13 janvier 2026

La puissance tourmentée des univers parallèles (Gaza, capitalisme, suprématisme…)

Ce qui étonne encore à la lecture en diagonale de ces proses suintantes de revendications aigries est leur composition en lents flots variés de sanglots longs et monotones enchevêtrant ici diverses vexations, là envies et impuissances, le tout saupoudré de souvenirs pétris depuis l’enfance sur une “catastrophe” fondatrice cause suprême permanente des malheurs d’aujourd’hui (la propriété privée, l’émergence d’Israël) ; ce qui déclenche autant de répulsions avides, ou cette haine fondatrice qui vient au fil de la narration montrer par exemple tel terrain pourtant aride (délaissé plutôt) loué puis vendu à ce Juif  en guenilles par des ancêtres naïfs…qui l’avaient eux-mêmes volé à ceux du premier…

Il n’y avait certes qu’un olivier et deux figuiers (dont l’un stérile -ce qui autrefois avait même énervé Jésus) lorsque un jour au détour d’une promenade nostalgique ne voilà-t-y pas que le terrain est devenu un verger, doublé d’un potager et d’une étable tandis qu’au dessus d’un talus s’érige une coquette maison son puits ses hamacs à l’ombre d’autres figuiers et que des enfants s’amusent à cache-cache ; cette vision soudain envieuse fait que la narration se fait plus vive haletante surtout lue par une voix vengeresse devant des jeunes bourgeois de Harvard, Science-Po, l’Université “libre” de Bruxelles, enroulés amoureusement dans leur keffieh et sirotant un Bubble Tea tandis que le récit si revêche  s’auto-alimente de regrets d’avoir été ainsi “forcé de vendre”, gros mensonge, mais cela passe devant un public de toute façon déjà convaincu…

Et le conteur espère alors que le chèque de Harvard (payé par le Qatar) s’ajoutera à celui de “l’Autorité Palestinienne” qui aura été touché pour l’étable brûlée les figuiers coupés et le puit rendu impropre, accusant même le Juif de l’avoir fait lui même pour toucher des assurances, tout en discréditant le village “arabe” d’à côté ne vivant que de subsides ; tout comme à Gaza où l’on a impression que cette population ne tenait, même avant le 7 octobre, que par ces “aides” tout azimut, à l’instar d’une banlieue parisienne, londonienne, bruxelloise ou de Chicago.

Ces ressources du conteur sont ainsi payées non seulement par le Qatar mais aussi l’UE, la France, mais oui, et le flot d’aigreurs s’agrandit dans le propos au fur et à mesure que le mensonge s’enfle, jusqu’à ce que le Juif ainsi rendu voleur ad aeternam (tout comme le Russe) prenne aussi la figure du patron honni, dominateur, et, heureusement, “analysé” depuis les cours de SES en seconde, doublé en terminale de quelques leçons sur le Capital puis sur la version de Piketty (se prenant pour le nouveau Marx mais oui) démontrant qu’en ratiboisant “l’héritier”  la “the” justice enfin règnera sur le monde, impliquant, idem, de supprimer le Juif voleur de terre, même s’il l’a achetée, même s’il n’y avait rien, et ce “de la rivière à la mer”, puisque, oui, promis, la paix et l’abondance surgiront d’une terre ainsi purifiée (Judenrein, et ce partout).

D’où naturellement le drapeau panarabiste brandi par le petit bourgeois blanc ou métis habillé en queer+++ et fleur du mal dans les narines en plein spleen envouté contre un Père (sévère) persévérant en “violences policières” au service du “Kapital” que papa, maman tentent quand même de préserver des coups de boutoir d’un Etat grenouille se faisant plus gros qu’une vache sacrée qu’il ne faut surtout pas froisser en demandant “moins de dépenses” (c’est facho) ou en allant, malheureux ! manifester avec un drapeau “français”, alors que celui du panarabisme suffit…

Et si ce porteur de drapeau (au lieu de porter les valises de ” l’insoumission”) la ramène trop, une balle bien placée ne lui fera sans doute pas rencontrer les 72 vierges mais il “l’aura bien cherché” assène quelque vil peint, tout comme cette jeune fille,  voyageant seule (donc une salope) et si absorbée par ce téléphone qu’elle n’a peut-être pas souri à l’énergumène qui pour la punir la poignarde et puis s’en va…

Mais là un autre univers parallèle ira effacer le phénomène en accusant “la” société le racisme, pourquoi ne s’est-elle pas donnée à lui comme le font certaines vouées à la cause et devant accepter les coups et les coûts culturels la faisant passer d’un code à l’autre (d’un château l’autre) d’où la gentillesse de la juge la comblant en RTT et individualisant la peine du “c’est la faute à Rousseau…” en fonction de circonstances atténuantes inversement proportionnelles au “milieu” à la “couleur” etc…

L’analyse “sociologique” est devenue ainsi un (mauvais) roman de gare ; pas étonnant par exemple qu’ “ en France, il y a des jeunes qui ont passé des années à l’école et même à l’université et qui n’ont pas les compétences d’un enfant de dix ans», tacle un expert de l’OCDE“…

Mais Picrochole et son ami Ubu vont nous sortir de là… Avec ce roman non plus national mais “international” en attente de son prix onusien le 22 septembre… Prix de l’infamie et de la collaboration lucrative. “On ne fait pas de la bonne littérature avec de bon sentiments“…


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