11 août 2026

“Le” libéralisme n’est pas un affairisme, même avec “néo” devant..

C’est une antienne bien répandue chez tous les ennemis de la liberté, en particulier individuelle, soucieux qu’ils sont de chaperonner tout un chacun afin d’y vivre à ses dépends (ainsi le refus qu’un café soit ouvert à Jérusalem lors du Shabbat) tout en énonçant et affichant l’opposé (frugalité décroissance: pour les autres). Banal. L’on repère, certes, et, toujours ici et là en “économie de marché” une entourloupe, un monopole, une connivence entre “copains et coquins”; ce qui fait que l’on en tire une généralité, une philosophie dite “libérale”, c’est-à-dire bien sûr sans foi ni loi, pléonasme, le renard dans le poulailler, l’exploitation de l’homme par l’homme (le communisme étant bien sûr son contraire…) ; ce que le préfixe “néo” exacerbe alors, grâce ou à cause de “la” finance qui s’est effectivement globalisée au fur et à mesure de la montée en puissance du phénomène de la Firme (donnant les FMN puis FTN) tout en n’étant pas “la” cause même…; comme si, en passant, les lettres de change, les prêts à usure, les emprunts, les Compagnies d’assurance marchant main dans la main (la Compagnie des Indes, la Lloyd’s de Londres..)avec les Etats, ces “monstres froids”, n’avaient existé que de manière récente…

En fait, et brutalement dit, faute d’avoir tiré le bilan de l’échec, cuisant, du “socialisme réel” les idéologues opposés à la liberté en tant que tel ou la niant (“le libre-arbitre” n’existe pas disait-on déjà naguère du temps des “Lumières”) se sont mis à exacerber les contradictions permanentes des désirs d’offre et de demande en considérant que les choix sont toujours imposés, subis, “dominés” par la puissance décuplée de la “financiarisation”, ce “néo” du “libéralisme”, ou le poids des actionnaires des “fonds de pension” qui manquent pourtant si cruellement en France pour financer justement sa “sécurité sociale” à l’assiette si étroite ne reposant que sur le prélèvement et de plus en plus sur la Dette (à la différence des fonds souverains comme celui de Norvège…).

Cet ajout du “néo” au libéralisme (tant honni de tous les côtés, un individu libre comme une femme “libérée” étant la hantise des “fixistes” fixant les formes des rapports humains sous le même “patron”jusqu’à en légitimer actuellement certains pourtant dits autrefois “arriérés” comme le khomeynisme lecteur d’Al Banna d’AbdelWahhab, de Ibn Taymiyya … ) fut (à la différence de celle de Sartre introduisant le néolibéralisme comme relativisme dans l’existentialisme est un humanisme traduit ensuite par Lyotard en “postmodernisme” ) l’analyse tardive des post-marxistes Bourdieu et Foucault à la suite de la lecture marcusienne (Marcuse élève d’Heidegger à ne pas confondre avec Adorno bien mal compris par Bourdieu) des manuscrits de jeunesse de Marx (1844) Marcuse se focalisant négativement sur le concept hégélien”d’aliénation” en ce sens où il n’y vit “que” de la “domination” (dans”l’homme unidimensionnel“) là ou Hegel y voit tout comme Durkheim puis Weber une “spécialisation” ou le fait que la liberté se voit contrainte de choisir une occupation au-delà de sa condition, hormis quelques exceptions qui comme les poissons volants ne sont pas en majorité comme les rentiers, dandys qui de toute façon trouvent toujours une fonction celui d’être plumé en douceur (recommandait Colbert mais cela concernait surtout le Tiers-Etat…) : les nababs ne restant pas en effet à l’écart de la vie mondaine si dispendieuse, “grandeur et misère des courtisanes” écrivit Balzac tant admiré par Marx qu’il aurait voulu lui écrire une biographie s’il n’y avait sa recherche éperdue quant aux “mystères de la marchandise”, ce nouveau “fétiche”, sa “séduction” écrivit ensuite Jean Baudrillard le seul à avoir saisi, bien mieux que Marcuse, cette saillie marxienne (et non marxiste rappelle Papaioannou dans l’Idéologie froide)…

