11Mai 2016: notre Terre a nettement verdi !

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Comme je vous l'ai souvent fait remarquer, la science progresse lentement mais imperturbablement, bien loin de l'agitation des microcosmes politique/médiatique/militants. De fait, il ne se passe pas une semaine sans qu'une revue cotée ne publie une nouvelle étude qui remet sérieusement en question ce que l'on croyait savoir et que l'on tenait pour sûr et certain jusque là. Le problème vient du fait que nos médias n'en parlent pratiquement pas et qu'ils donnent l'impression au public et aux politiques que la science reste figée dans de nombreux domaines et qu'elle n'évolue pas.
C'est une image très éloignée de la réalité comme ce site s'efforce de le vous le montrer, avec des moyens très limités mais persévérants.

En bref, ce mois-ci, comme beaucoup d'autres, nous apporte notre lot de bonnes nouvelles qui viennent sérieusement remettre en question les discours apocalyptiques dont les médias aiment à abreuver leurs lecteurs.

Tout d'abord nous allons voir que les observations démontrent sans ambiguïté, qu'au moins depuis le début des observations satellitaires qui datent d'une trentaine d'années, notre Terre a nettement verdi. C'est à dire, en termes plus scientifiques, que la surface foliaire totale, bien visible depuis l'espace, s'est considérablement agrandie. Pour leur part, les modélisation attribuent la majeure partie de ce verdissement à l'augmentation du taux de CO2 atmosphérique à côté d'autres causes moins importantes. C'est évidemment une très bonne nouvelle que d'observer (si on ne le savait pas déjà) que le CO2 a des effets bénéfiques sur la végétation, même si une partie de la presse s'efforce de la minimiser.

Une deuxième bonne nouvelle émerge de l'examen des épisodes pluvieux et de sécheresses inscrits dans les données géologiques depuis 12 siècles. Cette étude exhaustive montre (comme d'autres travaux) que les sécheresses et les pluies que nous connaissons de nos jours n'ont rien à envier à celles des siècles passés, ce qui va, bien entendu, totalement à l'encontre des discours assénés quotidiennement au grand public selon lesquels nous vivrions une époque climatiquement catastrophique et sans précédents.

Enfin, beaucoup s'inquiétaient du devenir des planctons qui vivent dans la partie supérieure des océans et qui risqueraient de souffrir d'un réchauffement climatique putatif. Des chercheurs britanniques ont récemment démontré que ces planctons sont entraînés par les courants marins et effectuent des périples considérables, de plusieurs milliers de km, dans les océans, ce qui leur fait naturellement subir des variations de température de quelques 10°C, sans dommage pour eux et ce qui les place hors de portée des avanies d'un futur réchauffement climatique supposé. En fait, ces organismes microscopiques sont très bien entraînées à subir de grandes variations de température au cours de leur vie.

De fait, comme on va le voir, la Nature a plus d'un tour dans son sac quand il s'agit de déjouer les pronostics les plus pessimistes …

Dans ce billet, les caractères engraissés dans le corps des textes le sont par PU.

1) La terre verdit … en grande partie grâce au CO2 ajouté !

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La bonne nouvelle avait déjà été annoncée lors d'une conférence internationale qui s'est tenue à Avignon en 2014 comme je l'avais rapporté dans mon billet du 06 Novembre 2015 qui passait en revue les données disponibles (et franchement rassurantes) sur les "calamités et les événements climatiques extrêmes."

Dès 2013, le journaliste scientifique anglais, (Lord) Matt Ridley avait donné une conférence sur ce sujet dans laquelle il présentait les observations les plus récentes connues à l'époque dans lequel il attribuait (avec les scientifiques) le verdissement de la planète à l'augmentation du taux de CO2 résultant de l'usage des fluides fossiles. Il rappelait que Charles Keeling (le pionnier des mesures du taux de CO2 dans l'atmosphère, devenu une icône des tenants du réchauffement climatique) avait prévu cet effet, dès le début de ses travaux. Comme on pouvait s'y attendre, Matt Ridley avait, à l'époque, subi les foudres des nombreux détracteurs issus du microcosme politique, médiatique ou scientifiques . De fait, la suite a montré que c'est Ridley qui avait raison, comme vous allez le voir.

L'image ci-contre (Credits: Boston University/R. Myneni, un des auteurs de l'article présenté ci-dessous) montre, à l'aide de l'échelle des couleurs intitulée "Changement de la surface foliaire (1982-2015)", qu'à l'exception des zones sévèrement désertiques et des zones englacées, la quasi totalité de la planète à "verdi" (y compris le Sahel), c'est à dire que la surface de la couverture foliaire (forêts et végétation) a beaucoup augmenté durant les 33 dernières années. Comme il est affirmé dans l'article mentionné ci-dessous, il s'agit d'une augmentation caractérisée sur 25 à 50% de la surface du globe. Ce n'est pas un détail.

