2 novembre 2026

Le réveil des Invisibles

Tragi-comédie en cinq actes et un épilogue

Personnages principaux :

  • La Pasionaria Queer-Néoléniniste : Figure de proue de la bourgeoisie universitaire parisienne, adepte du bégaiement sociologique.
  • Patrick : Présentateur du service public, à l’onctuosité mielleuse et complaisante.
  • Le Professeur de Philosophie : Transfuge des lycées de Trappes, voix des Lumières et de la rigueur scientifique.
  • Jean-Luc Mélenchon : Tribun fatigué, Caudillo de salon prêt aux alliances occultes pour le pouvoir.
  • Emmanuel Macron : Liquidateur technocratique, cynique et désabusé.
  • Christine Lagarde : Visage de la haute finance internationale, en quête d’une prétendue union nationale.
  • Louise Sarah : La figure souverainiste fédératrice, alliance de la terre, des idées et de la légitimité populaire.
  • Natacha Polony : Intellectuelle souverainiste, figure de la résistance industrielle et culturelle.
  • Ali, Marcel, Alix & Le Peuple Invisible : Épiciers, motards, cheminots, journalistes rescapés ; le cœur battant du pays réel.

ACTE I : L’Exorcisme des Ondes et le Sursaut des Lumières

Décor : Un plateau de télévision ultra-moderne aux lumières criardes. Au centre, un écran géant diffuse en boucle et sans son les images d’une métropole en proie aux flammes.
Ambiance : Un ton lourd, écrasé par la vanité ambiante. Les vitres du studio tremblent sous les assauts extérieurs.

(La Pasionaria gesticule face à la caméra. Patrick hoche la tête avec une complaisance lubrifiée).

LA PASIONARIA(la voix perchée, théâtrale)
Il faut couper le canal 16 ! CNEWS a armé le bras du fou de Trappes par pure télépathie réactionnaire ! Le profit est le péché originel. Celui de la Chute ! Purifions les ondes ! Effaçons la France rance, celle qui n’a jamais compris Valmy ! Le Peuple en armes !!!

PATRICK(ajustant ses lunettes, d’un ton professoral mais mielleux)
Une analyse d’une rigueur clinique. Rappelons d’ailleurs, comme nous l’avons démontré à C dans l’air, qu’à Crépol, le racisme antiblanc n’était qu’une invention sémantique de l’extrême droite. Le fait qu’un juge ait retenu cette qualification contre l’avis du procureur ne prouve qu’une chose : l’infiltration de la réaction dans nos palais de justice. Le service public doit guider les esprits vers l’exorcisme du capital…

LE PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE(surgissant des coulisses, une pile de livres sous le bras, le regard noir, brisant le ton monocorde)
Assez de sophismes de sous-préfecture ! Vous parlez de marxisme et de libération, mais vous n’avez rien édifié théoriquement depuis un siècle ! Vous agitez Piketty et Zucman comme des manuels de sorcellerie ! Vous concevez le profit comme un gâteau immuable à répartir par tête de pipe, sans jamais comprendre le mystère de sa fabrication ! Pensez-vous qu’on puisse rémunérer de la même manière l’ingénieur qui conçoit une Intelligence Artificielle et l’homme de ménage ? Cela ne signifie pas mépriser ce dernier ! La vraie solidarité républicaine, c’est de lui permettre de s’élever, de se capitaliser grâce à un Fonds Souverain, comme en Norvège ou en Suisse ! C’est le capitalisme populaire dont rêvait de Gaulle ! C’est la « démocratie des propriétaires » de John Rawls, qui refuse précisément de diviser la société en deux : d’un côté votre plèbe assistée et soumise, de l’autre une oligarchie technocratique imbue d’hubris !

