1 décembre 2021

Comment la Cour politico-médiatique a effacé le réel

La Cour de Versailles était devenue sa seule réalité ; non pas au sens où il en est de même pour chacun lorsqu'il s'agit de créer son propre chemin et les perceptions qui vont avec ; mais dans le fait que pour la Cour rien (d'important) n'existait d'autre qu'elle, un narcissisme sans doute communément partagé mais pas au point de vivre en autarcie jusqu'à nier le désir de la société civile de ne plus payer pour la noblesse et le clergé : "qu'ils mangent des brioches s'ils n'ont plus de pain " peut se traduire par " qu'ils aillent aux Resto du Coeur " ou encore "nos affirmations sont vraies" (croissance, climat, "printemps arabe", compte en Suisse nié alors qu'il aurait suffi de ne pas en avoir honte) ou enfin " que les riches payent" comme le réalise actuellement le Président chypriote en taxant obligatoirement sous injonction européenne tous les comptes de son pays, (une mesure dont rêvent les Chavez français du FNFG,on le sait, mais sans avoir besoin que l'UE l'exige bien sûr).

Aujourd'hui, la noblesse d'État, ainsi que ses obligés des grands groupes privés finançant le post clergé intello-médiatique – par exemple les banques Lazare et Rotchild, Le créateur de Free qui a su ainsi amadouer la gentry concernée, mais aussi le futur industriel des mères porteuses aussi et finançant tous deux Le Monde, sans oublier Dassault, Lagardère, Pedriel etc.- tout ce beau monde forme cette seconde Cour de Versailles, sûre d'elle et dominatrice, croyant tout savoir sur "la" crise, "le" climat, "l'islam radical", "le" mariage (pour tous bien sûr) etc. mais qui continue à nier l'existence de tout réel hors de ses écrans et de ses courbes parce qu'ils "savent", eux, ils ne sont pas "populistes", eux, ce sont des "modérés", eux. Tout comme Louis XVI. Kerensky. La République de Weimar. Chamberlin. Que des modérés, qui ont pourtant apporté la crise la guerre le désespoir, l'horreur… cherchez l'erreur.

Le problème, de plus en plus, n'est alors pas tant de savoir si cela va éclater, mais quand et surtout comment. À cela personne ne peut répondre, on se souvient de l'article de  Pierre-Vincent Ponté la veille même de mai 68 " La France s'ennuie" . En tout cas, trouver des bouc émissaires comme l'Europe, l'Euro, le riche, le financier, l'étranger, le juif, Israël aussi, ne sert plus à rien puisque tout ce qui arrive résulte d'une gabegie fomentée par les générations CNR dont l'hommage à Hessel incarne bien la déraison : celle de croire que l'on peut répondre à une mutation multiforme par le clientélisme de la politique à la petite semaine malgré les relevés de menton de quelques "républicains" égarés dans le siècle. Comment en effet croire qu'il suffit de transformer toute la population en handicapés multicartes pour justifier le parasitisme de cette nouvelle Cour ? Ainsi au Collège par exemple (j'en ai fait récemment l'expérience) les leçons ne sont plus écrites mais collées : les élèves ont ainsi la sensation d'avoir fait quelque chose, le tout se finissant par des QCM pommade), résultat : hormis les rares qui de toute façon surnagent toujours, le reste devient "dis" dis-orthographique, dyslexique, dis syntaxique, dis, dis, dis, dis-moi si je rêve debout… Comment s'étonner qu'avec de telles méthodes, la France décroche de plus en plus scolairement, avec cette fascination de toucher le fond, refaire la débâcle de 40 peut-être, le tout par souci de "lutter contre la domination, l'inégalité" ce qui se fait depuis des dizaines d'années soit dit en passant, tout comme  cet ex Tiers Monde qui se gargarise encore de scolarisation réussie bien que de toute façon inutile puisqu'il est interdit de penser de s'exprimer d'entreprendre. On se demande d'ailleurs comment les pays de l'hiver islamiste ou chaveziste vont arriver à quelque chose d'autre que de la survivance puisque tout y est interdit ou taxé.

Il paraît aussi que de plus en plus de jeunes trentenaires en France partent de ce pays pour entreprendre ailleurs. Pourtant ceci est nié. En bloc. Comme DSK qui nie ce qu'écrit Iacub (tout en la retrouvant peut-être en douce le soir au fond des bois depuis que le livre de celle-ci sur lui cartonne). Peu importe. Il faut nier. Toujours. Les écrans bien gardés par les avocats feront le reste : le réel nécessaire et suffisant est ainsi dispatché en tranches socio-professionnelles avec des commentateurs modérés, boutonneux, morveux, radicaux, insolents, récurrents, tout va bien Madame la Marquise, tout est bien dans le meilleur des mondes (médiatiques) possibles, l'on tue à Marseille il suffira de traiter "la France orange mécanique" de brûlot d'extrême droite et le tour est joué, on tue en Syrie, au Mali, au Pakistan, en Égypte, pas grave, la révolution française n'a-t-elle pas mis un siècle avant de se stabiliser ?…Ce n'est pas la même chose, et pourquoi mécaniquement attendre tout ce temps alors que les nouveaux bolcheviks ou nazis sont prêts dans l'ombre ? Peu importe, le réel médiatiquement correct débite sa pâté toute prête, tout y est bien rôdé, même si quelque chose d'autre rôde, quelque chose qui vient du vent mauvais, mais il paraît que c'est bien ainsi que l'Histoire (la vraie) avance…je n'en suis pas si sûr…

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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2 réflexions sur « Comment la Cour politico-médiatique a effacé le réel »

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