Le totalitarisme contemporain ne s’avance plus sous les traits grossiers des dictatures d’antan, mais sous le masque vertueux du rouleau compresseur Scientiste, Hygiéniste, Affairiste et Alarmiste (la Secte SHAA). Sa dernière prouesse consiste à orchestrer une asymétrie liberticide proprement stupéfiante, interdisant sans sourciller un colloque sur la remigration tout en sanctuarisant la violence de ses propres troupes. Ce deux-poids-deux-mesures ne relève plus de la simple dérive partisane, mais d’une entreprise méthodique de liquidation de la liberté d’expression.
L’indignation sélective de cette oligarchie s’est illustrée de façon flagrante lors de l’incendie criminel de la mairie de Limoges. Le pouvoir central s’est fendu d’un silence de plomb, refusant le moindre dialogue symbolique avec un élu face aux décombres, là où un véritable chef d’État aurait dû s’imposer pour acter la sacralité de la République en s’adressant à la Nation devant ces (ses) débris. Ce mépris d’en haut fait écho à la complaisance d’en bas, laissant le champ libre à des minorités agissantes pour régenter l’espace public.
Ces nervis nihilistes, chiens de garde de la bien-pensance, font désormais la loi dans nos provinces et nos institutions. Qu’une représentante politique comme Sarah Knafo se voit interdire une simple séance de dédicaces en Bretagne démontre que le droit de réunion est désormais soumis à un visa idéologique. Les universités comme les plateaux de certains médias sont devenus des zones de non-droit pour quiconque refuse de réciter le catéchisme de la Secte SHAA.
Loin d’être un accident, cette déliquescence révèle une complicité objective, voire une alliance de fait, entre le pouvoir macronien et ces groupuscules de la lumpen intelligentsia. L’agenda est limpide : purger le paysage politique en tentant de rendre définitivement inéligible Marine Le Pen tout en accablant son dauphin de procédures et de polémiques sur mesure. L’objectif final reste la mise en scène artificielle d’un second tour frelaté, rejouant l’éternelle comédie d’un antifascisme de façade.
L’ironie suprême de cette Secte réside dans sa prétention à barrer la route à un « nouvel Hitler » par des méthodes purement totalitaires. Ceux qui s’autoproclament remparts de la démocratie en sont les premiers fossoyeurs, appliquant les recettes du contrôle social et de l’épuration intellectuelle. C’est le triomphe d’une tyrannie bureaucratique et médiatique qui s’affranchit du vote populaire pour imposer par la coercition de plus en plus explicite son dogme de la destruction de “l’Etat bourgeois” de ses institutions (famille, genre, culture de l’effort et du développement personnel) par le sansfrontièrisme et le “droit à la paresse” grevant de plus en plus ainsi les ressources financières publiques pourtant de plus en plus inexistantes (d’où leur souhait de s’emparer de ceux du “privé” non seulement les 0,04% mais aussi celles de tous ceux qui payent de l’impôt ou investissent encore ainsi la taxe Zucman), le tout au profit d’un collectivisme de plus en plus orgiaque celui d’un empilement culturel des corps livrés aux désirs dégenrés et sous chemsex.
Cette impunité historique s’explique par l’absence d’un véritable examen de conscience occidental face aux totalitarismes du XXe siècle. À l’inverse du nazisme, les crimes de masse du communisme et l’expansionnisme djihadiste n’ont jamais connu leur Nuremberg, permettant à leurs héritiers idéologiques de parader aujourd’hui en donneurs de leçons. Ce déni mémoriel nourrit un aveuglement coupable, où le bourreau se grime systématiquement en victime de l’Histoire.
La sémantique officielle achève de consommer cette imposture par un racisme politique qui rappelle les pires heures de la liquidation de l’aristocratie française en 1793 et de la “bourgeoisie” russe en 1917 (du peuple libre en réalité). “On” ose ainsi qualifier d’attentat “raciste” un crime randomisé à Trappes, mais on occulte cette même dimension pour les massacres du Bataclan, de Nice ou de Charlie Hebdo. En inversant le sens des réalités, la Secte SHAA protège ses clients électoraux et désigne à la vindicte les derniers défenseurs de la civilisation démocratique et son adage voltairien, le meurtre sacrificiel de Samuel Paty en exemplaire parfait.
