Diktat tous azimuts des vrais faux progressistes

Après 60 ans d’indépendance, il était tout d’abord raisonnable de penser qu’à l’instar de pays qui ont su économiquement et socialement décoller après destructions et occupations comme en Corée du Sud, Singapour, le Kenya, voire, aujourd’hui, l’Éthiopie, les pays africains dont les ressortissants occupent une église à Grenoble auraient, eux aussi, depuis le temps, atteint  un tel stade. Il n’en est rien. La corruption et l’affairisme, ces deux mamelles du « réalisme » ont fait pencher la balance vers la gabegie, hypocrite, actuelle s’affalant par exemple dans les îles grecques et la périphérie parisienne (les « migrants » entassés comme des bêtes puis de temps en temps dispatchés aux quatre coins). Ce qui s’avère être au départ une émigration Sud-Sud se transforme en immigration Sud-Nord du moins pour les plus « fortunés » engraissant ainsi passeurs et belles âmes celles-ci se gonflant plutôt d’orgueil et de moraline au nom de droits dits « humains » qu’elles n’ont de cesse de bafouer pourtant en s’en prenant vertement à la critique des signes et coutumes les dégradant précisément, tout en refusant d’exiger que cela soit l’ONU et non pas l’UE ou les pays limitrophes qui prennent en charge cette irresponsabilité globale.

En fait, tout le discours de ces belles-âmes aujourd’hui recyclées à grande vitesse dans un tel relativisme (au nom d’un universalisme dévoyé : la liberté de chacun posée comme supérieure à tout droit souverain) est évidemment un mensonge, éhonté qui plus est, celui de croire que les rapports de pouvoir maintenus après l’indépendance sur les plans clientélistes et stratégiques avec la puissance colonisatrice auront été les principaux facteurs de cet échec patent de développement.

La plupart des élites africaines formées à Paris et à Moscou ont plaqué, toutes seules, les schémas étatistes et bureaucratiques ingurgités entre deux bourrages de crâne et trois orgies (la récente bagarre à la Gare de Lyon en étant l’un des remugles) alors qu’il s’agissait de pays encore structurés de manière tribale et patriarcale ; ce qui nécessitait des « transitions » (du palabre à l’État de droit il y a une marge) qui auraient permis sinon d’éviter du moins réguler ces actuelles immenses concentrations urbaines ayant fait la grande joie des affairistes (ONG comprises avec les surplus déversés cassant les cultures vivrières ou faisant la police dans les réserves normalisées) le tout se reconstituant cependant au grand dam des no borders et autres nihilistes déconstructionnistes ; néanmoins, du fait de la métamorphose des systèmes symboliques et imaginaires de référence collective, émerge de plus en plus (comme en Occident et ailleurs à vrai dire) ce contraste de plus en plus conflictuel et édifiant entre les « Nollywood » et les poussées intégristes (écologistes comprises) à l’affut des manques existentiels divers (et permanents) pour en faire leur fonds de commerce ; les uns et les autres financés par des « amis » douteux façon Soros Qatar Arabie Saoudite même combat….

Et les mêmes, au-delà de leur « diff-errance », prétendent se battre soit disant pour des droits « progressistes » alors qu’ils refusent, en même temps, de voir ces droits être défendus lorsqu’il s’agit de protéger les femmes non seulement du port de vêtements dégradants, mais aussi de spoliation de droits de base comme c’est le cas des différents codes de la famille régis par le code islamique; ne parlons pas des droits à vivre son homosexualité qui sont noyés dans des droits « LGBTQI+ » les récusant en réalité au profit d’une errance perpétuelle, d’un écartèlement, semblable à celui que subissait les suppliciés d’antan (jusqu’à ce que certains décident de revenir à leur sexe de départ ou la « détransition ») : où est le « progrès » dans ce cas ? De même lorsque le Président Macron et son ex-ministre de la santé osent déclarer qu’être « père » n’a aucun lien avec le fait d’être « mâle » apparaît bien là une régression inédite qui nie des décennies d’avancées dans les domaines de la psychologie de la motivation, de l’enfance montrant comment apparaît crucial la formation du modèle, constant et persistant, du père/mâle puisque les différences sexuelles ne sont pas qu’anatomiques mais aussi psychologiques, femme et homme ayant à la fois une approche similaire et distincte des rapports humains, les femmes cherchant plus l’accomplissement dans la qualité de leurs rapports sociaux, les hommes étant plus liés à la notion de performance le tout émergeant comme complexe inné/acquis qui ne peut se limiter à l’idée « d’intériorisation » (Joseph Nuttin (1980, in théorie de la motivation humaine, pp.166 et 214-215 ).

Les mêmes également s’en prennent à la langue créant un jargon déjà inaudible à l’oral et qui ensuite nie la nature du lien entre masculin et neutre, comme si le fait de dire « il pleut » pouvait se transformer en « elle pleut » ou qu’il (elle?) serait possible de métamorphoser la forme indirecte du style : il se pourrait que par elle se pourrait que ce qui ne veut rien dire.  Or, n’est-ce pas là le but ultime du déconstructionnisme néo-léniniste celui de ne plus pouvoir dire quoique ce soit ou la soumission prélude à la servitude volontaire à un ordre totalitaire que certains constituent d’ores et déjà là où ils peuvent tout en appelant à la prise de pouvoir dictatorial au nom de « l’urgence » dévalorisant de fait ce terme qui devrait être ultime.

Les pouvoirs actuels qui laissent faire une telle destruction/implosion (qui s’en servent même) sont immensément responsables d’un tel gâchis. Et ceux qui les laissent ainsi agir sont autant responsables ; ils le seront en tout cas devant l’Histoire (et rira bien qui pourra rire en…2050…).

Lucien SA Oulahbib 1/3/2020

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