Depuis l'intervention de Matt Ridley qui, en réalité, explicitait les connaissances de l'époque, la science a progressé. Les bases de données se sont enrichies et les observations de différents satellites se sont affinées et ont été recoupées, au point qu'elles sont devenues incontestables. C'est ainsi qu'in fine, un article qui fait le point sur cette question vient de paraître dans la revue Nature (Climate Change) du 25 Avril 2016. Il est cosigné par une cohorte de 32 chercheurs relevant de 24 institutions académiques chinoise, américaine (USA), espagnole, australienne, française, allemande, anglaise et japonaise. Autrement dit, cet article est signé par le gratin des experts internationaux qui s'occupent de ces questions. On peut penser qu'il fera autorité dans ce domaine, au moins, pendant un certain temps.

Voici, ci-dessous, à gauche, un fac-simile de l'entête et du résumé de cet article, accompagné d'une traduction en français (à droite).

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Nature Climate change – Lettre.

"Le verdissement de la Terre et ses causes"

Résumé : Le changement de l'environnement du globe est en train de modifier la dynamique de la végétation terrestre avec des conséquences pour le fonctionnement du système terrestre et pour l'approvisionnement des écosystèmes. Cependant, la manière dont la végétation du globe répond aux changements environnementaux n'est pas solidement établie.
Dans cet article, nous utilisons trois séries de données résultant des mesures satellitaires de longue durée qui mesurent l'indice de surface des feuilles (LAI: Leaf Area Index) ainsi que dix modèles globaux des écosystèmes de manière à étudier quatre facteurs clefs qui pilotent les tendances du LAI de 1982 à 2009.Nous montrons une augmentation persistante et largement répandue de l'indice LAI pendant la saison de croissance (verdissement) sur 25% à 50% des surfaces du globe portant une végétation tandis que moins de 4% du globe montre une décroissance du LAI (brunissement). Des simulations factorielles avec de multiples modèles écosystémiques du globe suggèrent que les effets de fertilisation par le CO2 expliquent 70% des tendances au verdissement observées, suivis par le dépôt d'azote (9%), puis par le changement climatique (8%) et par les modifications de la couverture des terres (LCC : Land Cover Change) (4%).Les effets de la fertilisation par le CO2 explique la plupart de la tendance au verdissement sous les tropiques tandis que le changement climatique a provoqué le verdissement des hautes latitudes et du plateau Tibétain. Le LCC a surtout contribué au verdissement régional observé en Chine du Sud et dans l'Est des Etats-Unis. Les effets régionaux de facteurs inexpliqués suggèrent que la prochaine génération des modèles écosystèmiques devra explorer les impacts de la démographie forestière, les différences entre les intensités de la gestion régionale des terres cultivées et des pâtures ainsi que d'autres contraintes émergentes liées à la productivité telles que la disponibilité en phosphore.

 

A noter que l'effet fertilisant du CO2 sur la croissance des végétaux est connu depuis bien longtemps. Voici, par exemple un article publié en 1920 sur ce sujet . De nos jours, les maraîchers et les horticulteurs qui cherchent à améliorer leurs rendements, imposent couramment une concentration d'environ 1000 ppm (qui semble être un optimum, soit 2,5 fois la concentration naturelle actuelle) de gaz carbonique dans leurs serres, évidemment sans dommages pour eux.
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Tiré de l'article et à titre d'illustration, voici une comparaison, en terme de densité de probabilité, entre les différents modèles utilisés et la moyenne des trois observations satellitaires (AVG OBS).

Sa légende : d, Graphe de densité de probabilité des tendances des LAI pour GIMMS LAI3g, GLASS LAI, GLOBMAP LAI avec la moyenne des trois séries de mesures satellitaires (AVG OBS).

On constate, en effet, que le graphe de densité de probabilité est fortement déporté vers les valeurs des tendances positives, ce qui est une manière probabiliste d'illustrer le verdissement de la planète. Comme on le voit, ceci est valable aussi bien pour les modèles que pour les observations effectives.

 

On aurait pu espérer que tout le monde se serait réjoui de cette bonne nouvelle.
La terre a (re)verdi ! Quelle aubaine pour les forêts, l'agriculture, les savanes et leurs riches biotopes ! joshgreening3


Eh bien, non. Pas du tout ! Du moins, pas partout, comme nous allons le voir.

 

Ci-contre, un "cartoon" de Josh que j'ai francisé et qui porte précisément sur ce sujet.


A la différence d'une partie de la presse et des médias anglophones qui ont souvent annoncé cette "bonne nouvelle", la quasi-totalité des médias francophones se sont carrément abstenus d'en informer leurs lecteurs et les rares qui l'ont fait se sont empressés d'en tirer des conclusions pessimistes, peut-être dans la crainte de "démobiliser" les lecteurs dans la lutte épique engagée contre le gaz carbonique (qui est le vecteur N°1 du cycle du carbone et de la vie sur la planète) et pour demeurer fermement dans la ligne gouvernementale de la COP21.

