13 décembre 2025

Le nouveau Premier Ministre Français est-il d’extrême droite ?…

Certains le pensent puisqu’aux mots “identité française” que Gabriel Attal vient d’énoncer d’aucuns sortent le revolver d’anathèmes vu le sacrilège porté par ces deux mots que le Premier Ministre prend bien soin cependant en les prononçant de ne pas les préciser, par exemple les distinguant, en creux, de ces deux autres mots, “identité nationale”, qui, en leur temps, avaient été traînés dans la boue des “heures les plus sombres” etc par cette clique nihiliste et venimeuse toujours au pouvoir dans les médias et autres endroits où l’on crée du sens à l’envers pauvre Roi Dagobert…

En quoi ces deux formules, identité française et identité nationale, se distinguent-elles ? En rien dans un premier temps, en tout si elles ne s’articulent pas ensemble.

En rien si identité française signifie souveraineté nationale visant à défendre ET à faire rayonner la langue et la culture c’est-à-dire une manière de vivre issue de dizaines de siècles se traduisant en un savoir être, se déclinant en une politesse, une galanterie, un humour, une approche du monde articulant poésie et science, qu’elles soient fondamentales et appliquées (les inventions majeures sont toutes françaises...) doublée d’une  histoire datant de l’amour entre Clovis et Clotilde, le tout façonnant un état d’esprit de bâtisseur et non d’équilibriste (du moins seulement)…

Ces deux formules se différencient en tout si identité française signifie seulement une marque déposée au même titre que l’identité Cheyenne ou Sioux à conserver comme relique d’une histoire ancienne au sein de ce vaste musée (Grévin) que devient (qu’est devenue…) cette forme appelée “l’Occident”, une “forme” (Gestalt) finie (thèse de Spengler dont l’un des titres a été récemment copié…) ou en perpétuelle “Assomption” avec ses hauts et ses bas…

Un exemple parmi tant d’autres de la falsification que subit l’Histoire de France : je feuillette nonchalamment chez un élève, tandis qu’il était en train de plancher sur un texte de Rousseau, son livre d’histoire de 1 ère et que vois-je, à nouveau, dans le chapitre consacré à l’Algérie que la nationalité française aurait été refusée aux autochtones alors qu’il n’en fut rien y compris en 1871 puisque à cette époque ( voir Le monde arabe existe-t-il?) il était seulement indiqué que la loi française prime sur la loi musulmane en cas de naturalisation, une clause qui a été abandonnée par la suite après la seconde guerre mondiale…

Or falsifier ainsi, de même que parler uniquement de conquêtes et jamais de colonisation concernant l’islam, ou encore parler de pillage, d’apartheid etc, revient non seulement à tout mélanger mais faire croire que seul le blanc est porteur d’intérêt égoïste et de volonté de puissance… D’où le désir de s’en débarrasser d’ouvrir toutes les frontières afin que le monde censé en avoir pâti (façon Paty aussi) se venge en bénéficiant de ce qui serait aussi leurs acquis alors que depuis l’indépendance donnée dans les années 60 les “colonies” n’en n’ont rien fait (comparez encore une fois avec ce qu’est devenue la Corée du Sud partie de rien elle vraiment…)

Par ailleurs refuser d’admettre ou du moins amoindrir ce lien entre identité française et identité nationale par peur de son “isme” porteur de “guerre” paraît-il (François Mitterrand en prononçant cette formule reprenait le mot de Lénine sur le chauvinisme) revient à nier que ce lien ne peut pas seulement exister à la manière d’un vestige à restaurer pour faire beau car tel un poisson hors de l’eau qui périt la France ne peut qu’être au sens de bâtir son univers à l’instar de ce dernier qui n’avance pas dans un espace plus grand que lui y tombant en quelque sorte mais le crée au fur et à mesure de son extension cette dernière n’étant plus aujourd’hui physique comme le croyait encore et à nos dépens Napoléon mais métaphysique au sens de porter haut de bâtir les nouvelles cathédrales de l’Esprit…

Qu’est-ce-à-dire sinon articuler l’art de vivre (non de survivre) et l’art de créer d’inventer de (se) développer qualitativement et non pas seulement croître quantitativement, ce qui implique de repenser et ce de fond en comble ce que signifie être ensemble et non pas seulement vivre exister ensemble, d’où la nécessité de repenser la place de l’Etat, notre rôle au sein de l’U.E, au sein de l’ONU et de toutes les instances internationales qui ont visiblement atteint leurs limites au sens négatif : elles nuisent ne bâtissent plus mais détruisent plutôt en imposant des valeurs et des normes faussement universelles, tout en disant d’ailleurs le contraire, alors qu’il s’agit toujours de ne pas oublier que le vrai universel se diffuse comme un bon thé il ne s’affiche pas à la pointe de l’épée ou d’un César pas plus que d’un cimeterre…

La France n’est pas une relique qu’il s’agit de conserver dans du formol mais un être vivant s’affirmant malgré ses revers et surtout depuis l’émergence ferme de sa langue (au sens large, arts, sciences…) il y a à peine cinq cent ans (une paille) avec La Pléiade et François 1er, ami de Léonard de Vinci et qui aurait dû avoir la couronne du Saint Empire si Charles Quint n’avait pas soudoyé les Princes Allemands avec l’or sud-américain, car la France est la Gardienne de la nouvelle alliance judéo-chrétienne (Jésus était… Est…Juif…) les princes Francs depuis Clovis s’étant toujours réclamés de cette continuité eschatologique qu’il s’agit de ne pas réduire à son environnement juridique (le Droit Romain) et logique (le Logos grec).

La France Est : un Devoir (Fille Aînée de l’Église) et un legs. À faire fructifier et non à enterrer comme dans la Parabole des Talents...

 


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