LA PASIONARIA(bégayant de rage)
Espèce de… de constructionniste avachi ! Tu défends les structures bourgeoises !!!…

LE PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE(s’approchant d’elle, implacable)
Regardez-vous, Pasionaria ! Vous n’êtes qu’une petite bourgeoise en mal de frissons révolutionnaires. Et vos troupes de Black Blocs qui occupent les facultés et les radios ? Une lumpen-intelligentsia ! Des fils et filles à papa sous cagoule qui jouent aux insurgés le jour, pendant que leurs parents pervers font dans le sadomasochisme en cagoule de cuir la nuit, en lisant du Foucault et du Deleuze pour justifier leurs névroses ! Vous chassez l’esprit voltairien de la liberté au nom d’un dogme mystique. Vos leaders ne savent rien de la démocratie réelle que voulait Marx ; ils sont enfermés dans une démocratie formelle et spectaculaire. Ce ne sont pas des révolutionnaires, ce sont des contre-révolutionnaires, des obstacles au progrès de l’esprit, comme Auguste Comte qualifiait les communistes enragés de son époque ! Vous mettez la France entre guillemets parce que vous la haïssez, tandis que vos nervis épargnent soigneusement le 16ème arrondissement et les Champs-Élysées pour aller saccager le quartier juif mais aussi cosmopolite du Temple, de la République, et la rue Turbigo ! Vos relents antisémites et très anti “Bounty” transpirent sous votre fard progressiste ! À Trappes, mes collègues tremblent de finir comme Samuel Paty pendant que vous organisez des processions pour purifier les ondes ! Vous êtes les enragés de Marat, et votre guillotine est numérique avant d’être physique !

(Le Professeur tourne les talons poursuivi par les Nervis, il s’enfuit par la porte de secours alors que la sécurité pénètre sur le plateau).


ACTE II : Le Pacte des Ombres et l’Ordre de Doha

Décor : Le salon feutré de l’Élysée. Une lumière d’aquarium. L’atmosphère est lourde, écrasée par le cynisme.
Personnages : Macron, Mélenchon. Un téléphone rouge vibre sur la table basse.

MÉLENCHON(décrochant le téléphone, écoutant, puis d’une voix subitement feutrée)
Oui… Bien sûr. J’ai compris. (Il raccroche et se tourne vers Macron) Emmanuel, il faut calmer le jeu sur certains secteurs. Mes troupes ont reçu des consignes secrètes. Pas de saccages sur les grands axes, pas d’incendies près des palaces. Le Qatar s’inquiète pour ses investissements hôteliers et ses actifs immobiliers.

MACRON(un sourire blasé, presque las)
Ah, Jean-Luc… La dialectique de la rue s’arrête donc là où commencent les dividendes de Doha ? Les khomeynistes et les Frères musulmans financent vos réseaux, mais le carnet de chèques exige que le mobilier urbain de luxe reste intact. Nous sommes de vieux compères, au fond. Vous agitez la menace du chaos pour que je paraisse raisonnable, et je maintiens le système pour que vous puissiez jouer les tribuns.

MÉLENCHON(reprenant son ton de Caudillo, lourd et théâtral)
Comme disait Maurice Thorez en 1947 sur ordre de Moscou : « Il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue. » Et Georges Séguy l’a répété en mai 68 pour sauver les structures ! Moi, je sais arrêter une émeute quand mes alliés stratégiques me le demandent. Mais le deal tient toujours : si Christine Lagarde, qui quitte la présidence de la BCE en février pour retrouver sa « liberté de parole », se présente pour sauver votre bloc central et passe devant moi d’un cheveu… je veux Matignon en échange de mon appel au barrage. Je serai le nouveau Fidel Castro sauvant la France des bordels. Je maintiendrai les masses de banlieue dans cette vision étroite et encadrée de l’islam politique pour verrouiller mon électorat, et votre Lagarde gérera la dette.


