27 novembre 2020

Church live matters

Le judéo-christianisme a toujours été contre l’esclavage par exemple ; il est alors étonnant que la Controverse de Valladolid ait été si vite oubliée ; ce sont les États et non l’Église qui sont à mettre en cause ; néanmoins, au sein des premiers le débat faisait rage pour au moins amender la législation comme le fit Colbert… On aimerait avoir entendu parler que ces même faits aient pu secouer également les puissances islamiques… (En Chine un peu plus cependant).  Aussi voir de jeunes enfants dits « blancs » se frapper aujourd’hui la poitrine à genoux avec un écriteau pendu au cou et sur lequel est inscrit « j’ai honte » relève du mensonge le plus éhonté (pour le coup).

Et pourtant l’on s’en prend aux églises, et de plus en plus… Pourquoi ?… Il y a bien sûr la piste djihadiste (tel ce prêtre égorgé en plein office ou ces bonbonnes de gaz retrouvées dans un coffre de voiture près de Notre Dame, déjà…) mais il y a aussi la piste nihiliste et totalitaire de l’anarcho-léninisme sur laquelle il serait bien de s’attarder ici tant celui-ci refuse obstinément la position de l’Église sur l’avortement et surtout ces temps-ci sur la PMA-GPA au cœur de la loi dite « bioéthique » qui doit être débattue et votée en « urgence » ce mois de juillet comme l’explique très bien Alexandra Caude-Henrion dans une vidéo en ligne.

Or, cette loi efface l’aspect médical de l’assistance à la procréation pour en faire un acte « sociétal » au mépris des droits de l’enfant à avoir une mère et un père, notions que l’on s’empresse, en même temps, de supprimer en considérant que ce sont des « biais » selon le terme à la mode alors qu’ils sont au fondement même de l’équilibre psychique (de cette harmonie tumultueuse permanente entre Psychè et Éros) et aussi prennent part à la distinction entre sexes et rôles sociaux comme l’indique Joseph Nuttin montrant par exemple (dans Théorie de la motivation humaine) que les hommes sont bien plus disposés à chercher la performance quantitative que les femmes aspirant bien mieux à du relationnel qualitatif.

Il s’avère alors que cet anarcho-léninisme tissé d’antifas, et, désormais, d’intersectionnels dégenrés, bref de chimères (au sens de plus en plus littéral) forment une sorte de nouvelle Milice. Elle sévit de plus en plus dans les Universités les librairies les médias, les églises ; mais guère les mosquées et pas encore les synagogues, tout en aspirant de plus en plus à amalgamer juifs de France et d’Israël en sommant les premiers à renier les seconds, restant par exemple silencieux lorsqu’une grand-mère juive est violée et/ou assassinée ; Jew lives Matters pourtant, ce qui ne semble pas avoir la côte, et, d’ailleurs, l’on n’a guère vu d’officiels s’agenouiller devant la plaque commémorant la Rafle…

Cette Milice, qui répand la terreur dans « nos villes et nos campagnes » d’Occident (car autre part elle se ferait hacher menu comme le rappelle justement Stella Kamnga) est devenue, de fait, le vivier sectaire (et certains médias en sont les bréviaires) du Pouvoir techno-scientiste et affairiste globalisé nous considérant comme des numéros, des cas, des corps en pièces détachées à étiqueter, à masquer ou à démasquer à confiner ou non c’est selon (alors que nous sommes sortis du pic létal Covid-19 sans masques comme l’explique très bien Nicole Delépine) et dont l’objectif final viserait à accélérer la disparition de l’humanisme et sa profondeur au profit d’un humanitarisme globalisé de surface (comme le développe Chantal Delsol dans son dernier livre) celui du « global care » (voir également mon article dans la revue en ligne Dogma intitulé Le géosymbolisme contemporain) artefact réduisant la « chair »humaine à de la viande manipulable jusque dans ses ovocytes, gamètes et gènes, tandis que la viande animale à l’inverse est de plus en plus sacralisée au même titre que la Nature dont l’Humanité non autre rectifiée, dégenrée, serait la nuisance ultime.

Au fond, cette nouvelle Milice qui fait ainsi aujourd’hui fureur -alors qu’elle prétend s’opposer officiellement, du moins dans ses écrits, à la gentry techno-affairiste de l’hyper échangisme scientiste globalisé, veut de fait, de par sa pratique, dont les attaques d’églises, nous ramener par la peur et l’intimidation éthique à une époque pré judéo-chrétienne de type paganiste et ésotérique, dans laquelle l’esclavage loin de disparaître multiplierait ses chaines en les numérisant pour actionner à distance la soumission sexuelle, éthique, religieuse, politique, culturelle ; le tout au service d’idoles d’un « quart d’heure » se distribuant en diverses sortes de simulacres (comme l’avait si bien analysé Jean Baudrillard) à deux dimensions ou le néo-cubisme du porno-politique (symbolisée par un ancien candidat aux élections municipales parisiennes de 2020) charriant des Messieurs Smith à répétition, pré-hologrammes ou quasi,  ânonnant dans la Matrix leurs « expertises » obscènes (sans scène) au nom d’une liturgie sans queue ni tête, un couteau sans lame qui n’a pas de manche…

Certes, cette liturgie nouvelle insulte « déteste » saccage brûle, mais ne tue pas encore, et en ce sens elle est moins létale que sa consœur djihadiste. Cela ne saurait tarder. Du moins si rien n’est fait pour l’arrêter, or elle est protégée. Au sens du proxénétisme banal, de ce totalitarisme au quotidien qui nous assaille, nous oppresse, pour notre « Bien » disait feu Philippe Murray.

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Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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