Le trois quart cuir traditionnel de la mouvance trotskiste s’habille en effet aussi en queer au sens d’aller par exemple l’expliquer aux Sénégalais (qui l’ont bien hué) sachant en réalité qu’il s’agit d’une parade une “fierté” de plus au même titre que l’adhésion au palestinisme (“du fleuve à la mer”) l’abandon du nucléaire le soutien à l’hygiénisme injectable le démantèlement des acquis sociétaux (abandon de la laïcité et du droit des femmes en tant que telles) parce que l’enjeu c’est d’abord c’est toujours la dictature du (Parti sur le) Prolétariat ou comment forger un nouveau “peuple” chair à canon lancé à l’assaut des ennemis, “mencheviks” compris, insulte favorite chez les vieux comme les néo-bolcho type Mélenchon.
Il paraîtrait en effet que les (in) Soumis seraient toujours (de plus en plus) manœuvrés par le courant le plus rigide des partisans du “Vieux”, les dits “lambertistes” transformés en “POI” toujours à la même adresse rue du Faubourg St Denis (Paris 10) que celle de l’AJS leur organisation de jeunesse qui dans les années 70-80 organisaient des boums le samedi après-midi au succès non négligeable.
Rappelons aussi que les lambertistes étaient plutôt admirés par leur S.O (concurrencé néanmoins par celui de la “Ligue” se fritant souvent avec celui d’Ordre Nouveau, fondateur principal du FN par anticommunisme et non pas par antisémitisme -ce qui suscita d’ailleurs le départ de certains jugeant que Jean-Marie Le Pen était devenu “un jouet entre les mains des sionistes”…) car leur analyse, s’appuyant exclusivement sur le programme de transition de Trotski et sa phrase fameuse ” les forces productives de l’Humanité ont cessé de croître“, était moquée par les autres courants tant cette dernière thèse était évidemment réfutée par les faits ; mais correspondait cependant à l’analyse, quoique erronée, de Marx sur les causes de la baisse tendancielle du taux profit : le remplacement du travail vivant, les travailleurs, source unique de plus value -des bénéfices avant vente, par le travail mort ou machines, cette mécanisation accrue allait, assurait Marx, tuer (“paupériser”) la source vivante du profit, ce qui est (toujours) faux, puisque la réalisation de ce dernier s’effectue non pas principalement avant mais après la vente bénéficiaire de la dernière unité produite (coût marginal) peu importe la force de travail qu’il aura fallu mobiliser, “exploiter”…
Une erreur d’analyse cruciale sur la nature du capitalisme (basée sur l’organisation la plus efficace des rapports capital-travail comme l’explique Max Weber dans son livre majeur à ce sujet, note 1 page 6) dont Marx cependant se doutait puisqu’il n’a pas publié les tomes II et III du Capital les confiant à Engels tandis que Kautsky en publia le tome IV, tout en tentant, à la façon d’Engels dans l’Anti-Dühring lorsqu’il précise la notion de “suppression” de la classe bourgeoise (y écartant son côté littéral) de définir que le terme “dictature du prolétariat” n’est pas à prendre au sens littéral également, mais ce sous les quolibets d’un Lénine s’appuyant ensuite sur Rosa Luxembourg pour expliquer que seul “l’impérialisme” serait “le stade suprême du capitalisme”; ce qui fut également faux tant la réalité industrielle en particulier allemande à l’époque prouvait justement que la surproduction et donc la non vente des produits entraîne principalement la crise financière et non le contraire ; d’autant qu’exporter des produits en direction de pays n’ayant guère l’utilité et surtout pas le pouvoir d’achat restait un non sens ; de même ce n’est pas parce que des matières premières comme le pétrole était importé que cela avait empêché le développement des pays africains ou sud américains , déjà parce que le mode de vie des populations n’était pas concerné par son utilisation d’une part, ensuite la production agricole était suffisamment première pour qu’un pays comme l’Argentine fut à l’époque l’un des pays les plus développés au monde (tuée ensuite par son étatisation progressive dont le péronisme fut l’un des aspects tardifs…).
En tout cas, ces subtilités des faits ne pénètrent pas le monde de la croyance (trotskiste). Pas plus hier qu’aujourd’hui. Voire pis aujourd’hui qu’hier car au moins à l’époque Trotski en pleine crise des années 30 pouvait observer un arrêt certain quoique provisoire des forces productives alors que Mélenchon veut lui les arrêter volontairement ; déjà en éliminant le nucléaire qui permettrait de réduire les coûts énergétiques (du moins en sortant du marché européen de l’électricité), puis en surimposant le “grand” capital (qui ne produit plus en France) quitte à faire voter une loi d’exterritorialité à l’américaine afin de faire “payer les riches” partout où “ils se cachent”; oubliant que ce serait autant de coups d’épées dans l’eau, doublé d’un fusil à un coup, tant la captation, de par le monde, non seulement serait difficile, étalée sur plusieurs années, mais sa dilapidation ne pourrait être utilisée qu’une fois tant la production l’organisation seraient effondrées ; d’où alors la nécessité pour ce néoléninisme repeint en vert de loucher sur l’épargne des français mise de côté pour la retraite et payer les études, ce qui est “mal”, tant les arguties de la spoliation morale se sont désormais substituées aux analyses objectives des rationalités économiques et sociologiques.
Aussi, fort de ses “solutions”, JLM croit dur comme fer qu’il est à deux doigts de pouvoir transformer la France en Venezuela bis doublé même d’un Zimbabwe et d’un Cuba sans parler d’Alger ou comment une nouvelle classe de nantis d’État, de néo-comprachicos par ailleurs (transformation d’enfants en machines désirantes) attend son heure, sa libération, ronge son frein, au Quotidien, sûre qu’un électoralisme type “front républicain” permettrait que les franges molles de la Secte votent pour lui par peur de se voir spolier les fromages façon Musk ou Milei du moins si un sursaut républicain unitaire et responsable parvenait au pouvoir.
Ainsi, et contrairement à ce qui est dit, Mélenchon est le dernier espoir de la Secte à pouvoir préserver ses privilèges sur le dos du nouveau Tiers-État le tout au nom de la Terre, bien sûr, ou le néo-illuminisme en marche…
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