ACTE III : La Révolte des Provinces

Décor : Les locaux occupés de CNEWS et les universités parisiennes. À l’extérieur, le bruit de centaines de tracteurs et de klaxons retentit. Une immense clameur monte de la province.
Personnages : Le Leader des Nervis, la Pasionaria, le Professeur de Philosophie, Louise Sarah, une Jeune Paysanne.

LE LEADER DES NERVIS(regardant par la fenêtre, terrifié)
Camarades… Ce ne sont pas les CRS. Ce sont les paysans, les artisans, les vrais Gilets Jaunes de la France profonde ! Ils montent vers Paris par milliers !

LA PASIONARIA
Quoi ? Ces bouseux souverainistes osent contester notre légitimité intersectionnelle ?

(Les portes du studio sont enfoncées. Une foule de citoyens en vestes de travail entre, menée par une jeune polémiste, sorte d’Olympe de Gouges et ses Trois Urnes, Louise Sarah, le Professeur de Philosophie et une jeune éleveuse. Sans violence mais avec une détermination implacable, ils démantèlent les banderoles d’occupation).

LA JEUNE PAYSANNE(s’adressant à la Pasionaria)
Regardez nos mains ! Nous, on produit, on élève, on nourrit ! Vos administrations technocratiques alliées aux grandes firmes voulaient abattre nos vaches saines sous prétexte qu’elles avaient frôlé des bêtes atteintes d’une simple maladie de peau soignable ! Vous détruisez nos élevages pour les remplacer par l’œuf ukrainien et le bœuf brésilien ! C’est la déviance totale de votre globalisation forcenée, la destruction méthodique de nos avantages comparatifs au profit des multinationales ! Vos Black Blocs ne sont que les chiens de garde de cette déconstruction.

LOUISE SARAH(d’une voix claire et tranchante)
Le peuple de province n’est pas votre dupe. Vous bloquez les facs, vous censurez les radios, vous ruinez l’économie en hurlant qu’il suffit de « taxer les riches » pendant que la dette nous asphyxie ! Nous venons libérer la parole et restaurer la démocratie réelle. Mais ne vous méprenez pas : nous ne signons pas de chèque en blanc. Marine Le Pen est menacée d’inéligibilité par la Cour de cassation ? Qu’à cela ne tienne. Le pays réel trouvera son recours dans le souverainisme populaire.


ACTE IV : L’Alternative Souverainiste

Décor : Un studio de radio de Radio-France, transformé en QG de campagne de l’entre-deux-tours. La dette publique s’affiche en temps réel sur un compteur rouge qui s’affole.
Personnages : Christine Lagarde, Mélenchon, Louise Sarah.

CHRISTINE LAGARDE(voix posée, technocratique, s’adressant aux caméras)
J’ai quitté Francfort pour lutter de toutes mes forces contre le péril populiste qui menace d’effondrer notre monnaie. J’appelle à une grande Union Nationale. S’il le faut, j’intégrerai Jean-Luc Mélenchon à mon gouvernement pour sceller la transition écologique, imposer les éoliennes, et acheter la paix sociale…

LOUISE SARAH(faisant son entrée, d’une voix glaciale)
Votre Union Nationale n’est que le syndicat de faillite d’une oligarchie aux abois ! Vous proposez d’allier la haute finance internationale qui a ruiné nos classes moyennes avec l’extrême gauche sociétale qui détruit notre culture. Le rejet de ce que vous représentez est désormais trop fort dans le pays profond. Vous voulez supprimer l’enseignement privé, asphyxier les entrepreneurs, et imposer un modèle hors-sol ? La candidature souverainiste qui est en train de se désigner rassemble les délaissés, les productifs, ceux qui croient encore à l’esprit de liberté. Les urnes vont parler, et votre combine de second tour va s’effondrer.


