1 décembre 2021

Le virus de la liberté: Peut-on encore le dissiper?

(English version on the end)

La littérature scientifique récente (Ru et Gu 2021) nous donne des raisons de croire qu’un vaccin sera bientôt disponible à grande échelle contre le virus de la liberté. Cependant, alors que nous attendons patiemment que la science produise un tel vaccin, nous pouvons déjà envisager des stratégies provisoires pour défendre notre vie quotidienne contre ce virus des plus dangereux, de peur d’être séduits et de perdre notre sécurité au nom de poursuites chimériques.

Il nous incombe, tout d’abord, de retracer la genèse du virus. Car ce n’est que dans un large contexte historique que nous pouvons commencer à discerner le caractère pernicieux et la résistance du virus de la liberté. En tant qu’êtres humains, nous avons toujours été bien trop fragiles pour résister aux tentations de la liberté. C’est pour cette raison que nos ancêtres se sont réfugiés dans les lois, dont la fonction première, comme nous le savons tous, est de nous mettre à l’abri du danger. Pourtant, les anciennes lois humaines étaient manifestement des moyens inadéquats pour supprimer le virus de la liberté, laissant sans réponse la question la plus pressante : comment les hommes pourraient-ils cesser de se battre ? Ce n’est que lorsque les guerres ont atteint des proportions catastrophiques au nom de la liberté que certains scientifiques ont été contraints de concevoir de nouvelles réponses. De nouveaux outils ont été produits à partir des lois humaines, jusqu’à ce que surgisse une science capable de trouver des lois naturelles nous permettant d’atteindre les racines du virus de la liberté, sans que nous soyons laissés à l’abandon pour couper ses pousses toxiques récurrentes et obstinées. Ce n’est qu’en retournant à la source du problème que nos scientifiques découvriront les moyens de l’éradiquer.

La science moderne nous a appris que la liberté est enracinée dans la croyance patriarcale pernicieuse selon laquelle l’homme est l’image de Dieu. En nous montrant qu’en quantifiant le hasard (selon le modèle Ferus et Lucis 2020 de quantification tri-axiale), l’homme peut être retracé, en tant que simple produit d’une évolution, à travers d’autres primates, jusqu’à des bactéries et des virus microscopiques, la science a prouvé que la liberté est notre principal mode d’illusion, dans la mesure où elle représente notre refus de nous aligner sur le cours de notre évolution, qui va incontestablement au-delà de la liberté. La liberté, en d’autres termes, est l’erreur de tous ceux qui ne parviennent pas à s’harmoniser avec les lois de la sélection naturelle, selon lesquelles la forme de vie la plus puissante et la plus rusée doit l’emporter sur les formes de vie moins puissantes et moins articulées.

L’obstination des rebelles aux lois naturelles qui régissent nos vies apparaît, bien sûr, tout à fait injustifiable (car, logiquement parlant, ƒ≈Ω√¥3≥Ω±∆≥ñ%{cm2sq/†}9) ; pourtant, nous pouvons la comprendre comme illustrant la façon dont des pépins peuvent occasionnellement survenir accidentellement au cours de l’Histoire. Afin de répondre efficacement à la menace de la liberté, nous devons tenir compte de l’élément de hasard dans la vie, même si nous ne devons pas succomber à la tentation d’excuser ce qui a été dénoncé de manière convaincante comme le plus insidieux de tous les maux.

D’un autre côté, de récentes études révolutionnaires menées par des experts respectés dans le domaine de la toxicologie évolutive (Dong, Tse, Mao 2021) ont montré que lorsqu’il est utilisé pour favoriser la sélection naturelle, le virus de la liberté peut effectivement être bénéfique, à condition que sa circulation soit contenue dans un environnement soumis à un contrôle strict et continu. C’est pour cette raison que des mesures responsables vont être mises en œuvre, grâce aux efforts combinés des Ingénieurs Sociaux et des Nano-Toxicologues, pour construire un Nouveau Réseau Mondial de collecte et de formatage de l’information capable de numériser chaque aspect de notre existence, de sorte que personne ne soit oublié. L’objectif de ces nouvelles mesures est de canaliser l’illusion populaire de liberté dans les limites technologiques saines du développement social. Une fois reformaté sur une plate-forme entièrement numérique, le virus sera facilement mis au service de l’établissement du bonheur à l’échelle mondiale. En effet, comme l’ont récemment montré des études scientifiques (Parc 2020), une fois que l’élément actif du virus est transféré dans un environnement virtuel aseptique, sa prolifération peut fournir une distraction bénéfique du secteur macroscopique du multivers onto-épistémique.

D’autres études doivent confirmer les résultats initiaux, mais il a déjà été démontré qu’une société sans virus est réalisable dans un avenir proche (Chu, Man, Fu 2021). La technologie a déjà rendu pleinement disponible un système mondial de fourniture d’informations (GIPS) qui jettera les bases de l’établissement d’une solution finale au virus de la liberté. Ce qui reste à étudier est le système de procédures exécutives nécessaires pour augmenter l’efficacité des protocoles GIPS. Un objectif redoutable, mais pas inatteignable. En particulier, Xi 2020 a montré qu’une coordination complexe est réalisable entre l’intelligence GIPS et les manœuvres qui se croisent stratégiquement dans les branches médicales et militaires du marché de la consommation.