Tel le journal Ouest-France qui, sous la plume d'Alexiane Lerouge, relatant cette découverte, titre sans ambages : "La planète reverdit et ce n'est pas une bonne nouvelle".
Ce titre, plutôt étonnant, n'a pas manqué d'interpeler nombre de lecteurs de PU qui me l'ont fait savoir. De fait, on ne peut que s'interroger :

La planète verdit (depuis une trentaine d'années, au moins) et ce n'est une bonne nouvelle ?

La journaliste d'Ouest-France aurait-elle jugé préférable qu'elle ne verdisse pas mais qu'elle "brunisse" alors que l'on sait que les biotopes, le rendements de l'agriculture, les forêts bénéficient énormément du verdissement constaté ?

La raison de ce titre est plus ou moins justifiée par un sous-titre, quelques lignes plus loin. Selon Ouest-France et en substance : "Oui, bon, ça a reverdit mais ça ne va pas durer. ça sera pire après". Ce qui est traduit en novlangue journalistique par "Le calme avant la tempête"… Bigre !

Le pessimisme qui transpire de cette dépêche repose sur les affirmations de l'un des auteurs (un français, cité plus loin par Judith Curry) de l'article en question qui affirme que la capacité de la végétation de la planète à absorber le CO2 additionnel pourrait parvenir à saturation et qu'ainsi la végétation pourrait ne plus croître comme elle le fait depuis, au moins, une trentaine d'années, et pourrait même dépérir. Ceci, nous dit-on, résulte d'études (évidemment non précisées) qui l'affirment.

Nous avons voulu en savoir un peu plus sur cette question
et nous sommes donc retournés aux sources les plus officielles (et consensuelles, dit-on) qui soient, c'est à dire vers le dernier rapport scientifique officiel du GIEC, dit l'AR5 (Assessment Report N°5) publié en 2013.
Dans ce rapport très volumineux dont la lecture est riche d'enseignements même s'il est, hélas, très peu fréquenté par les médias et les politiques, on trouve un chapitre 6 du WGI (Working Group I, les bases scientifiques) dédié au cycle du carbone.
Voici un extrait de ce chapitre qui dément frontalement les affirmations du journal Ouest-France.

AR5 (2013) WGI -Chap. 6 intitulé : Carbone et autres cycles biogéochimiques (Carbon and Other Biogeochemical Cycles)greening6

Box 6.3 (page 502) : "L'effet fertilisant du dioxyde de carbone"

“Depuis l'AR4 [NdT : le rapport précédent qui date de 2007], de nouveaux éléments de preuves sont devenus disponibles à partir des expériences de longues durées nommées "Enrichissement par le CO2 en air libre" (Free-air CO2 Enrichment, FACE) sur des écosystèmes tempérés qui montrent la capacité des écosystèmes exposés à des forts taux de CO2 à soutenir des taux plus élevés d'accumulation de carbone pendant de nombreuses années."

Autrement dit, le programme FACE montre que les écosystèmes (tels les forêts, les plantes, les récoltes vivrières, etc.) sont capables de faire face à une augmentation du taux de CO2 pendant de nombreuses années. Il n'est pas question de saturation dans le texte du GIEC.

C'est aussi ce que soutenait, entre autres, un article, datant de 2011, qui analysait deux publications sur les processus au moyen desquels les végétaux s'adaptent aux taux élevés de CO2 et aux sécheresses, notamment, en réduisant leurs pertes hydriques via la réduction automatique de l'efficacité du système stomatal. Les déclarations des auteurs sur la pérennité de ces processus qui favorisent la croissance, même en zones appauvries en humidité, sont sans ambiguïté :

"Notre premier article montre les connexions entre la température, la transpiration et la densité des stomates" dit Dilcher. "Le second article concerne l'application de ce que nous savons pour le futur."
Ce modèle suggère qu'un doublement de la concentration de dioxyde de carbone – de 390 ppm à 800 ppm – [NdT : nous en sommes à 400 ppm] divisera par deux la quantité d'eau perdue dans l'atmosphère, ce qui permet de conclure dans le second article que "l'adaptation des plantes à l'augmentation de CO2 est actuellement en train d'altérer le cycle hydrologique et le climat et continuera à le faire tout au long de ce siècle"".

Autrement dit, la Nature a plus d'un tour dans son sac comme nous le découvrons peu à peu et comme nous en reverrons un exemple au §3. Les plantes continueront à s'adapter tout au long du siècle y compris pour un doublement du taux de CO2 dans l'atmosphère. Nous avons le temps de voir venir et si la planète continue à reverdir au rythme où elle l'a fait durant les trois décennies passées, ce ne peut-être qu'une bonne chose. Sauf à craindre d'être contraints de vivre à un époque du type jurassique ou le taux de CO2 était quelques 2,5 fois plus élevé que maintenant et où la végétation était luxuriante au point de permettre l'alimentation et la croissance d'animaux gigantesques, les dinosaures.

