Á défaut d’avoir des “couteaux les plus aiguisés” ou des lumières les plus éclairantes sur les plateaux médiatiques et politiques voire académiques l’on nous sert des vieux canifs, lucioles, vieilles bougies aussi, ayant servi autrefois à affirmer leur distance envers ce “peuple sûr de lui et dominateur” (Israël) et “en même temps” (déjà) leur soutien (orientaliste) indéfectible à ces pays “arabes” (occupés par le djihadisme arabiste plutôt) parce qu’ils seraient officiellement soit disant “laïcs” comme l’étaient paraît-il l’Irak de Saddam, la Syrie d’Assad, la Lybie de Kadafi, baignant pourtant dans des flots de sang kurde, shiite, “libou” (berbère) le tout au nom du “socialisme arabe” (le nassérisme, le baathisme, le “petit livre vert”) qui ne se considérait pas comme séparé du djihadisme traditionnel mais plutôt sa pointe modernisée...
Certes, les massacres d’Assad père et de Saddam dernière période (avec ses scud et ses “fédayins”) plusieurs centaines de milliers, apparaissaient “normaux” du moment qu’ils ne sont pas faits par des juifs ou des chrétiens ; idem maintenant d’ailleurs ; ce qui fait que les dizaines de milliers d’assassinés depuis des années au Sud Soudan, au Nigéria, en Iran dernièrement sont considérés comme “pertes et profits” c’est tout alors qu’il est bien question ici de racisme le plus éculé en réalité : comme si en effet le fait “qu’ils se massacrent entre eux” soit plus compréhensible, voire excusable (car conséquence de l’esprit colonial blanc intériorisé) ; ou le syndrome éternel du “bon sauvage” stade ultime du mépris scientiste bien plus raciste d’ailleurs que cette pensée anthropologique européenne classant les sociétés en “supérieures” et “inférieures” mais ce uniquement d’un point de vue technologique (tout en confondant cependant logique causale et raison ordinaire celle-ci intégrant éthique et imaginaire dont les peuples dits “non logiques” ne sont pas évidemment dénués…) ; ce qui fait en tout cas que les préposés actuels se prétendant “spécialistes” de l’Orient “compliqué” se font toujours forts de simplifier les situations pourtant à chaque fois distinctes et surtout dont les échecs ressassés depuis les années 60 proviennent bien plus de mauvais calculs politiques que stratégiques ; par exemple au Vietnam et en Berbérie centrale (ex-Régence d’Alger) dans lesquels l’armée avait gagné moins contre les peuples du cru que les 5ème colonnes manipulées par le Komintern et la CIA ; mais ses victoires furent sacrifiées ou alors laissées inachevées faute de renforts (à l’identique de ce qui se passa du temps de Montcalm et de Dupleix, respectivement perte des Indes et du Canada sans oublier la vente de la Louisiane) et plus récemment absence criante otanesque de tactique contre-insurrectionnelle adéquate façon David Galula (reprise un moment par David Petraeus avant qu’il ne soit éjecté) soit 80% de politique et 20% d’actions militaires supposant que l’on s’appuie sur les structures ethno-socio-politiques à disposition au lieu de plaquer des formes institutionnelles nécessairement relatives en ce sens où ce n’est pas là que se situe “l’universel” mais dans l’art du politique à voguer diplomatiquement entre des libertés morphologiques nécessaires (ainsi l’interdiction du sacrifice humain par les Espagnols, de l’incinération vivante de veuves de prélats en Inde par les Anglais, tout en permettant par le décret Crémieux que des juifs mais aussi des musulmans qui le désiraient puissent devenir des citoyens français à part entière) ce qui fait que les formes adéquates émergent certes mais ce selon les rythmes d’absorption des mutations à intégrer comme étant de nouvelles traditions…
D’où l’idée prégnante stipulant qu’en Iran par exemple les groupes invisibles en action doivent attendre d’abord le feu vert avant de mettre le feu à la plaine des milices de plus en plus hors de l’eau populaire ; il en serait de même en Europe, Occident, en France, si l’on pouvait détruire (spirituellement s’entend) tous ces caciques hyper-subventionnés tout ce “social” qui permet à des forces refusant toute forme d’intégration au minimum de se démettre et donc d’aller rejoindre ces “hub de retour“ que concoctent surtout les Scandinaves et les Allemands non encore javélisés comme en UK, Belgique, Espagne, France, mais ce bien évidemment taxés “d’extrême-droite” par les forces nihilistes affairistes scientistes désireuses de faire des pays dits “développés” des espaces vagues au sens littéral: sans (cent) identité(s) fractionnement “archipelisation” dans lesquels émerge moins une “créolisation” qu’une ghettoïsation de plus en plus légalisée du fait que tout individu reconnu de fait comme membre d’un groupe et non comme élément singulier aura pour jeu de se déployer le plus possible tant qu’une limite externe ne le somme de cesser cette mise en péril de l’être ensemble qui le précédait ; éternel dilemme des sociétés “ouvertes”, désormais sans portes ni fenêtres…
Mais loin de penser tout cela les bénéficiaires actuels du chaos nihilisé vont accentuer leurs assises en diabolisant à dessein ceux qu’ils perçoivent de moins en moins comme des adversaires mais de plus en plus en tant qu’ennemis suivant là le “retour à Lénine” impulsé par Althusser et ses Suivantes de la “déconstruction” à concevoir de plus en plus au sens littéral, nihiliste, suicidaire, euthanasie masochiste dont les actuelles prises de mairies ne sont que les conséquences d’une prise de pouvoir déjà là dans tous les rouages d’un État en état d’hibernation, catatonie (des débats sans aspérité) catalepsie (des seconds tours) implosion généralisée des colonnes vertébrales vendues pour un strapontin et/ou un rond de serviette dans les Salons où rodent désormais des Loana sans le savoir.
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