29 octobre 2020

Afghanistan, Kurdistan:erreur conjointe de Zemmour et BHL

Il y a une contradiction majeure d’abord chez Zemmour : si l’islam est un et doit donc être critiqué, combattu, en bloc, dans ce cas le fait que les Talibans Erdogan Daesch veulent l’imposer, même à leur sauce (d’autant qu’ils n’ont aucun droit historique sur les pays conquis) doit être aussi critiqué et combattu ; ce qui implique cependant aucun compromis avec la corruption; c’est bien celle-ci qui a emporté le Vietnam du Sud, de même que l’Algérie dite “française” (le bourrage des urnes en 1948).

L’isolationnisme zemmourien (et trumpien au fond) ne tient pas si sa dénonciation s’arrête aux “portes” françaises ou états-uniennes alors que la Sublime Porte (la Turquie) les “étudiants” (Talibans) les djihadistes (l’E.I) font tout pour sauver les meubles de leur impasse géo-stratégique et civilisationnelle.

Les afghans qui fuient (et tous les autres) ne le font pas à cause de la présence “occidentale” mais bien parce qu’après avoir goûté au fruit défendu de la liberté ils (et de plus en plus “elles”) veulent souscrire pleinement à celle-ci.

Sauf qu’ils auraient pu le faire dans leur propre pays s’il y avait eu une vigoureuse dénonciation de l’islam en tant qu’antinomie radicale avec cette dernière, ce que n’a pas voulu endosser BHL (mais il n’est pas le seul loin de là) alors qu’une telle position, du fait de sa surface médiatique à pouvoir rallier du monde autour d’une plate-forme laïque, aurait été, peut l’être encore, un point de repère fort, une “étoile du Nord” une Vénus non négligeable pour les combats présents et à venir.

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