Voici le point de vue de Judith Curry sur ce sujet :

"Cet article est sans doute l'étude qui fait le plus autorité sur le verdissement de la Terre que j'ai vu, bien que je sois certaine qu'il ne sera pas le dernier mot sur ce sujet. Pour ce qui est de son évaluation en terme de politique c'est à dire en essayant de faire le bilan entre les effets bénéfiques de l'accroissement de la végétation pour une population en augmentation rapide et la hausse hypothétique du niveau des mers et des événements météorologiques plus extrêmes, la réponse n'est pas du tout évidente. Il est inapproprié de rejeter les arguments des soi-disant "opposants", parce que leur désaccord avec le consensus reflète un conflit de valeurs et une préférence pour l'empirique (c'est à dire pour ce qui a été observé) par opposition à l'hypothétique (c'est à dire ce qui résulte des projections des modèles climatiques). Ces désaccords sont au coeur du débat public sur le changement climatique et ces problèmes devraient être débattus et non pas écartés.

J'ai commencé à creuser ce sujet à peu près à l'époque du procès du Minnesota au sujet du coût social du carbone en octobre dernier. A cette époque, une image non publiée dans la littérature par le co-auteur Myneni était le sujet de violentes disputes. Apparemment, ce diagramme était une version préparatoire de ceux qui sont publiés dans l'étude dont il est question ici (l'auteur principal était en postdoc chez Myneni). La version publiée montre beaucoup plus de verdissement et une beaucoup plus grande part est attribuée aux émissions anthropiques. [...]  

J'ai été très irritée par cette affirmation contenue dans leur communiqué de presse :

L'aspect bénéficiaire de la fertilisation par le CO2 qui promeut la croissance des plantes, a été utilisé par les opposants, plus spécialement par Lord Ridley et Mr Ruppert Murdoch, pour argumenter contre les coupes des émissions de carbone destinées à lutter contre le changement climatique telles que celles sur lesquelles est fondé l'accord de la 21e Conférence des Parties (COP) qui s'est tenu à Paris, l'année dernière, sous la houlette de l'Organisation des Nations Unies sur le Changement Climatique (UNFCC).

Pourquoi donc, l'auteur coordinateur principal du GIEC, Philippe Ciais, éprouve-t-il le besoin de lancer cette pique à l'encontre de Ridley et Murdoch ? En particulier, il y a des années que Ridley a fait des déclarations publiques au sujet du verdissement de la planète, lesquelles ont été sévèrement critiquées à l'époque mais qui sont confortées par ce nouvel article. Il semble que Ciais soit le seul, parmi les auteurs, a faire une telle déclaration désobligeante (du moins, pour le moment). Qu'est ce qu'un auteur/militant du GIEC peut faire quand la science ne va pas dans le sens de son agenda politique ? Malheureusement, il semble que le ré-examen de leurs prémisses ne fasse pas partie de leur programme.  

Cet article met en lumière les très substantielles incertitudes qui règnent sur notre compréhension quantitative du budget global en matière de carbone [NdT :cad le "cycle du carbone"]. Ce nouvel article signifie que :

  • Comme Nic Lewis le fait remarquer, cet article modifie les scénarios RCP [NdT : les modèles informatiques usuels] pour ce qui concerne le contenu résultant en CO2 de l'atmosphère. Les scénarios RCP sont significativement trop élevés.
  • Cet article change la dynamique du calcul du coût social du carbone et va dans le sens de l'abaissement."

Dans ces conditions, on peut penser que c'est prendre une très grosse responsabilité, comme il a été fait récemment lors de la COP21, que de promouvoir la limitation drastique du taux de CO2 atmosphérique en se basant sur des résultats hypothétiques de modèles, alors que des observations directes, démontrent que le CO2 a (aussi) des effets bénéfiques manifestes sur la végétation, l'agriculture, les forêts et les biotopes. De fait, le "coût social du carbone" (comme l'on dit) a été notablement surestimé.
En effet, celui-ci n'a pris en compte que les aspects négatifs hypothétiques résultant des modèles sans prendre suffisamment en compte le très bénéfique et très considérable verdissement observé de la planète. Ce "verdissement", maintenant évident, est d'une importance cruciale, tout particulièrement en cette époque de croissance, pour quelque temps encore, de la population mondiale.
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2) Une autre bonne nouvelle, et pas des moindres, également publiée dans la Revue Nature : La pluviosité et les sécheresses récentes ne sont guère différentes de celles des siècles précédents. Il y a eu pire dans le passé.
L'article montre surtout que, dans ce domaine, les prédictions des modèles étaient erronées, ce qui jette de sérieux doutes sur leur capacité à prédire l'avenir.

