Le futur est-il libéral ou conservateur ?

Pourtant, tous ou presque tous disent s’inspirer du modèle américain ou des réformes qui ont remis sur les rails de la croissance et du développement des pays comme le Canada, la Nouvelle-Zélande ou l’Australie.

Mais ce qui a réussi dans le monde et particulièrement outre-atlantique, ce n’est pas le libéralisme, c’est le conservatisme, un mélange d’idées prises chez Bastiat, Hayek, et, plus proche, Friedmann, mais s’appuyant sur un réalisme et écartant tout dogmatisme. Comme l’a expliqué un humoriste, la première ambition d’un conservateur est de conserver. Conserver quoi ? D’abord soi-même, son existence, sa liberté et son avenir. Et cela n’a jamais exclu l’intervention de l’Etat lorsque celle-ci était justifiée.

Mais ne l’autorise certainement pas lorsque l’appel à la régulation par l’Etat n’est autre qu’une excuse pour certains d’étendre leurs pouvoirs et leurs privilèges.

Ce qui est remarquable dans le discours de Nicolas Sarkozy, c’est qu’aucun principe n’est poussé à l’extrême et que toute réflexion est toujours tempérée par un réalisme tiré de l’expérience. Ce qui déboussole parfois les puristes.

Notre pays a trop souffert de définir ses politiques avec des concepts creux inventés par des manipulateurs de la pensée publique, les 35 heures, la redistribution entre riches et pauvres censée justifier le poids écrasant des charges, alors que s’il y a redistribution, elle se fait seulement en faveur de quelques classes de privilégiés, etc.

Il serait temps que nous commencions à ancrer nos décisions sur la réalité, sur un diagnostic des faits appuyé d’études approfondies et non sur des chimères ou des dogmes.

Nicols Sarkozy paraît en avoir fait le centre de sa stratégie et de sa communication avec les Français.

Et comme c’est la saison pour chacun de dire ses préférences, tout le travail en profondeur que j’ai mené à l’iFRAP depuis 20 ans avant d’en abandonner la présidence, me pousse à considérer qu’il est le seul (avec un autre « petit candidat » intègre mais qui n’a aucune chance) capable d’être un conservateur et de remettre notre pays sur ses rails.

Mais voter pour lui ne signifie pas lui donner un blanc-seing. S’il est élu et s’il retrouve une majorité au Parlement, le vrai travail commence.

Bernard Zimmern
Président

IFRAP-2007

2/4/2007

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