19 mai 2022

Minc, Benbassa, ou la naïveté et la méchanceté en stock

Aller plus loin que Pierre Manent dans sa "compréhension" de l'islam jusqu'à ressembler au héros de Houellebecq voilà la tâche d'Alain Minc allant proposer (avec tant d'autres) une "suspension de la loi de 1905" oubliant que les demandeurs parisiens priant dans la rue il y a quelques temps laissaient vide la grande mosquée de Paris, tout simplement, parce qu'il s'agit surtout d'une question d'obédience et non pas de manque de places.

Ne pas comprendre cela c'est également donner le flanc à cette volonté de fixer tout immigré non blond dans des racines religieuses musulmanes supposées (d'autant que des blonds aux yeux bleus existent parmi ces populations) alors que le problème n'est pas surtout là mais plutôt dans l'incompréhension du caractère offensif des revendications cultuelles actuelles, et dans l'absence patente d'une réelle politique de dynamisation des quartiers par la franchise et l'autonomie pédagogique tant les politiques de la ville et de la jeunesse sont paralysées par des experts inutiles d'un "vivre ensemble" poussiéreux dans lequel les piscines ferment le matin et l'après-midi (hors clubs).

Ne pas comprendre cela, ne pas voir cette volonté opiniâtre de se servir de sa différence pour revendiquer d'être le tout, entièrement, c'est aussi ne pas comprendre comme il a été vu à nouveau sur le plateau de Ce soir ou jamais (16 octobre 2015) que les forces organisées (pro)palestiniennes ne veulent pas la paix, surtout pas (ou alors celle des cimetières) et pourtant Bill Clinton a bien montré dans ses Mémoires que tout avait été fait pour arriver au compromis.

Aussi, entendre, sans réagir, une Benbassa dire, jusqu'à l'obsession (comme une logorrhée) que la seule question serait "l'occupation" revient à oublier que celle-ci est déjà arabo-musulmane, cette terre étant historiquement juive, ce qui fait que l'on ne voit guère au nom de quoi des Juifs ne pourraient pas aller aussi prier sur une esplanade qui n'est pas entièrement faite en mosquée, il y a bien au-dessus des espaces autres qui peuvent aussi servir de lieux de prières, sauf que les amis de Benbassa ne veulent pas, comme le dit Abbas, que les "pieds sales de juifs" les "souillent", propos racistes s'il en est, le national-islamisme palestinien étant un mouvement raciste et dominateur qui n'a jamais voulu la paix, jamais, y compris quand des habitants juifs des implantations se disaient prêts à prendre la nationalité palestinienne en cas de paix (comme je l'ai entendu et vu) à partir du moment où on les laissait vivre ; sauf que les amis de Benbassa (and co) restent persuadés qu'il suffirait de vider les lieux (comme le pensait Sharon en partant de Gaza) pour apporter la paix alors que ce serait plutôt un encouragement permettant d'exiger le retour aux frontières de…1947.

Ce qui intéressera les historiens du futur consistera peut-être à se demander pourquoi la haine de soi peut aller jusqu'à donner le couteau servant à être égorgé (sans étourdissement).

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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