Voici l'entête et le résumé de l'article sur ce sujet, paru le 6 Avril 2016 dans Nature, accompagné d'une traduction en français du titre et du résumé.

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source : Nature

 

 

Variabilité hydroclimatique de l'Hémisphère Nord durant les 12 siècles écoulés.

Résumé : Une modélisation précise et des prédictions à l'échelle locale et à celle des continents de la réponse hydroclimatique au réchauffement climatique sont essentielles étant donné le fort impact de l'hydroclimat sur le fonctionnement des écosystèmes, sur le rendement des récoltes, sur les ressources hydriques et sur la sécurité de l'économie. Cependant, les incertitudes en matière des prédictions hydroclimatiques demeurent importantes, en partie du fait que la période pour laquelle nous disposons de données instrumentales pour tester les modèles climatiques est courte. Dans cet article nous présentons une reconstruction spatiale sur l'hémisphère Nord de la variabilité hydroclimatique durant les douze siècles écoulés, déduite d'un réseau de 196 enregistrements d'indicateurs proxy qui couvrent au moins un millénaire. Nous utilisons cette reconstruction pour replacer les récents changements hydrologiques ainsi que les scénarios pour le futur, dans le contexte à long terme des tendances hydroclimatiques résolues dans l'espace et persistantes dans le temps. Nous trouvons un pourcentage plus élevé de surface de terres avec des conditions relativement plus humides du IXe au XIe siècle et au XXe siècle tandis que les conditions sèches sont plus répandues entre le XIIe et le XIXe siècle.
Notre reconstruction révèle que des cycles marqués en dents de scie, d'humidité alternée observés dans les données instrumentales, dans la zone méditerranéenne, dans l'Ouest des USA et en Chine, ont été en action de manière persistante durant les douze siècles écoulés. A partir d'une compilation actualisée des températures de 128 indicateurs proxy, nous précisons la relation entre l'hydroclimat de l'hémisphère Nord reconstruit à l'échelle centennale avec la variabilité de la température. Même si des conditions humides et sèches se sont produites sur de vastes étendues dans des conditions climatiques, tout aussi bien, froides que chaudes, une covariabilité statistiquement significative entre l'hydroclimat et la température est évidente pour des régions spécifiques. Nous comparons les anomalies hydroclimatiques reconstruites avec les simulations des modèles généraux de circulation impliquant le couplage océan-atmosphère et nous trouvons un accord raisonnable pour l'époque pré industrielle.
Cependant, l'intensification des anomalies hydroclimatiques, par comparaison avec les siècles précédents, simulée pour le XXe siècle n'est pas confirmée par notre nouvelle reconstruction multi-indicateurs. Ces résultats suggèrent qu'il reste beaucoup de travail à effectuer avant que nous ne soyons capables de modéliser la variabilité hydroclimatique avec certitude et ils mettent en lumière l'importance des données paléoclimatiques pour pouvoir situer les changements hydroclimatiques récents et prédits dans un contexte millénaire. .

Le résumé est un peu touffu mais la fin de la conclusion de l'article est claire. En voici une traduction :

"Il y a plusieurs explications possibles pour expliquer la capacité médiocre des modèles climatiques à simuler la variabilité hydroclimatique correctement : Des gaps dans la connaissance des processus physiques qui décrivent les phénomènes qui définissent les paramétrisations des modèles des éléments de la grille qui servent pour le calcul, des biais systématiques dans les valeurs absolues des températures dans les modèles qui affectent l'évaporation et les processus de précipitation ainsi qu'une sous-estimation de la variabilité hydroclimatique interne. Nous ne trouvons qu'un accord médiocre à l'échelle régionale entre les reconstructions et les modèles comme on s'y attendrait si la variabilité hydroclimatique de l'hémisphère Nord était davantage pilotée par sa dynamique interne plutôt que par un forçage externe [NdT : ici externe = anthropique]
Notre comparaison des caractéristiques des distribution et de l'évolution temporelle des hydroclimats aux grandes échelles de temps, reconstruites et simulées aux échelles centennales, montrent de fortes similarités jusqu'au 19e siècle.

Cependant, les informations apportées par les indicateurs proxy ne vont pas dans le sens des tendances trouvées par les simulations selon lesquelles les régions humides seront plus humides et selon lesquelles les régions plus sèches le seront davantage, dans un climat plus chaud.
De plus, nos reconstructions des hydroclimats ne confirment pas la tendance vers une intensification générale et sans précédent du cycle hydrologique durant le vingtième siècle associé avec des conditions plus extrêmes pour les anomalies sèches comme humides, durant le présent réchauffement climatique comme cela est simulé par un ensemble de modèles.

Nos résultats sont conformes aux analyses récentes qui résultent des observations instrumentales et qui montrent des évidences médiocres pour ce qui est de l'intensification des anomalies sèches et humides durant le présent réchauffement climatique.