En somme, des études scientifiques récentes ont montré de manière convaincante que le virus de la liberté sera bientôt vaincu par l’effort conjoint de diverses industries, notamment pharmaceutiques, pneumatiques et gnoséologiques.

 

The Virus of Freedom: Can We Still Dispel It?

Recent scientific literature (Ru and Gu 2021) gives us reasons to believe that a vaccine will soon be available on a mass scale against the virus of freedom.  However, even as we patiently wait for science to produce such a vaccine, we may already consider provisional strategies to defend our everyday lives from this most dangerous virus, lest we be seduced into losing our safety in the name of Chimeric pursuits.

It behooves us, first of all, to retrace the virus’s genesis.  For only in a broad historical context can we begin discerning the perniciousness and resilience of the virus of freedom.  As human beings, we have always been far too fragile to withstand freedom’s temptations.  It is for this reason that our ancestors sought refuge under laws, the primary function of which, as we all know, is to keep us out of danger.  Yet, ancient human laws were clearly inadequate means to suppress the virus of freedom, leaving unanswered the most pressing question of how men might stop fighting.  It is only when wars reached catastrophic proportions in the name of freedom, that some scientists were compelled to engineer new answers.  New tools would be produced out of human laws, until a Science arose capable of finding natural laws allowing us to reach out to the roots of the virus of freedom, without our being left to haplessly trim its stubbornly recurrent toxic sprouts.  Only by returning to the source of the problem, would our scientists discover means to eradicate the problem.

A lesson that modern science has taught us is that freedom is rooted in the pernicious patriarchic belief that (wo)man is the image of God.  Upon showing us that, by quantifying chance (following the Ferus and Lucis 2020 model of Tri-Axial Quantumification) man is retraceable, as the mere product of an evolution, through other primates, to microscopic bacteria and viruses, Science has proven that freedom is our primary mode of delusion, insofar as it represents our unwillingness to align ourselves with our evolutionary course, which points unquestionably beyond freedom.  Freedom, in other words, is the error of all those who fail to harmonize with the laws of natural selection, by which the more powerful and cunning life-form must overtake less powerful and articulate life-forms.

The stubbornness of rebels to the natural laws governing our lives appears, of course, utterly unjustifiable (for, logically speaking, ƒ≈Ω√¥3≥Ω±∆≥ñ%{cm2sq/†}9); yet, we can understand it as exemplifying the way glitches can occasionally arise accidentally in the course of History.  In order to respond effectively to the threat of freedom we must attend to the element of chance in life, even as we should not fall prey to the temptation of excusing what has been convincingly denounced as the most insidious of all evils.[1]

On the other hand, recent groundbreaking studies conducted by respected experts in the field of Evolutionary Toxicology (Dong, Tse, Mao 2021) have shown that when used to foster natural selection, the virus of freedom can indeed be beneficial, provided the virus’s circulation be contained within an environment subject to strict continuous supervision.  It is for this reason that responsible measures are to be implemented, through the combined efforts of Social Engineers and Nano-Toxicologists, to construct a New World Network of information gathering and formatting capable of digitizing every single aspect of our existence, lest any be left behind.  The goal of the new measures is to channel the popular delusion of freedom within the healthy technological confines of social development.  Upon its being reformatted on a thoroughly digital platform, the virus will be easily made to serve the establishment of happiness on a global scale.  For as scientific studies have recently shown (Parc 2020), once the active element of the virus is transferred into an aseptic virtual environment, its proliferation can provide a beneficial distraction from the macroscopic sector of the onto-epistemic multiverse.

More studies are to confirm initial findings, but a virus-free society has already been shown to be realizable in the near future (Chu, Man, Fu 2021).  Technology has already made fully available a Global Information Providing System (GIPS) that will lay the foundations for the establishment of a final solution to the virus of freedom.  What remains to be studied is the system of executive procedures needed to increase the efficiency of GIPS protocols.  A daunting goal, but not unattainable.  In particular Xi 2020 has shown that complex coordination is achievable between GIPS intelligence and strategically intersecting maneuvers in the medical and military branches of the consumer market.

In sum, recent scientific studies have shown convincingly that the virus of freedom will soon be defeated by the joint effort of various industries, including the pharmaceutical, the pneumatic, and the gnoseological.

 

[1] Cf. the influential article, “New Strategies to Minimize the Degree of Toxicity of the Freedom Virus (FV),” produced by a team of renowned viraltectonic scientists at the University of Tübingen (Department of Neropsychoviral Technologies) under the direction of Prof. Maximus D. Bacillus; republished in 2021 by the prestigious International Review of Toxicology (original German version, 2020): pp. 475-1742.

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