POURQUOI EST MORT MOH’AMED ABOU AL HAWA ?

Pendant qu’on appréciait notre repas du Séder, il a été abattu par 7 rafales, et, alors qu’on clôturait notre soirée studieuse par « L’an prochain à Jérusalem! », le corps de ce pauvre homme flambait avec sa voiture.
Moh’amed Abou al Hawa a été torturé et assassiné parce qu’on l’accusait d’un crime capital. Huit enfants sont devenus orphelins mercredi dernier dans la nuit parce que leur père avait soit disant vendu à des Juifs un bien immeuble situé à Jérusalem. L’immeuble est situé dans le quartier d’Al Tor, juste au dessus du Mont du Temple, au Mont des Oliviers.

Moh’amed Abou al Hawa a été enterré dans un cimetière improvisé, sur la route entre Jérusalem où il vivait et Jéricho, là où il a été tué. Son corps a été enterré là, parce que le moufti de l’Autorité Palestinienne (AP), Ikrima Sabri empêche tout Musulman accusé d’avoir vendu un bien immobilier ou un terrain à un Juif d’être enterré décemment dans un cimetière musulman.
Lorsque l’AP a été installée en 1994, le premier acte légal effectué par son président Yasser Arafat et son ministre de la justice Freih Abou Madein était de déclarer nulle et non avenue toute loi en vigueur. Après avoir plongé la société palestinienne dans un chaos légal, ces 2 hommes ont réinstitué la loi jordanienne qu’Israël avait révoquée en 1967. Cette loi fait de la vente d’un terrain à un Juif un délit.

Depuis 1994, des douzaines d’arabes Israéliens et des résidents de l’AP ont été assassinés, car soupçonnés d’avoir vendu un terrain à des Juifs. Comme ceux qui l’ont précédé, le meurtre de Abou al Hawa nous donne un bon aperçu sur la société palestinienne. Il nous dit que toute AP, celle-ci comme tout Etat qui peut lui succéder sera raciste, ce sera un état pratiquant l’apartheid où les lois promulguées le seront sur la base de la race et de la religion. On refusera aux Juifs tout droit de l’homme et les Arabes qui voudront vivre en paix avec les Juifs seront accusés de trahison et seront des cibles de meurtre.

Samedi soir, le sheikh Israélien Raed Salah, ex-maire de Oum al Fah’m (Israël) et chef de la branche nord du Mouvement Islamique Israélien a parlé à 30 000 arabes Israéliens dans le stade de sport de Qafr Kana. Il a placé le meurtre de Abou al Hawa
dans le contexte de la stratégie arabo-islamique de conquête de Jérusalem. Son discours a été largement diffusé par Al jazeera et il appelait à l’expulsion de tous les Juifs de Jérusalem. Il a appelé ses frères arabes à sauver Jérusalem des mains des Juifs, leur promettant que très bientôt cette ville sera la capitale de la nation islamique et sera gouvernée par un caliphe ! Le discours de Salah le place au niveau de Sheikh Youssef al Qaradaoui, le chef religieux sunnite basé au Qatar, autorité respectée par aussi bien al Qaeda que le Hamas. Président de la Fondation al Qouds (la sainte ou Jérusalem), en décembre dernier, à Sanaa-Yémen, Qaradaoui a donné ordre d’islamiser Jérusalem, de mettre fin à la coexistence avec Israël, et d’entamer un jihad civil, en parallèle avec la résistance armée.

Aujourd’hui personne dans le monde arabo-islamique et encore moins dans l’AP ne se lèvera pour défendre la mémoire de Abou al Hawa. Car pour tout ce monde, ce meurtre servira de leçon et découragera toute velléité de relation pacifique ou commerciale avec les Israéliens. Aucune de ces victimes de l’apartheid contre les Juifs n’aura eu l’occasion de s’exprimer ou de se défendre. Selon les spécialistes de la vente de biens immobiliers palestiniens, dans la plupart des cas, ces Arabes punis d’avoir vendu un terrain à des Juifs ne l’avaient pas fait. Dans le pire des cas, ces gens qui avaient simplement de bonnes relations avec des Juifs, sont devenus ainsi des « collaborateurs ». Par ces méthodes, les dirigeants palestiniens sont assurés que les citoyens arabes auront trop peur d’entamer des relations de coexistence avec Israël.