L'absence d'évidence pour la réponse hydroclimatique prévue par les modèles en présence de températures plus élevées suggère que, soit le réchauffement du XXe siècle n'a pas été assez intense pour que cette signature émerge,
soit que les éléments déclencheurs pour ces mécanismes doivent être ré-examinés.
Nous concluons qu'une perspective à l'échelle du millénaire telle que celle qui est procurée par les analyses multi-indicateurs, est cruciale pour servir de banc d'essai et pour évaluer les performances des simulations hydroclimatiques avec précision."

Parmi d'autres, cet article, relativement exhaustif, et basé sur les observations effectives, dément donc frontalement, et une fois de plus, les affirmations fantasmatiques selon lesquelles : "Le sec sera plus sec et l'humide plus humide" que nous avons entendues répétées à satiété par nos ministres, nos édiles et nos journalistes qui se sont notamment apitoyés sur le futur climat africain, en particulier lors de la COP21.

Pour cette fois, et hormis quelques envolées stylistiques inappropriées et des erreurs factuelles traditionnelles chez cette agence de presse, une dépêche (en anglais) de l'AFP résume (presque) correctement la situation. De fait, son intérêt réside essentiellement dans le fait qu'elle rapporte les propos du ou des scientifiques impliqués dans cette étude. On retrouve, quoique dans une moindre mesure, les mêmes biais dans la dépêche de Reuters ("Les données climatiques depuis les Vikings jettent un doute sur les extrêmes plus humides, plus secs").

A ce propos, il est instructif (amusant) de comparer les versions dans les deux langues (anglais et français) de la même dépêche AFP qui traite de cet article. On constate immédiatement que la version française est – disons – soigneusement "édulcorée" dans les sens de l'actuel politiquement correct (chez l'organisateur de la COP21 ?).

Par exemple, la version américaine de cette dépêche AFP annonce sans ambages que :

"Predictions of unprecedented rainfall extremes in the 20th century driven by global warming turned out wrong"

"Les prédictions de pluies extrêmes et sans précédent, résultant du réchauffement climatique durant le 20e siècle, se sont révélées fausses"

Ce qui est clair et net mais qui devient, dans la version euphémisée destinée aux médias francophones :

"Les modèles de prévision annonçant des précipitations sans précédent au XXe siècle du fait du réchauffement climatique étaient partiellement défectueux"

Voici donc une traduction du texte anglais, non expurgé à destination du public francophone, de l'AFP :

"Les prédictions de pluies extrêmes et sans précédent, résultant du réchauffement climatique, durant le 20e siècle, se sont révélés fausses, selon une étude parue mercredi. Ceci jette un doute sur les méthodes utilisées pour la projection des tendances pour le futur. Une collecte massive des données pluviométriques pour les 1200 années passées, montre qu'il y a eu des épisodes plus dramatiques d'événements secs/pluvieux durant les siècles plus froids avant que les hommes installent le réchauffement climatique piloté par les fluides fossiles.  

Ceci pose un problème, nous dit une étude parue dans la revue Nature, parce que ce sont les mêmes modèles qui sont utilisés pour prédire des extrêmes records de pluviométrie des années 19xx qui sont à la base des projections pour les années à venir. "Cela pourrait être plus difficile de prédire le futur que nous le supposions" a déclaré l'auteur principal de l'étude, Fredrik Ljungvist de l'Université de Stockholm, à l'AFP au sujet de ces résultats.

“La vérité peut être plus – beaucoup plus – compliquée".

Le Comité sur la Science du Climat de l'ONU qui fait autorité en matière de consensus [NdT : cad le GIEC], soutient que les régions sèches le seront encore plus et que les zones humides le seront davantage du fait de la hausse des températures en réponse aux émissions de gaz à effet de serre [NdT : Faux ! Le dernier rapport scientifique complet du GIEC, l'AR5 (2013), ne dit pas cela. Il dit qu'il ne se prononce pas sur ces questions et que la confiance dans les prédictions est faible ou très faible. En l'occurence, l'AR5 avait raison. Par contre, le rapport précédent (l'AR4 de 2007) soutenait cette idée qui a été très sérieusement recadrée dans le plus récent rapport, l'AR5. Il serait sans doute souhaitable que le personnel de l'AFP s'informe un minimum, avant de rédiger ses dépêches.]

Mais ce nouveau travail nous dit que les températures très élevées [Ndt : "Sky-high" (!) dans le texte en anglais] durant le XXe siècle n'ont pas directement résulté dans des extrêmes climatiques en matière de temps humide et sec comme beaucoup l'avaient attendu. Ceci signifie qu' "une grande partie du changement n'est pas seulement piloté par la température mais par une variabilité interne, plus aléatoire", a expliqué Ljungqvist.

