6 février 2023
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Coran et Science

Autre exemple très souvent invoqué, il faudrait voir la tectonique des plaques (inconnue à l’époque) dans les versets suivants :
N’avons-nous pas établi la terre comme un lit, et les montagnes comme des pilotis ? (Coran, 78, 6-7) [d’autres traductions parlent plutôt de “couche” et de “piquets”].
Où l’on découvre une analogie naïve entre le piquet qui surélève la partie d’une toile qui repose dessus, et les montagnes qui effectivement peuvent montrer la même forme générale.
Oui, mais bien souvent on nous dit que le professeur Untel, autorité éminente pour tel domaine, confirme les prétentions des zélateurs du Coran pour tel ou tel verset qui contiendrait une vérité scientifique inaccessible au temps du Prophète (ces assertions sont d’ailleurs copiées d’un site à l’autre). Il faut savoir comment on obtient ce genre de caution. Par exemple, on invite quelques savants à un congrès ou séminaire, où ils pourront, tous frais payés, rencontrer leurs confrères du bout du monde, ce qui est primordial pour eux. On comprend qu’il leur soit difficile de refuser une déclaration complaisante.

Du reste bien des scientifiques ont reconnus par la suite avoir été piégés, que leurs déclarations avaient été manipulées, mais on continue sans vergogne, dans les milieux islamiques, à les citer comme références. Ainsi un certain William Hay, de l’Université du Colorado (il est depuis passé en Allemagne), spécialiste de la mer, régulièrement cité pour une histoire de “vagues profondes” qu’on trouverait dans le Coran. Il affirme maintenant : “Je suis tombé dans ce piège et ai ensuite averti d’autres d’y prendre garde”.

Quand le Coran donne un point de vue sur une question scientifique, il se réfère à la science du temps où il a été écrit. Ainsi sur l’astronomie.
“Il [Dieu] a formé les sept cieux posés les uns au-dessus des autres. Tu ne trouveras aucune imperfection dans la création du Miséricordieux. Lève les yeux vers le firmament ; y vois-tu une seule fissure ?” (67, 3)
“Nous avons bâti au-dessus de vos têtes sept cieux solides.” (78, 12)

Ces sept cieux solides et transparents, emboîtés les uns dans les autres, mus par d’invisibles engrenages, c’était la conception qu’en avait la science de l’époque (sauf qu’il fallait en fait au moins 8 cieux, certains auteurs antiques en rajoutant encore, mais Platon donne le mauvais exemple en s’arrêtant à 7). Ce n’était pas stupide, cela permettait de prévoir avec une grande précision les positions des astres, et expliquait comment certains astres semblent fixes les uns par rapport aux autres (étoiles), mais pas tous, seules chose qu’on demandait à l’astronomie en ce temps. Même Copernic s’y raccrochait encore quelque peu (il déplaçait simplement le centre des “cieux”). On a découvert depuis, avec Kepler, Galilée, Newton et les autres, d’autres façons, plus globales, de comprendre les mêmes phénomènes. Le Coran reprend, ni plus ni moins, les connaissances du temps où il a été “révélé”.

Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté (certains ont prétendu que ces sept cieux étaient les sept couches de l’atmosphère), un d’entre eux se trouve décoré d’étoiles (personne n’a proposé d’autre interprétation). Le ciel le plus proche…
Il décréta d’en faire sept cieux en deux jours et révéla à chaque ciel sa fonction. Et nous avons décoré le ciel le plus proche de lampes [étoiles] et l’avons protégé… (41, 12)

Maurice Bucaille, le champion des vérités scientifiques du Coran, ose prétendre que ce chiffre sept signifie “l’infini”. Pourtant personne n’a jamais considéré que les chiffres cent (nombre de coups de fouet encouru pour adultère d’après Coran, 24, 2) ou quatre-vingt (nombre de coups de fouets encouru pour dénonciation infondée d’adultère d’après Coran, 24, 4) représentent l’infini…

Et si l’on considère à présent les versets suivants :

Et quand il eut atteint le Couchant, il trouva que le soleil se couchait dans une source boueuse [note infrapaginale : autre interprétation, “une source bouillante”], et, auprès d’elle il trouva une peuplade… (18, 86)
Et quant il eut atteint le Levant, il trouva que le soleil se levait sur une peuplade à laquelle Nous n’avions pas donné de voile pour s’en protéger. (18, 90)

On ne voit guère qu’une conclusion : pour le Coran, la terre est plate.

Autre terrain, l’embryologie :

Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile,
Puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide.
Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence (quelque chose qui s’attache) ; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon ; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une toute autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs ! (23, 12-14)

Ce qui supposerait une connaissance miraculeuse pour l’époque de la “révélation”. Pourtant Claude Galien avait décrit le processus de façon plus précise près de cinq siècles auparavant (le Coran semble reprendre approximativement ses conceptions, y compris ses erreurs). On voit bien que l’ordre n’est pas le bon : la “chair” (les parties molles) apparaît avant les os au cours du développement. Accessoirement, le mot traduit par “embryon” signifie d’abord “bouillie”, de même que le mot traduit par “adhérence” (“alaqa”) signifie d’abord “caillot de sang” ou “sangsue”.

Accessoirement, il n’est pas difficile de trouver dans d’autres textes “révélés” des assertions d’allure scientifique surprenante. Lors de la toute première explosion nucléaire à Los Alamos, Robert Oppenheimer, le patron scientifique de l’opération, extatique, répétait le verset de la Baghavad Gita (10, 11) parlant d’une lumière intense comme 1000 soleils.

Enfin, a contrario, il n’est pas difficile de citer une aberration monumentale induite par le Coran. Depuis la plus haute antiquité, on a su mettre en oeuvre des calendriers qui prennent en compte les saisons. Un seul et unique calendrier fait exception, ne tient aucun compte des saisons et est donc pratiquement inutilisable pour l’agriculture, la marine, etc. C’est le calendrier arabe. Et seulement depuis qu’a été “révélée” la sourate 9 :

Le nombre des mois est de douze devant Dieu, tel est dans le livre de Dieu, depuis le jour où il créa les cieux et la terre. Quatre de ces mois sont sacrés ; c’est la croyance constante. Pendant ces mois, n’agissez point avec iniquité envers vous-mêmes, mais combattez les idolâtres dans tous les mois, de même qu’ils vous combattent dans tous les temps, et sachez que Dieu est avec ceux qui le craignent (9, 36).

Car auparavant, le calendrier arabe, de même que les calendriers juif, chinois, etc. intercalait des mois supplémentaires lors de certaines années, pour rattraper le décalage des saisons induit par des mois lunaires (le calendrier occidental préfère ajouter plus ou moins de jours aux mois, ce qui tient encore mieux compte des saisons mais perd l’indication des phases lunaires par le calendrier). Et c’est ainsi que le jeûne du Ramadan, sous des latitudes élevées, peut être à peu près impossible ou dérisoirement facile selon les années (en pratique, on se cale sur les horaires d’une latitude plus basse).

à suivre…

http://perso.orange.fr/daruc/divers/desinformations.htm
http://facealislam.free.fr/
http://atheisme.free.fr/Contributions/Coran_1_embryologie.htm

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