Le fascisme en toge et en cagoule a ainsi jeté le masque de la vertu pour déployer ses méthodes de voyous.
Désormais, les nervis de la Secte SHAA et leurs alliés néoléninistes ne se contentent plus de censurer ; ils agressent physiquement, calquent leurs méthodes sur les sections d’assaut des années 30 et imposent leur oukase par la terreur pure. Face à cette sauvagerie de rue, l’appareil d’État macronien affiche une complicité de marbre, trop heureux de voir ces milices faire le sale boulot d’intimidation contre tout sursaut souverainiste.
Le récent pillage de la mi-octobre n’a rien d’une jacquerie spontanée, mais tout d’une opération de démaquillage économique visant à briser la classe moyenne. En ensauvageant le pays, le pouvoir espère terroriser ce bloc central qui glissait dangereusement vers Marine Le Pen, tout en préparant le terrain pour une grossière manipulation judiciaire. L’inéligibilité programmée de la candidate nationale ouvre la voie à un scénario de rechange : l’avènement de Christine Lagarde en février 2027, parachutée en sauveuse de la République dès sa sortie de la BCE pour pérenniser le désastre.
Cette farce institutionnelle fait le miel de la France insoumise, dont le leader cynique (futur 1er Ministre du bloc central ainsi revigoré) joue les pompiers pyromanes pour capter également les miettes d’une classe moyenne urbaine apeurée. Tels les bourgeois de Calais, ces électeurs épuisés semblent prêts à se passer la corde au cou pour sauver ce qu’il reste de leur confort factice de bobos voyant leurs cafés et magasins dévastés eux aussi ; mais cela ne suffira pas : le Gourou lfiste ne passera pas le second tour, aussi vaut mieux-t-il préparer son ralliement mais en meilleure position qu’en 2017 et 2022…).
L’objectif de la mouvance néoléniniste reste donc invariable, surtout depuis la fin des trente Glorieuses (années 70): défendre à tout prix un modèle social accentuant la division en deux entre une élite distributrice grassement payée et un peuple d’assistés instruits par les nervis de la nouvelle police hygiéniste des mœurs, celle de la dépense obligatoire au sens aussi de dépenser, de ne plus penser, mais de seulement (se) sentir, à l’instar de plantes (artificielles) tatouages et anneaux au nez bétail recyclé ensuite par euthanasie et incinération à l’instar de Soleil vert…
Alors que à l’inverse chanter plutôt du Cabrel ou du Sardou tout en dégustant de la viande grillée (pas seulement du porc…) serait “fasciste”; d’où d’ailleurs l’interdiction progressive des festins du Canon français à moins de payer une rançon -45000 euros dernièrement exigé par une Préfecture pour sa protection contre les nervis néoléninistes surveillant également la globalisation alarmiste à marche forcée comme ces éoliennes détruisant en douceur le nucléaire, mais opérant des coupures de courant par saturation, surtension, à l’instar de ce qui se passe en Espagne y compris dans l’arrêt brusque de la signalisation ferroviaire…
Ces nervis au service de la Secte SHAA participent aussi à la destruction de ce qui reste de la petite paysannerie indépendante, de l’automobile thermique également (alors que celle-ci devient de plus en plus propre) et en échange exige leur part grandissante du gâteau “public” en dépouillant encore plus les grandes entreprises tout en finançant encore plus par la planche à billets une clientèle de banlieue et une lumpen-intelligentsia sous opiacés et tranquillisants ; sections d’assaut de la nomenklatura soumises déjà à la charge de l’assistanat d’Etat avec les centaines e milliards octroyés à leurs “associations”, comités Théodule, journaux sans lecteurs, radios et TV sans audience hormis celles servant de miroirs pour leurs clientèles fétichisées au sens d’être hypnotisées par leur propre narcissisme élevé au rang d’un égotisme écervelé dégoulinant en prix littéraires à la Angot ou Despentes ces simulacres à la recherche d’une littérature perdue…
Et ce grand effacement français fait le bonheur des concurrents allemands anglosaxons et des financiers qataris, pressés de transformer la France en haras/harems tiers-mondisés et en terres du narco-djihad. On rejoue ici la sinistre farce de 1979 en Iran, lorsque Michel Foucault et la gauche française applaudissaient l’avènement de Khomeiny au nom de la subversion. Les idiots utiles d’aujourd’hui, encagoulés ou en costard, pavent la route aux mêmes totalitarismes, aveugles aux massacres des Khmers rouges au Cambodge ou aux horreurs de la décennie noire en Algérie.