“De ce fait, il est très, très difficile de prédire aussi (les extrêmes en terme de précipitations) avec des modèles"

Durant la période de temps couverte par cette étude, les sécheresses étaient plus sévères durant le XIIe siècle qui était un siècle chaud et durant le XVe qui était froid, a déclaré le scientifique. Pour cette étude, une équipe d'experts en histoire, en climat, en géologie et en mathématiques a compilé les données au sujet des sécheresses et des pluies pour l'Europe, le Nord de l'Asie et de l'Amérique, pour reconstruire 12 siècles d'"histoire de l'eau".Ils ont pris en compte les évidences des flux des rivières, du niveaux des lacs, des sédiments marins et lacustres conservés par la géologie ainsi que les cernes des arbres et les relevés historiques.  

La reconstruction par l'équipe pour le XXe siècle diffère considérablement [NdT : "The team’s reconstruction for the 20th century differed vastly from climate models" en anglais, ce qui est assez différent de la version française édulcorée qui trouve que les modèles ne sont que "partiellement défectueux".] des modèles climatiques qui avaient suggéré que les zones humides auraient dû l'être encore plus et que les sèches auraient dû l'être davantage que jamais auparavant. "Dans le passé, sur une échelle de temps plus longue, il y a eu des variabilités encore plus importantes", dit Ljungqvist. [...]"

A noter également qu'une autre étude extensive parue récemment (Nov 2015) dans le Journal of Hydrology qui porte sur la pluviosité sur le globe du XVIIIe siècle à 2013 (antarctique exclus) ne montre aucune variation significative dans les tendances des pluies durant cette période. (article en accès libre).

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3) Et enfin, une troisième bonne nouvelle : Les planctons sont entraînés à survivre à des variations de température considérables durant leurs périples à travers les océans du globe. Ils ne souffriront pas du réchauffement climatique, contrairement à ce que l'on craignait auparavant.

Cette conclusion résulte des travaux de recherche publiés, le 26 Avril 2016, dans la revue (réputée) PNAS, les Proceedings of the National Academy of Science (US).

En bref, jusqu'à présent, et c'est le point de vue qui était reflété dans le dernier rapport du GIEC (l'AR5 de 2013), on pensait qu'il suffisait d'étudier l'influence de la température sur les planctons océaniques situés dans des endroits déterminés, fixes et bien choisis. Les conclusions étaient pessimistes sur l'avenir des planctons dans le cadre d'un réchauffement supposé à venir.
On sait les variations de température significatives se produisent essentiellement en surface où demeurent les planctons dont la survie pouvaient être remise en cause par la réchauffement climatique. Ceci pourrait avoir, à l'évidence, des conséquences dramatiques pour les biotas marins dont ils constituent une part essentielle de l'alimentation.
C'était oublier que de puissants courants marins animent constamment la surface des océans et entraînent, dans leurs périples, les planctons qui subissent ainsi des amplitudes thermiques considérable au cours de leur vie et de leur reproduction. Les chercheurs, auteurs de l'article suivant, ont montré que les planctons pouvaient affronter ainsi, sans dommage et au cours de leurs périples, des variations de températures de 10°C ce qui les place hors de portée des avanies d'un hypothétique réchauffement climatique à venir.
On constate donc que les planctons de surface qui sont les plus menacés, sont hyper-résistants. Beaucoup plus qu'on ne le croyait auparavant.
En bref, on voit que la Nature a plus d'un tour dans son sac pour déjouer les analyses les plus pessimistes des chercheurs rédacteurs du rapport du GIEC.

Voici l'entête de l'article et une traduction en français :

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Les courants océaniques dérivants impactent l'exposition intergénérationnelle des organismes microbiens à la température.

Signification : Nos compréhension actuelle de la façon dont les biota marins sont adaptés à l'amplitude, au tendances et aux variations temporelles de la température de surface des océans, a résulté de l'examen de données à long terme en des endroits choisis des océans. Cependant, les planctons flottants ont une perception différente de leur habitat parce qu'ils dérivent au sein des courants océaniques. Dans cet article, nous les microbes océaniques qui résident dans la partie supérieure des océans peuvent être convoyés sur 3500 km en 500 jours et leurs températures opérationnelles dépassent les domaines de températures eulériennes in situ de valeurs atteignant 10°C, même dans des endroits qui ont une grande saisonnalité. Ce résultat remet en question le point de vue actuel sur l'exposition thermique dans la partie supérieure des océans et procure un nouveau cadre pour l'étude des impacts du changement climatique sur les organismes planctoniques.

Le résumé n'est guère transparent mais le communiqué de presse l'est. Le voici :

Communiqué de presse.

"Les planctons ont évolué de manière à survivre à une grande gamme de conditions et ceci grâce à leurs vastes et inattendus périples à travers les océans. C'est ce que suggère une nouvelle étude.

