dettes, mensonges, toutes ces fausses dépenses dites "publiques" qui, loin de nous protéger, permettent plutôt à "nos" personnels politiques, de plus en plus en pleine dérive, transparents, suintant de clientélisme, en pleine banqueroute, en plein "chaos",  de sur/vivre, de se planter sur notre dos, de le privatiser pour leur compte en quelque sorte tel le scorpion qui pique la grenouille au milieu du gué alors qu'il avait promis de ne pas le faire (taxer, taxer, taxer). Encore combien de temps les grenouilles (nous) supporteront ces scorpions sur le dos?…L'Histoire, cette taupe disait Marx, va sans doute nous le dire, sans crier gare…

Obama pensait par exemple que les coupes automatiques du budget faute "d'accord" allait faire effondrer le Dow Jones : il n'en a rien été ; et la bourse de Milan s'est bien reprise quelques jours après.  Conclusion ? Il faut revenir au passé européen, en Andalousie sous domination Omeyyade aussi, où l'on vit que lorsque les élites s'annulent à force de se friter, elles s'effritent et laissent la société en dehors d'elle (les "vrais gens") respirer, la liberté surgit, celle du peuple, de la majorité, elle a pu se protéger en se réfugiant aux Pays Bas à l'époque, comme aujourd'hui elle s'expatrie en pensant que l'herbe est plus verte dans le pré d'à côté. Est-ce si vrai ?…Car en Andalousie les califes en difficulté firent appel aux intégristes de l'époque qui établirent l'intransigeance attendue, tuant immédiatement ce qui est devenu un mythe, un mirage, celui du cosmopolitisme rendu possible par l'islam alors qu'il fut tué par lui lorsqu'il redevint fort sous l'intransigeance almoravide, almohade…aujourd'hui wahhabite, néomarxiste, postmoderne, postgaulliste aussi (Sarko, Philippot…).

Cela me fait penser à cette mère du soldat assassiné -debout- par Merah, et qui lui reproche de ne pas connaître l'islam alors qu'elle raconte, elle, au journaliste, sa version, sauf qu'elle est plutôt christianisée sa version, celle d'une "paix" imaginaire, du refus de la mort gratuite alors que les "ennemis", eux, sont voués à plier ou à partir, dans les textes mêmes, même gentillement commentés, or il suffit de peu pour être catalogué de diable, de "satan", surtout lorsque le "contexte" est favorable (en pays démocratique il est toujours possible de gloser sur la "paix"…moins sur place en pleine sharia…) il est dommage que la naïveté, l'incrédulité, fassent toujours office de sécurité intérieure et extérieure, comme cela s'est vu sous Sarkozy dont les services ont en effet laissé filé Merah, car il n'était pas possible de faire en même temps des risettes à l'UOIF, d'installer une base dans les Émirats, sans que cela n'ait pas d'effets en réciprocité comme l'explique si bien Bat Ye'or, d'autant que la plupart des "chercheurs"de la chose "don't panik "sont du genre Pascal Boniface, où comment jouer à l'autruche la tête dans le sable des concepts louables puis s'étonner des dégâts.

Et pour continuer à sauter du coq à l'âne, observons que le Landerneau parisien s'est pâmé sous les râles churchilliens d'un ex-président en plein spleen : je reviendrai si le devoir m'appelle, je me tâte à prendre la tête d'un fonds d'investissement Qatari ; d'où sa critique, acerbe, contre l'intervention au Mali ? N'oublions pas qu'un responsable UMP de la commission des Affaires étrangères s'était plaint du fait que certains commentateurs osaient cataloguer les "terroristes" au Mali d' "islamistes" parce qu'il faut bien sûr préserver l'idée vue plus haut de la pacification musulmane qui serait on ne sait comment bien plus douce que toutes les autres "pacifications",même si l'on ne voit guère pourquoi et comment d'ailleurs, mais peu importe ; il s'avère que l'ancien président français n'a rien appris visiblement de sa défaite, et que les mêmes autour de lui pensent toujours revenir au pouvoir en s'appuyant pratiquement sur les seuls revers socialistes actuels alors que les choses s'aggravent à une vitesse folle, tout se télescope, même si rien n'est encore franchement apparent, hormis les affrontements sporadiques avec l'extrême gauche toujours persuadée que le Venezuela serait l'avenir de la France…sauf qu'il n'y a pas de rente pétrolière et les écolos veillent au grain pour le gaz version schiste…