D’ailleurs, le ressentiment algérien contre Paris sert précisément de carburant à cette entreprise de déconstruction nationale, orchestrée par une alliance de fait entre caïds et idiots utiles. Alors que la Corée du Sud et la Chine populaire n’ont pas attendu de réparations japonaises pour devenir des superpuissances, la troisième et la quatrième génération issues de l’immigration sont élevées dans le culte victimaire de la « réparation » obligatoire posée comme préalable à ce qu’ils ne cassent pas tout pendant “132 ans”. Ce mythe colonial inversé légitime le pillage de nos rues, où les casseurs servent de chair à canon à des idéologues transis confortablement installés à 10 k par mois (minimum).
Le piège se referme d’autant plus facilement que l’institution judiciaire légalise l’idéologie nihiliste du sansfrontièrisme et du “no limite”. Magistrats syndiqués et avocats rouges forment le bouclier légitimiste de cette armée de l’ombre, garantissant l’impunité totale aux destructeurs tout en criminalisant la moindre légitime défense citoyenne. C’est l’alliance parfaite du parpaing et du Code pénal, où la loi n’est plus le rempart des libertés garanties par l’Article 2 de la DDHC, mais l’arme fatale d’une épuration politique qui (ne) dit (pas) (de plus en plus) son nom ( son non).
Face à cette tenaille infernale qui associe une certaine finance globale affairiste à la Pigasse adoubant le gauchisme de rue et le djihadisme rampant, le sursaut n’est plus une option, mais une urgence vitale (et non pas seulement “existentielle”: la pierre existe elle n’est pas). Aussi faut-il disséquer de plus en plus cette contamination mentale sans concession ni politesse bourgeoise, car on ne transige pas avec ceux qui veulent liquider notre civilisation propre à l’Âge démocratique surgit aux alentours du XIIème siècle (si l’on suit Weber, Pirenne, Baechler) : ou le peuple (démos) s’autogère peu à peu par la méritocratie mais néglige à la fois la nécessité d’un lien fort entre Princeps et Prince et les contrepouvoirs permettant d’en limiter l’hubris (d’où l’absolutisme monarchique mais la France ne connut pas son Cromwell hormis, sur le tard, tel un de Gaulle, du moins celui de 40 et de 58, pas celui de 62 liquidant l’Algérie plurielle et 68 abandonné au gauchisme sartrien d’où sont sortis les Bourdieu, Derrida, Deleuze ; Foucault étant plutôt façonné par le post-monarchiste Maurice Blanchot d’où son adhésion au khomeynisme).
Les totalitaires d’aujourd’hui qui s’en réclament, nostalgiques des soumissions absolutistes inversées : anarchie ou le “a” vidé de tout organe, sans autre solution dans ce cas que le retour du balancier vers le fétichisme de la trique, celui du Petit Père des Peuples, du Grand Timonier, “ils” réclament ainsi notre écrasement absolu ; notre seule réponse doit être le refus méthodique de leur ordre moral frelaté et la défense acharnée du Réel comme ce “quelque chose” en plus irréductible à toute modélisation définitive alors que la vie avance en lui tel ce fleuve des Anciens dans lequel l’on ne se baigne jamais deux fois de la même manière.…
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