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La paranocorona technocratique en roue libre

Le scientisme, ce délire prétentieux issu du vieux matérialisme que le marxisme n’a fait qu’amplifier (prétendant en finir une pour toutes avec le conflit entre humains) veut aujourd’hui non seulement « sauver la Terre » une fois pour toutes en luttant « contre-les gaz-à-effet-de-serre » (alors que sans cet effet de serre il n’y aurait pas de vie) mais cherche désormais à éradiquer tout virus singulier, comme si celui-ci était le plus virulent au monde alors qu’il n’est pas mortel dans la majorité des cas.

Aujourd’hui le paludisme tue bien plus soit 405 000 en 2018, de même  la grippe saisonnière, même si certains manipulent les statistiques en corrélant les +3000 morts actuels avec les +100.000 cas avérés alors qu’il faudrait attendre d’évaluer le nombre total de contaminés pour comparer puisque les chiffres de la grippe sont bien supérieurs par exemple en France (10 à 20.000 morts sur plusieurs millions de contaminés) le nombre de morts dans le monde variant entre 290.000 et 600.000.

Et que penser de la gastro-entérite (norovirus) qui fait des centaines de milliers de morts par an et qui touchent près de 700 millions de personnes dans le monde ?

Nous nageons en plein délire scientiste imbu d’immortalité, d’immobilisme, malgré l’apparence du mouvement (le « bougisme » naguère critiqué par Pierre-André Taguieff) et cela se traduit par ce refus obsédé et haineux de voir se transformer les clichés de carte postale montrant la même plage au sable cristallin, les étendues infinies de glace, pour certains « le » climat doit être élevé au rang de dieu puisqu’il fait partie de « la » nature elle-même déifiée comme si la dérive des continents n’avait jamais existé, la tectonique des plaques, le retrait puis le retour des glaciers, la hausse et la baisse des températures (bien plus élevées au temps des dinosaures) comme si enfin les paysages que l’on voit défiler en train ou se dérouler par avion étaient « naturels »(!) rappelle le dernier livre de Sylvie Brunel, alors que sans les paysans si décriés par nos onanistes mondains (la fameuse masturbation intellectuelle) il n’y aurait que forêts épaisses avec orties chardons et ronces en avant-garde.

Il est assez curieux et en même temps navrant de voir tous ces gens refuser ainsi la transformation, permanente, du monde, comme le disait le regretté Marcel Leroux, alors qu’ils n’ont de cesse de l’acclamer lorsqu’il s’agit de brassage de métissage physique et culturel…

Lucien SA Oulahbib 12/3/2020

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