Ces organismes microscopique sont essentiels dans le réseau de l'alimentation marine. Ils procurent l'alimentation aux baleines, aux poissons et aux crustacés. Des scientifiques de l'UTS et de l'Imperial College of London au Royaume Uni ont modélisé la manière dont le plancton dérive dans les océans de manière à savoir dans quelle mesure ils sont menacés par le réchauffement des océans.

Les résultats de cette étude, publiés dans le journal Proceedings of the National Academy of Science (PNAS), montrent, pour la première fois, l'étendue du domaine de température que les planctons subissent durant leur parcours. Dans la plupart des endroits, ils endurent des extrêmes de température qui vont bien au delà de ce qui est prédit par les modèles du réchauffement climatique.

Les scientifiques ont utilisé un modèle de circulation océanique global qui simule les trajets de trois millions de planctons virtuels ainsi que les conditions thermiques qu'ils rencontrent.

Ils ont trouvé que les courants de surface peuvent transporter des particules dérivantes jusqu'à des distances de 3500 km en 500 jours ce qui est à peu près l'équivalent d'une personne qui irait, en ramant, de la Californie à Hawaï. Durant ce périple, elles sont soumis à des variations de température qui atteignent 10°C de plus que s'ils étaient restés, immobiles, au même endroit.

"Les expositions passées à des fluctuations de température peuvent influer sur la manière dont les populations de planctons réagissent quand elles seront exposées aux futurs changements climatiques" a déclaré l'auteur principal, le professeur associé Martina Doblin qui dirige le Productive Coasts research program au sein du groupement sur le climat de l'UTS (C3). "Nos résultats suggèrent que les effets du changement climatique sur les planctons océaniques devront être ré-évalués pour prendre en compte ces observations."

 

4) Que peut-on en conclure ?

Que la science progresse. Lentement mais sûrement. Imperturbablement, elle remet constamment en cause ce qui était tenu pour acquis ("setlled", disent-ils). il en va ainsi de la science en général et pas seulement de la science climatique. Il faudra bien que les médias/politiques/militants se fassent à cette idée.

On observe par exemple que les vieilles antiennes selon lesquelles "le sec sera plus sec et l'humide le sera davantage" répétées à l'envi par nos politiques et nos médias ont encore mordu la poussière, accablées par les évidences scientifiques qui se multiplient. Si on est optimiste, on peut rêver qu'un jour, dans le futur, nos édiles et nos médias s'informeront correctement, ne serait-ce qu'en lisant les plus récents rapports scientifiques du GIEC…à défaut de suivre les publications scientifiques.

A noter que les trois article présentés ici insistent, dans leur conclusions, sur la nécessité d'impliquer les résultats de leurs études dans les prochaines évaluations telles celles du GIEC. Et il ne s'agit pas de détails. très loin de là. Il s'agit même, dans certains cas, d'une remise en cause profonde des modèles en vigueur.
Ceci montre, à l'évidence, que la science du climat "is not settled", n'est pas (encore) établie, contrairement à ce que beaucoup (politiques, médias, certains chercheurs) croient ou cherchent à vous (nous) faire croire.

En aparté, vous observerez qu'aucun des auteurs des articles scientifiques – et c'est également vrai pour les autres articles scientifiques que j'ai eu l'occasion de vous présenter ou d'examiner – ne déclare "croire" ou "ne pas croire dans le réchauffement climatique anthropique", ce qui n'a d'ailleurs aucun sens. C'est la question de l'amplitude des diverses causes possibles et des conséquences envisageables qui reste posée et qui mérite (et reçoit) des réponses non binaires et argumentées. Les auteurs des articles qui paraissent dans la littérature, se limitent, pour une grande majorité d'entre eux, à chercher à comparer les prédictions des modélisation effectuées par les ordinateurs avec la réalité observée et d'en tirer des conclusions sur la nécessité de revoir les modèles ou de tenir compte de facteurs autrefois ignorés, comme c'est, par exemple, le cas pour l'article ci-dessus.
C'est pour cette raison qu'il est absurde (voire peu honnête) que d'essayer d'évaluer, à partir de ces mêmes articles, la proportion de ceux "qui croient" et de ceux "qui ne croient pas", au réchauffement climatique anthropique" comme l'a fait récemment une célèbre "étude" (abondamment citée par les médias/politiques/militants), – ici examinée en détail par Richard Tol, un spécialiste de la question – proclamant que 97% des articles scientifiques portant sur ces sujets "croient au réchauffement climatique anthropique".

Il faut s'y résoudre : L'objectif de ces scientifiques n'est pas de "croire" ou de ne "pas croire"en une théorie en vigueur. Il est de discerner ce qui colle ou ne colle pas avec les modèles issus d'une théorie et de détecter et de signaler les paramètres fondamentaux dont on a pu sous-estimer l'importance et, éventuellement, de suggérer des remises en cause et des révisions. C'est ce qu'ils font, jour après jour.

 

Stay Tuned !

Pensée unique 26/1/2020

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