11 août 2020

Manuel Valls veut interdire le Printemps français

Apprenant par la télévision ainsi que par Internet que M. Manuel Valls préparait l’interdiction du  "Printemps français" en raison d’un communiqué publié le 21 mai, j’ai voulu en avoir le cœur net et recherché le texte de ce communiqué. Ce n’a pas été facile, car Google avait consacré toutes ses premières pages relatives au « Printemps français » au projet du Ministre de l’intérieur, sans donner, m’a-t-il semblé, le texte du « corps du délit ».

En multipliant les critères et en allant jusqu’à une page assez éloignée, j’ai cependant réussi à trouver celui-ci, dont je reproduis le texte, pour votre information, en fin de ce message.

Je dois dire que je n’y ai rien trouvé de ce que le Ministre dit y voir : il parle de « propos inacceptables », d’attaques « contre des individus » dont je ne trouve pas trace. Tout au plus peut-on regretter l’emploi du mot « cible », encore qu’il soit visiblement employé au sens figuré.

Mais, comme le fait remarquer la porte-parole du Printemps français, Béatrice Bourges, en qui on peut difficilement voir une virago violente, que peut interdire le Ministre ? Il n’existe pas d’organisation sous le nom de « Printemps français », lequel est un état d’esprit, une nébuleuse, mais ni une association, ni un syndicat, ni un parti, qui n’a ni statuts ni dirigeants.
Mais il est évident que, depuis le début, M. Valls est  horripilé par le fait que l’opposition à la loi Taubira ne vient pas, précisément, d’organismes faciles à cibler et éventuellement à interdire, mais qu’elle est essentiellement spontanée, créant tantôt de grandes manifestations comme celles de novembre, janvier, mars et celle de dimanche, tantôt des actions spontanées de moindre ampleur mais se produisant partout et à tout moment.

Ce « harcèlement », il le réprime avec hargne, en dépassant largement les limites de la légalité (par exemple par l’interpellation pour « tenue contraire aux bonnes mœurs » de personnes portant le tee-shirt de la manif’pour tous, vêtement parfaitement correct et dont le logo, représentant, sans parole, un père et une mère encadrant leurs enfants, ne peut être considéré comme « contraire aux bonnes mœurs » que si l’on admet, ce qui n’est pas – pas encore ? – le cas que, pour être de « bonnes mœurs », il faut être homosexuel, bisexuel ou transsexuel ; par les ordres donnés à certains policiers qui l’ont affirmé sans honte, de frapper violemment les personnes suspectées d’opposition à la loi Taubira ; ou par la garde à vue de personnes n’ayant commis aucun délit la justifiant, et cela même avant que cette loi ait été votée).

Depuis que le gouvernement a dû constater que, contrairement à son attente, cette loi ne passait pas dans une grande partie de l’opinion, M. Valls a eu recours au mensonge délibéré pour gêner cette opposition : mensonge sur le nombre de manifestants, mensonge sur la prétendue présence de « casseurs » parmi les mères de famille avec des bébés en poussette le 24 mars ; mensonge sur la prétendue attaque d’un policier qui aurait été aspergé de liquide inflammable, alors que le manifestant prétendument auteur de cette attaque avait en réalité fait l’objet d’une charge de police que rien de sa part ne justifiait, le liquide qu’il transportait (et dont rien ne prouve qu’il était inflammable) s’étant répandu au sol, comme le montrent des vidéos incontestables… Mensonge aussi sur l’origine des actes de vandalisme commis à l’occasion du titre de champion du PSG, attribués à des « ultras » alors que l’origine de ces voyous de banlieue ne fait pas de doute pour l’ensemble des témoins et des victimes.

Il est probable que les prétendues craintes de M. Valls de voir la manifestation de dimanche infiltrée par des « casseurs d’extrême droite » relèvent du même esprit de mensonge et il se pourrait que les menaces qu’aurait reçues la pauvre Frigide Barjot seraient plus d’origine policière que venant du « Printemps français »…
 

 
Voici le texte du communiqué du 21 mai du « Printemps français »

<<<ORDRE DU JOUR NUMERO 1


Le Printemps Français prend acte de l’ultime coup de force du gouvernement, qui a publié samedi 18 mai au Journal Officiel la loi établissant l’idéologie du genre dans le Code civil. Cette loi, qui dénie au mariage le caractère d’une institution pour en faire un simple contrat, permet à un couple unisexe de priver délibérément un enfant de sa filiation légitime, en reconnaissant le droit à l’adoption plénière. Contre les lois de la biologie et contre tout sens commun, la République affirme qu’un enfant peut avoir deux pères ou deux mères. Par ce mensonge d’Etat, le père ou la mère authentique de l’enfant adopté sera déchu de tout statut. Le droit de l’enfant à avoir un père et une mère est nié.
Derrière cet artifice imposé – sans débat digne de ce nom – se révèle une idéologie, qui prétend que la nature sexuée des individus est indifférente et ne créée aucune obligation ni aucun droit. Quand la loi prétend s’imposer aux réalités de la nature et de la société, elle conduit aux pires excès. L’histoire récente nous a montré les conséquences d’une loi qui prétendait fonder la société sur la supériorité d’une race, ou sur celle d’une classe. De ces deux cas, les pires totalitarismes sont sortis, provoquant la ruine de la civilisation. Il n’existe pas d’idéologies anodines… elles conduisent à l’asservissement des peuples!
Mais l’histoire a aussi montré que ces idéologies ont été défaites. La France, en particulier, sait dans quels bas-fonds elle est tombée sous le joug d’une idéologie, mais aussi à quelle libération elle est parvenue par sa résistance.
Aujourd’hui, le Printemps Français proclame l’Ordre du Jour Numéro 1 d’une nouvelle résistance à l’idéologie. La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l’asservir entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera jusqu’à la victoire.
A l’aube de ce combat, des partis politiques annoncent déjà leur collaboration avec le pouvoir idéologique, en affirmant faussement que la loi Taubira ne pourra pas être abrogée. En se plaçant dans le camp ennemi, ils se désignent eux-mêmes comme des adversaires. Le Printemps Français énonce donc que seront tenus pour cibles :

–              le gouvernement actuel et tous ses appendices,

–              les partis politiques de la collaboration,

–              les lobbies où s’élaborent les programmes de l’idéologie et  les organes qui la diffusent.

Cet ordre du jour est immédiatement exécutoire. >>>