Demain on rase gratis !!!!

En 2007, le PIB de l’euroland devrait ainsi progresser de 2,4% en moyenne. La précédente estimation de Bruxelles, effectuée en novembre, pariait sur seulement 2,1%. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont les locomotives de la zone, avec des prévisions revues en forte hausse : 1,8% au lieu de 1,2% pour Berlin, 2% au lieu de 1,4% pour Rome et 3,7% au lieu de 3,4% pour Madrid. Le PIB de la France, lui, devrait se contenter d’un petit 2,2%, alors qu’en novembre les économistes de la Commission tablaient sur 2,3%. Une révision à la baisse certes négligeable mais qui confirme la tendance indiquée par les données publiées mardi. Selon ces dernières, dévoilées par l’Insee, la croissance de la France s’est établie à 2% seulement en 2006. La zone euro, elle, avait enregistré l’année dernière une hausse du PIB de 2,7% en moyenne. (Express 17 Février 2007).

Et si au lieu de se préoccuper du chiffrage proprement dit, nous nous intéresserions de préférence aux mesures capables d’aider à relancer cette croissance qui nous fait si cruellement défaut ?…

Posons-nous la question pour chaque mesure annoncée afin de savoir si elle aura un impact positif ou négatif sur la croissance française.

Nous avons de plus un point de comparaison très intéressant qui s’appelle l’Irlande car ce pays à réussi à se sortir de la spirale infernale de déficits structurels pour parvenir à être l’un des moteurs de l’Union par la croissance de son PIB et la faiblesse de son taux de chômage.

Le fait que la croissance française soit totalement pénalisée par le poids de ses prélèvements fiscaux et sociaux et par la rigidité de sa législation du travail n’est plus un secret pour personne. C’est donc sur ces différents points qu’il faut se consacrer pour essayer de comprendre l’impact des programmes présidentiels sur la croissance française, autre méthode pour les chiffrer.

Il est d’ailleurs dommage que le parti socialiste n’ait une fois de plus pas pris connaissance du dernier rapport publié par le Conseil Economique sur le sujet et rapporté au Sénat :

celui de MM. CHRISTIAN SAINT-ETIENNE ET JACQUES LE CACHEUX (http://www.senat.fr/rap/r05-033/r05-03310.html) intitulé

« Croissance équitable et concurrence fiscale », et proposant une réforme d’ensemble de la fiscalité directe.

Pour Madame Royal la connaissance de cette analyse doit sans doute se situer au même niveau que le nombre de sous marins nucléaires français ou de la construction d’un deuxième porte-avion : avec l’Europe ! dit-elle, alors que c’est déjà le cas puisque notre projet est commun avec la Grande Bretagne ! nous nageons donc bel et bien dans le flou le plus total….

Je citerais simplement deux extraits tout à fait significatifs de ce rapport : La réforme de la fiscalité directe.

Le rapport propose une réforme des principales impositions directes représentant globalement 12 points de PIB, soit l’impôt sur le revenu (IR), l’impôt proportionnel sur les plus-values, la CSG, l’ISF, les droits de mutation à titre gratuit (DMTG) et l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IS). Il n’englobe pas en revanche une éventuelle réforme de la TVA.

Dans un souci d’efficacité économique, le rapport propose d’alléger la fiscalité des entreprises, en ramenant le taux d’IS à 18 %. En effet, si le taux d’IS des petits Etats européens converge vers 12-13 % (ce qui correspond notamment au taux pratiqué par l’Irlande et l’Estonie), celui des grands Etats européens converge vers 18-19 %. Les auteurs du rapport estiment en effet que les grands pays qui offrent des marchés importants et des effets d’agglomération significatifs, peuvent maintenir des taux d’imposition légèrement supérieurs à des petits pays périphériques.

Cet allégement de l’IS réduirait les recettes fiscales de 1 point de PIB, soit environ 15 milliards d’euros. Dans le même souci d’efficacité économique, il est proposé d’alléger la fiscalité pour les hauts revenus.

Bien qu’ils n’avancent pas de chiffrage précis à cet égard, les auteurs du rapport estiment que la réforme proposée augmenterait de manière importante la croissance du PIB.

Ainsi, « le nouveau système fiscal français conduirait à une rapide expansion de la production, des revenus et donc des bases d’imposition. A nouveaux taux donnés, les recettes fiscales progresseraient significativement et ramèneraient rapidement les finances publiques à l’équilibre ».

Lors de son audition par la commission des finances, M. Christian Saint-Etienne a estimé que la réforme permettrait de porter à moyen terme la croissance de l’économie française à 3-3,5 % par an.

Si, comme on le verra ci-après, l’accent mis sur les conséquences de la concurrence fiscale est excessif selon certains économistes, la réforme proposée fait l’objet d’un consensus de la part des économistes. Ils considèrent qu’il est économiquement souhaitable que le système fiscal repose sur des bases larges et des taux faibles, qu’il soit simple, et que les hauts revenus ne soient pas lourdement taxés.

D’ailleurs, pour illustrer ces propositions d’amélioration de l’efficacité économique, on peut également se rapporter aux derniers chiffres indiqués par le Figaro sur les montants des capitaux qui avaient quittés la France depuis cinq ans pour des raisons fiscales : restés en France, ces capitaux auraient été générateurs de croissance, d’emplois, de taxes indirectes et directes, de consommation. Ils sont chiffrés à 32 Milliards sur les cinq dernières années.

Amusons-nous à faire la comparaison suivante : Les financiers qui cherchent à investir leurs capitaux cherchent la plupart du temps un retour sur capitaux investis de l’ordre de 15% sinon ils n’investissent pas .

15% de 32 Milliards représentent 4,8 Milliards par an, soit 10% de notre PIB trimestriel et 2,5 % de notre PIB annuel.

En conservant un calcul purement linéaire sur les cinq dernières années (ce qui est faux puisqu’il est exponentiel ), il s’avère alors que si nous avions pu garder ces capitaux, nous aurions augmenté notre PIB de 2,5 % sur la période, soit 0.5% de croissance supplémentaire .

Ce calcul simpliste illustre les chiffres de M. Christian Saint-Etienne qui a estimé que la réforme permettrait de porter à moyen terme la croissance de l’économie française à 3-3,5 % par an.

Dans ces conditions, à travers cet éclairage, demandons-nous quelles mesures des candidats sont les plus favorables à la croissance française… nous aurons une bien meilleure réponse qu’à travers un chiffrage totalement hypothétique … qui en fait abstraction.

Et là , faut-il vraiment que je vous fasse le comparatif entre les programmes des deux candidats pour que vous trouviez la réponse ?
Je pense que ce n’est pas nécessaire , vous la connaissez déjà !!!

18/2/2007

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