ACTE V : Le Grand Sursaut et le Troisième Tour

Décor : L’esplanade du Trocadéro, écrasée sous une mer de drapeaux tricolores. Une foule immense, venue de chaque département, remplit l’espace à perte de vue. Sur le grand podium, Louise Sarah se tient debout, entourée du Professeur de Philosophie, de figures paysannes, de Natacha Polony et des représentants des états-majors nationaux.
Personnages : Louise Sarah, Natacha Polony, Le Professeur de Philosophie, Mélenchon (à distance), Le Vieux Cheminot, Ali, les Journalistes rescapés.

(Natacha Polony s’avance vers le micro, la voix habitée par la gravité des jours de crise).

NATACHA POLONY
Regardez cette esplanade ! Ce n’est pas la rue des factieux, c’est le pays qui refuse de mourir de sa propre impuissance ! Face à la menace de la Cour de cassation en janvier qui voulait décapiter juridiquement le sursaut national, face à un Jordan Bardella, que j’ai combattue, mais qui, avec la lucidité du moment, a reconnu ne pas avoir l’élan historique pour ce combat ultime, il a fallu cette immense primaire de la terre et des idées. Je l’ai perdue. Mais l’unité souverainiste s’est faite autour de la seule force capable de briser le cynisme des technocrates et les oukases de la lumpen-intelligentsia. Une alliance de la rigueur souverainiste et du peuple des campagnes ! Regardez !

(La foule explose en une clameur assourdissante. Louise Sarah s’avance au centre du podium, portée par une ferveur populaire immense. Elle porte une veste simple. Les gens se lèvent sur son passage, lui effleurent la main avec des yeux humides de gratitude).

(Soudain, en montant la première marche de l’estrade, son pied accroche le bois. Elle trébuche, prête à tomber. Une main vigoureuse et bienveillante la rattrape aussitôt par le bras. C’est Ali, le petit épicier de quartier, l’ami de Marcel et Tchang).

ALI(un sourire tendre et pudique)
Doucement, Louise. On a fait le plus dur, ce serait dommage de tomber maintenant. Notre pays tient debout, alors vous aussi.

LOUISE SARAH(les larmes aux yeux, lui serrant la main avec force)
Merci, Ali… Merci d’être là. Sans vous tous, les marches de la reconstruction seraient infranchissables.

(Elle se tourne vers la multitude. Un silence de cathédrale s’installe. Sa voix résonne avec une clarté bouleversante).

LOUISE SARAH
Français… Mes chers compatriotes. Regardez-vous. Depuis combien d’années ne nous étions-nous pas regardés sans haine et sans soupçon ? Ils voulaient que nous soyons une plèbe face à une oligarchie. Ils ont mis notre pays sous séquestre, protégés par des dogmes absurdes qui niaient jusqu’au droit de dire ce que nos yeux voyaient. Ce soir, la terre a repris ses droits. Ce soir, l’esprit de Voltaire, qui est le respect sacré de la vérité, est revenu parmi nous. Nous ne chasserons personne. À ceux qui pleuraient de peur dans les rédactions, à ceux qui rasaient les murs dans les lycées de Trappes en cachant leurs livres, je vous le dis : redressez la tête. Les Lumières ne s’éteindront pas. Vive la République, celle de l’Être ensemble, et vive Notre France ! Pour l’Eternité !…


ÉPILOGUE : La Croisière des Ombres et la Kermesse du Champ-de-Mars

Décor :

  • Côté cour : La cour déserte et plongée dans le brouillard de la Maison de la Radio. Une lourde berline officielle noire attend, moteur tournant.
  • Côté jardin : Le Champ-de-Mars, métamorphosé en prairie républicaine où paissent quelques vaches et porcs de pays. Des centaines de tables en bois s’alignent sous les lampions tricolores.

Personnages : Macron, Brigitte, Mélenchon, Marcel (le boulanger et motard), Ali, Tchang, Alix (la jeune journaliste Gavroche), le peuple invisible.

