Après le déclin, la chute…


Parce que, finalement, cela ne sert à rien de s’époumoner en vain à longueur de temps, voici quelques réflexions groupées qui me sont venues à l’esprit à la suite des déclarations (ou de l’absence de déclaration) des uns et des autres. En l’occurrence, les uns et les autres étant Martin HIRSCH, Frédéric LEFEBVRE, Eric BESSON et last but not least Laurence PARISOT.
 
    A Martin HIRSCH, tout d’abord, je voudrais dire que si, naturellement, je ne conteste nullement la sincérité de ses projets en faveur des 8 millions de 16-25 ans que compte notre pays, à mon sens la solution pour améliorer le sort de cette catégorie de Français (et d’autres) se trouve ailleurs que dans des dépenses fort aléatoires quant à leur efficacité : entre 500 et 600 millions d’euros plaidez-vous ! Compteriez-vous les trouver sous le sabot d’un cheval ?
 
    Car cette recette, si souvent expérimentée sans le moindre succès palpable et durable puisqu’il faut toujours remettre l’ouvrage sur le métier, doit désormais s’effacer au bénéfice de la seule recette qui vaille mais que tous les pouvoirs n’ont eu de cesse de renvoyer aux calendes grecques : libérer une fois pour toutes notre économie rongée jusqu’à l’os par ce puissant acide létal qu’est le pouvoir politique poussé hors de ses limites jusqu’à l’irrationnel !
 
    A MM. LEFEBVRE et BESSON : vous avez conjointement accordé un entretien au quotidien Le Figaro en date du 11 juillet dernier crânement intitulé :
Il faut supprimer les golden hello et les retraites chapeau. Pour les puristes, "golden hello" signifiant prime de bienvenue. Pour les autres, ils auront bien de la chance s’ils trouvent du travail sur un marché totalement phagocyté par un code du travail au seul service de syndicats crypto marxistes… 
 
    Vous foisonnez littéralement d’idées plus coercitives les unes que les autres pour mettre les "patrons" au pas sans nullement vous poser la question de savoir si les turpitudes des grands patrons du CAC40, dont une majorité provient, nolens, volens, du sérail politico-administratif, ne reflètent pas d’une certaine façon vos propres turpitudes politiciennes : pensez donc à la crise dans laquelle nous nous débattons dont l’origine est clairement politique.
 
    Si l’exercice démocratique du pouvoir, à vous confié par la société civile, vous paraît de bonne foi consister à jouer les Pères Fouettards à l’encontre de ladite société civile, vous faites tragiquement erreur; la pire des postures, pour des responsables politiques élus, est bien celle que nous ressentons tous avec force aujourd’hui : un Etat perdu d’estime qui use et abuse de ses pouvoirs alors que les Français lui ont visiblement retiré leur confiance trahie ! 
 
    A Mme PARISOT, enfin, je me contenterai de poser une seule question à mon sens d’ordre vital : qu’attendez-vous donc, chère patronne des patrons, pour sonner le tocsin à toute volée ? Stop et fin.
 
Librement !
Philippe (Sully) ROBERT
Membre du Parti libéral démocrate
http://sully1.typepad.com
02400 FRANCE
 
 

Philippe Robert 12/7/2009

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