15 mars 2026

Le Président du Conseil économique social et environnemental devrait plutôt faire son examen de conscience

En donnant (?) ainsi des “conseils” politiques concernant le vote aux législatives (tout en visant, ici, exclusivement le RN)  le président de cette Chambre sort de sa compétence, tout en dérogeant aux principes de neutralité institutionnelle implicite spécifié dans l’article 2 du “code de déontologie” de cette dite “troisième Chambre”:

Les conseillères et conseillers œuvrent, dans le cadre de leurs fonctions au Conseil, à la poursuite de l’intérêt
général. Ils veillent à éviter toute situation de conflit d’intérêts entendue comme une situation d’interférence entre
un intérêt public et des intérêts publics ou privés, extérieurs à l’organisation qu’ils représentent, qui est de
nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif de leurs fonctions.

Le Président de cette “Chambre” (troisième en ordre d’importance après l’Assemblée et le Sénat) ne devait donc “pas dire ça”… Et plutôt s’astreindre à se demander lui aussi pourquoi le pays en est-il arrivé là, à ce soutien si honni pour certains ?…

Pourquoi rien n’a été fait depuis 2002 par exemple pour répondre aux “bonnes questions” que poserait selon Fabius (le Fabius du non au traité de Lisbonne en 2005) cette formation clouée depuis toujours au pilori ?…

Pourquoi la France, ses classes moyennes et populaires, ne voient-elles plus comme seule issue le fait de porter au pouvoir une formation rassemblant au fond bien plus les déçus du gaullisme social que du vichysme sociétal avec une Marine Le Pen votant la constitutionnalisation du droit à l’avortement (alors qu’il n’était pas en danger)?…

Que s’est-il passé ? Sans faire l’historique des renoncements consciencieusement placés sous le tapis politico-médiatique, force est de constater que ce Conseil, à l’instar au fond des autres institutions, n’a fait qu’instiller une politique d’aveuglement ayant eu pour résultats principaux d’accroître la fragilité et le déclassement sans parler de “dépossession”…

Il ferait mieux de se demander à l’inverse pourquoi les retraités modestes sont-ils obligés de vivre si drastiquement, pourquoi faut-il abandonner des dizaines de milliards annuels à une transition énergétique inutile au lieu de renforcer notre nucléaire ?  Pourquoi le système d’enseignement va-t-il si mal ? Pourquoi par exemple le travail de sape en matière d’enseignement de l’Histoire de l’économie de la sociologie est-il si avancé entraînant des rancœurs relayées dans les “quartiers” sur les supposés “racismes et injustices systémiques” ?…

Et, plus strictement lié aux compétences de cette dite troisième Chambre, pourquoi le système de cotisations sociales ne marche-t-il plus tant que cela entraînant des déficits qu’une forte progression de l’immigration ne compensera pas, surtout si celle-ci vit de plus en plus de l’assistanat du fait précisément d’une croissance en berne, et d’une spécialisation plutôt dans les services que dans l’industrie ?…

D’ailleurs, pourquoi cette stagflation en réalité sinon fomentée pour une grande part par la décroissance, la concurrence déloyale, le dumping social ?…

Et pourquoi miser surtout sur une “augmentation des recettes” engendrée plutôt par la hausse de l’imposition indirecte sur les classes moyennes (taxes diverses) que par un réel redémarrage de la croissance ? Cela ne marche qu’à la marge à l’instar des “superprofits” pétroliers et de cette promesse sans cesse reculée d’imposer ces grands groupes étrangers ayant leur siège social en Irlande…

Ne faudrait-il pas repenser les synergies public-privé, modifier l’assiette des cotisations sociales en introduisant de la capitalisation via un Fonds Commun Souverain (FCS) et via l’instauration progressive du “salaire complet”, sans oublier une participation salariale plus active y compris dans le “public” afin que par exemple les “monopoles naturels” appartiennent, vraiment, à la Nation…

Un audit non seulement des comptes, mais aussi de l’ensemble des organismes, ce Conseil y compris, et également celui du CNRS, ne serait d’ailleurs pas inutile…

Car pourquoi la France du Concorde, de la carte à puces, est-elle ainsi à l’arrêt et ce depuis des décennies ? Pourquoi a-t-elle en effet préféré le Minitel plutôt que la fibre qui a donné ensuite Internet ? Pourquoi la France semble aujourd’hui être mise à l’écart de plus en plus en recherche-développement, sa productivité étant désormais également en baisse ?…

La France est au fond empêchée de fonctionner par une flopée de normes émises en surnombre par des bureaucrates qui plutôt d’aller au charbon dans l’enfer des urgences et des enseignements de banlieue auront préféré se réfugier dans le purgatoire du contrôle des contrôleurs contrôlant les inspecteurs des travaux finis ; pompiers pyromanes en sus, bien installés cependant dans le paradis de l’administratif ouaté celui du célèbre “mille-feuille” à état-major mexicain dont on constate jour après jour l’impéritie…

Avec “après moi le déluge” comme extase, jouissance de la “grenade dégoupillée” …

 

 


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