Mais pour nos idéologues d’aujourd’hui, -mille et une lumières en dessous il faut bien l’avouer, misère de la lumpen intelligentsia formée à feu SciencePo (et tenant le Pouvoir : au royaume des aveugles…) ils réduisirent toute cette complexité de la séduction consumériste à son seul aspect monétaire (comme s’il avait été absent naguère) et donc “dominateur” c’est-à-dire avec ce côté mécaniste divisant la société en deux : les actifs ou les dominants et les passifs ou les dominés ; alors que dans l’espèce humaine à la différence des autres espèces, ces deux aspects sont réversibles, jamais aussi tranchés, même Hegel, encore lui, parlait du Maître comme esclave de l’esclave (et l’esclave le Maître du Maître) au sens d’être dépendant de son action pour le premier, en sachant exactement les besoins en attente pour le second ; mais les idéologues n’en eurent cure et réussirent à corréler dominé à victime (méchamment séduite évidemment du côté des moeurs façon Les liaisons dangereuses, Manon Lescaut, Madame Bovary, “Journal du Séducteur”, jusqu’au “syndrome de Stockholm” suite au triomphe bestial des totalitarismes cette fascination morbide envers le “côté obscur de la Force” (ou l’apologie de Sade dans Histoire de la folie de Michel Foucault lecteur de l’érotisme de Georges Bataille puis admirateur du sadisme institutionnalisé par Khomeini…).

C’est toujours la montée en puissance parallèle de la “compassion” hypocrite celle de la “pitié” intéressée (déjà dénoncée par Nietzsche) susceptible de créer non plus seulement le “business” de la Charité, de la Solidarité (voyageant en business class) matérialisé en dépendance étatisée (d’où sa crise d’ailleurs en France : l’imposition statique ne suffit pas d’où la dette exponentielle) que le scientisme au pouvoir masque “polytechniquement” avec ses chiffres magiques…

Ce qui n’est pas nouveau depuis l’avènement de la Technique appliquée se distribuant en machineries diverses. Mais les idéologues gavés de romantisme révolutionnaire et d’épopées napoléoniennes photocopiant celles de l’Antiquité (alors que l’époque était plutôt tournée vers la transformation démocratique et le progrès social) transformèrent ce libéralisme issu (et issue) des Lumières en nihilisme affairiste (du libertinage cynique façon Sade à l’instrumentalisation méthodique des sentiments débouchant sur les Goncourt et l’envie aigrie d’un Céline La Rochelle, Aragon ce chantre stalinien qui fit bien plus de mal qu’un Abbé Pierre).

Ces chantres, Tartuffes ânonnant Marx et Lénine le jour, La Biche et Guitry la nuit, s’emparèrent de la Raison qui combine logique (si a alors b) et éthique (si a alors b si et seulement si a doit, peut, aller vers b) pour la transformer en un “cercle” fermé de certitudes assénées non plus comme des affirmations démontrées par l’expérience mais par leur seule axiomatisation formelle ou l’idéalisme petit-bourgeois d’un Sartre s’indignant que le rapport Khrouchtchev fut publié parce qu’il ne fallait “pas désespérer Billancourt”.

Ce fut le sophisme cybernétique par excellence exposant des raisonnements se tenant “logiquement”alors que seule l’expérience est en mesure de trancher comme on l’a vu dans l’échec du communisme où son Idée aussi généreuse soit-elle s’est terminée en dystopie, pis que la révolution française son exemple, et semblable à l’hygiénisme actuelle de Big Pharma, aujourd’hui du climatisme totalitaire confondant allègrement climat et météo, effet cyclique de réfraction des dômes de chaleur démultiplié par l’urbanité bétonnée, mais que les pyromanes en tout genre agitent à tout crin oubliant que sans CO2 la vie n’existerait plus, et que la désertification du Sahara a eu lieu bien avant l’avènement de l’ère industrielle

Mais les démagogues n’en ont cure, avançant inexorablement leurs inepties comme au temps de Lyssenko et des médecins de Molière (toujours pas au Panthéon par ailleurs)… Sus au “néo” libéralisme cause de tous les maux (en plus d’Israël évidemment…).


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Lucien SA Oulahbib

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