(Côté cour. Les phares de la berline percent la brume. Emmanuel et Brigitte Macron sont assis à l’arrière. La portière s’ouvre sur Jean-Luc Mélenchon, seul, sa veste de tribun froissée, son écharpe rouge traînant sur le goudron. Il monte lourdement).

MACRON(d’un ton feutré, un brin nostalgique)
Montez, Jean-Luc. C’est fini. Ne restez pas dans ces studios vides. Cela rappelle juin 1973, quand François Mitterrand était allé chercher Alain Krivine à la prison de la Santé après les affrontements. Sauf qu’ici, il n’y a plus de garde à vue, juste le vide que nous laissons.

MÉLENCHON(s’effondrant sur la banquette en cuir, la voix brisée mais cynique)
Ils m’ont ignoré, Emmanuel… La rue ne répond plus aux mots d’ordre de Doha. Les Black Blocs ont appelé leurs mamans pour qu’elles viennent les chercher en SUV. Tout s’effondre.

BRIGITTE(mettant des lunettes de soleil, souriante)
Voyons le bon côté des choses, Jean-Luc. Donald nous a envoyé un message très chaleureux depuis Mar-a-Lago. Il trouve notre sortie de scène « spectaculaire » et nous invite tous les trois pour une longue croisière dans les Caraïbes. Il paraît qu’il y a un excellent terrain de golf sur son yacht.

MACRON(la berline démarre lentement)
Le golf… Une excellente transition pour les gestionnaires de faillite que nous fûmes. Regardez-les une dernière fois par la vitre, Jean-Luc. Nos ingrats.


(Côté jardin. L’ambiance évoque l’été 1944. Des embrassades, des larmes de délivrance. Des femmes de l’épicerie et des cheminots s’approchent des journalistes rescapés de CNEWS et d’ailleurs, encore tremblants. Ils leur tendent des verres d’eau et déposent sur leurs genoux des bouquets de lilas. Un vieux cheminot pose une main fraternelle sur l’épaule d’un jeune reporter en larmes).

LE VIEUX CHEMINOT(d’une voix douce)
C’est fini, mon gars. Secoue ta veste. Plus personne ne te frappera pour une image. Vous allez pouvoir refaire votre métier. Regarde, la France est là.

(Alix, jeune journaliste citoyenne, une vraie Gavroche fouinant partout micro en main, fait son direct. Elle a les yeux brillants, sa voix tremble d’une émotion contenue).

ALIX(à la caméra)
…Oui, c’est un spectacle de pure Libération. L’invisibilité a cessé. Ce peuple que l’on disait périphérique est entré dans la capitale. Ils ne sont pas venus pour prendre une revanche, mais pour border les plaies. On s’embrasse sur les boulevards, on distribue des fleurs…

(Au premier plan, Marcel décharge des caisses de vin de pays tandis qu’Ali et Tchang s’activent derrière un immense barbecue sur lequel grillent toutes sortes de viandes, poissons, légumes…).

MARCEL
Allez, les gars, c’est la kermesse de la Victoire ! Installez nos grandes tablées !…

ALI (s’adressant à TCHANG)
Pas de produits hors-sol ici, c’est la fête du pays réel ! Regarde-les, ces gosses des facultés qui ont jeté leurs cagoules pour venir manger une merguez avec les éleveurs. Les revoilà voltairiens sans le savoir !

LE PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE(une brochette à la main, ému)
L’hubris oligarchique est partie dans une berline noire. Le bon sens de la province a gagné. Rawls et de Gaulle auraient trinqué ensemble ce soir.

(Au loin, les klaxons des tracteurs jouent en harmonie avec l’accordéon et les riffs des guitares électriques et les solos des saxo. La foule entame une danse géante. Un immense frisson de soulagement traverse le Champ-de-Mars. Les gens s’enlacent, les journalistes pleurent de gratitude dans les bras des paysans et des artisans, artistes aussi, surgis de nulle part. Le rideau tombe très lentement, dans une émotion pure, totale et partagée).


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Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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