16 septembre 2021

Impressions d’Israël


Quand des chiens enragés pareils, habituels, tuent, massacrent, en particulier, les trois jeunes gens kidnappés des centaines d'autres en général, j'ai cette fois encore plus senti le choc, l'atroce choc, juste de retour d'Israël, encore là-bas quelque part bien sûr, avec maintenant ce lourd sentiment d'injustice qui me rend de plus en plus la bile mauvaise (même si l'équipe de France vient de se qualifier pour les quarts de finale) car je pense à ce pays précieux, perle du désert, porcelaine rare, fragile (en apparence) comme peut l'être la délicatesse d'un affinement ciselant ce pays imaginaire et si réel pourtant que j'ai fait mien toute une semaine ; sa population m'a semblé si jeune si douce décontractée mais soudée et vigilante. Pas assez sans doute. Mais que faire quand l'ennemi refuse tout compromis ? D'autant qu'il a décidé d'adopter la méthode éternelle des hyènes : créer un fossé de sang entre les peuples pour rendre toute solution non seulement improbable mais inutile. Comment négocier avec quelqu'un de venimeux ? Il faut l'écraser. À la tête. Y compris ceux qui en Occident jouent le rôle d'idiots utiles alors que jamais Israël n'a été aussi loin dans les compromis à lire Bill Clinton relatant les propos sidérés de dirigeants arabes devant les acceptations israéliennes en 2000.

Mais les éternels salops, soutenus par des imbéciles heureux comme en France, iront jusqu'à exiger le départ de tous les Juifs des implantations (pour commencer) au lieu d'accepter leur présence comme ils exigent d'accepter la présence de millions d'immigrés sur leur sol alors que les Juifs sont en réalité chez eux depuis des millénaires, ce qui fait que ce n'est même pas comparable. D'autant plus que eux, les Juifs, acceptent la présence de l'autre, je le voyais bien à Jaffa, à Jérusalem, où il nous est interdit de visiter l'esplanade près du Mont de Temple alors que j'ai pu aller au Mur des Fondations du second Temple sans être Juif. Je loue d'ailleurs leur patience alors qu'en 1967 il aurait été loisible de tout récupérer, voire de déplacer cette coupole dorée, ce symbole de la domination arabo-musulmane. Pour construire le Troisième Temple.

Mais à quoi bon se lamenter encore, culpabiliser alors que tout a été essayé, y compris la caractérisation de ce qui s'est passé en 1948 qui n'a pas été une expulsion mais un exode d'un côté, une renaissance de l'autre. Cela me fait penser à ma seconde conférence à Jérusalem (la première dans le Néguev s'interrogeait sur le refus arabe de la paix, nous venons d'avoir la réponse) où, interrogé par une psychanalyste israélienne très représentative du politiquement correct, elle n'avait dans la bouche que l'idée de la fausse culpabilité, par exemple qu'il fallait d'abord blâmer Israël des maux du monde en général des choses horribles que font ces énervés au nom d'Allah, assassins protégés comme une espèce du même nom depuis que le palestinien fait office de prolétaire salvateur des souffrances du monde, christianisme du misérable de l'esprit jonchant les médias et les chancelleries.
Cela me fait penser aussi à cette Jérusalem d'un soir où à Notre Dame de Jérusalem en face de la New Gate (entre les portes de Jaffa et celles de Damas), un habitant du cru qui semblait être un palestinien aisé accueillait une famille française tout en n'arrêtant pas de blâmer Israël sous les yeux condescendants mais conquis du Consul de France à Jérusalem.

Cela me fait aussi penser à ces deux françaises achetant un poster indiquant "Palestine" entre deux autres posters écrivant "Israël ? You mean Palestine ?" entrant donc dans le jeu de ces assassins qui exigent en même temps de tout dominer alors qu'ils seraient évidemment incapables de diriger une société démocratique complexe tant toutes leurs expériences sont marquées par un fort taux de corruption et d'inégalités injustifiées criantes.

L'assassinat de ces trois jeunes gens sera évidemment sinon excusé du moins rationalisé par tous les collabos qui savent bien pourtant qu'Israël ne peut avoir tort à 100% et que malgré leurs origines de "colons" ils étaient aussi chez eux, bien plus que tous ces envahisseurs qui prétendent apporter la "paix" alors qu'il s'agit de leur paix celle qui vous fait esclave ou cadavre selon la nuance désirée.

Certes, tout n'est pas rose non plus, et dans l'avion un Juif religieux a refusé de s'asseoir près de ma compagne, demandant à une autre femme de prendre sa place, la bêtise est ainsi la chose au monde la mieux partagée puisque à un autre moment des regards musulmans mesquins interrogeaient la nudité de ses épaules et qu'une nonne catholique ou orthodoxe l'a sermonné car elle avait croisée les jambes sur les marches de la Tour du Roi David au lieu de les laisser droites et serrées, même reproche d'ailleurs au saint sépulcre ; et où l'on voit que la vieille ville crève de ses marchands du temple, de ces interdits désuets, alors que la nouvelle ville nous a permis d'écouter un orchestre de jazz tout en regardant la Coupe du Monde, une bonne bière à la main. Le tout (ou presque) même vendredi soir.

Le problème n'est alors pas tant d'exiger que tout le monde en fasse autant mais que personne ne l'empêche. Cela n'en prend pas le chemin. Pas du tout, du tout. Bien au contraire.

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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