Il est en tout cas intéressant d'observer qu'au fond l'on se passerait bien des structures jacobines/étatistes qui empêchent le pays de respirer, persuadées que sans elles ce serait la jungle, la misère, alors que nous y sommes et les Restaurants du Coeur ne désemplissent pas alors qu'aucun "libéralisme" n'est au pouvoir contrairement à ce que prétendent ceux qui au FGFN (désormais…) prétendent le contraire, lorgnant sur le fonds de commerce de l'UMPS qui a tout fait pour laisser croire que "la" cause ultime de tous les maux sur terre viennent de ce maudit "libéralisme" qui a le visage de Bruxelles bien sûr alors que celui-ci ne fait pas tout le temps que de vilaines grimaces : la preuve ? Il vient de permettre aux fumeurs français de s'approvisionner comme ils le veulent à l'étranger, au grand dam de nos politiques désireux toujours de bénéficier de la manne des tabacs comme ils s'accaparent aussi celle de l'essence…

Comment arriver à faire partager à nos concitoyens que c'est l'étatisme et non le libéralisme qui est la cause de la gabegie sociale économique et morale qui épuise notre pays la France depuis la fin des années 60 ?…

Certes, l'U.E aussi a sa part de responsabilité en ayant propagé les illusions sur les frontières ouvertes, sur les immigrés que l'on pourrait juste réduire à des bras et des ventres alors qu'ils ont des cerveaux qui aimeraient bien construire à leur guise sans tenir compte des populations locales ayant d'autres moeurs… Mais il est trop facile de casser du sucre sur l'U.E alors que le ménage n'a pas été fait dans les pays respectifs, que les personnels politiques continuent à phagocyter la population en lui faisant peur sur sa protection sociale (principal fardeau des dépenses publiques) alors qu'il serait fort possible de réduire les charges sociales et en même temps de préserver une bonne protection, de favoriser la formation, d'ouvrir enfin la mutation biotechnologique et éducationnelle à distance attendue depuis les années 80 au lieu de s'enferrer par clientélisme à défendre des secteurs aussi dépassés que le fut la diligence ; sauf que l'on peut se servir de celle-ci dans des parcs à thème, voire dans des portions de centre villes rénovés, autrement dit la voiture n'est pas condamnée, mais cela ne veut pas dire qu'il faille miser seulement sur elle dirait de La Palice…

Toute une pédagogie  doit à nouveau être développée (à nouveaux frais) tant les dégâts sont importants à l'Université, au lycée, tant l'idéologie domine, celle qui cherche encore à faire croire que la richesse, la "domination", n'existent que depuis l'existence du capitalisme voire de la propriété privée, alors que les pays où la propriété était uniquement publique ont vu croître une nouvelle domination, celle d'une oligarchie bien cachée derrière de hauts murs bien gardés…Par exemple à Cuba, en Corée du Nord…en France aussi, par exemple au CNRS (Mucchielli, Iacub y sont directeurs de recherche… mais oui…) dans nombre de commissions assassines qui cooptent que leurs copies du moment.

Le "chaos" politique qui surgit de plus en plus permettrait peut-être d'accélérer la mutation nécessaire vers la vérité, celle, relative, bien sûr, au sens qu'elle ne peut s'appliquer sans conditions évidemment; comme laisser universités lycées, entreprises, recruter sans commissaires du peuple ni juges zélés. Mais aurons-nous le temps ? Surtout si l'Histoire, comme dans les années 30, avance encore du "mauvais côté" ? C'est-à-dire nous dirige, d'abord, dans l'impasse alter/nationaliste prête à tout casser, avant de se ressaisir pour enfin découvrir la "vraie" Amérique, c'est-à-dire la "vraie" liberté (et donc la "vraie" solidarité) ?… Il est encore sans doute trop tôt pour le dire… On peut du moins en parler… (se) préparer…

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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2 réflexions sur « Le bon côté du “chaos”politique »

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