Considéré comme un vendeur traître, Abou al Hawa ne pouvait pas s’attendre à être protégé par les Palestiniens, mais comme résident de Jérusalem, il aurait pu espérer une protection des autorités israéliennes. Légalement, ce devoir incombe en effet à la Police d’Israël. Mais hélas, non seulement cette police ne l’a pas protégé, mais à cause d’elle il lui a été impossible d’échapper à la mort. Le mois dernier, le tribunal de Jérusalem a ordonné à la police de chasser des « squatters » arabes installés dans l’immeuble qui appartenait auparavant à Abou al Hawa.

Selon nos sources, au lieu de mener cette opération délicate discrètement, dans un environnement arabe souvent hostile, la police en a informé la chaîne de TV10! Celle-ci diffusa l’opération à une heure de grande écoute deux soirées de suite. Elle montra la police en train de jeter les effets personnels des squatters. Le reporter Assaf Zohar a montré ces squatters comme de pauvres victimes innocentes et les nouveaux propriétaires juifs comme des possédants arrogants, riches et fanatiques. Or ils avaient acheté l’immeuble légalement, le faisaient garder légalement et voulaient y emménager légalement. Questionné par Zohar, Abou al Hawa a juré ses grands dieux qu’il avait refusé l’offre d’achat proposée par des Juifs venus avec des sacs plein de billets et le pressant de vendre. Il a juré qu’il ne vendrait jamais à des Juifs. A aucun moment Zohar n’a mentionné le fait que l’AP procédait régulièrement à l’assassinat extra judiciaire de tous ceux qu’on accuse de vendre des biens à des Juifs.

On imagine mal al Jazeera montrer des Juifs d’une façon pire que ne l’a fait la chaîne 10. Le fait que l’immeuble en question se trouvait à l’intérieur de la capitale d’Israël, à deux pas du Mont du Temple, n’a pas impressionné Zohar. Après l’émission de ce reporter, les clameurs d’incitation contre Abou al Hawa se sont amplifiées dans l’environnement d’Al Tor et ailleurs en AP. De bonne source, Abou al Hawa était harcelé avant l’émission, mais non condamné à mort. La diffusion des images de la chaîne 10 a mis sa vie en péril.
Cette affaire montre d’une manière troublante le niveau de compétence de nos élites, qu’elles soient à la police ou à l’information télévisée. A la police on nous affirme que la protection de Abou al Hawa a été mal menée par une équipe. Si la police l’avait voulu, elle aurait pu dissuader les Arabes du coin et les intrus palestiniens de harceler cet homme, en tout cas elle aurait pu les persuader de le laisser tranquille lui et sa famille.

A cause de la diffusion des images de la chaîne 10, tuer Abou al Hawa était devenu un sujet d’honneur, les assassins devenant des héros défendant l’orgueil palestinien et la solidarité islamique contre les Juifs…. Cette chaîne a non seulement transformé un citoyen arabe en une cible de meurtre, mais elle a montré comment les élites de ce pays considèrent l’antisémitisme officiel palestinien. Montrant la scène de l’éviction soir après soir pendant 7 longues minutes, montrant les Juifs comme de riches exploiteurs et des intrus, la chaîne 10, ses reporters, ses producteurs, ses rédacteurs acceptent de fait le fondement antisémite des griefs des Palestiniens contre Israël. C’est-à-dire que ces élites Israéliennes pensent que l’objectif de la création d’un état palestinien annule le droit des Juifs de posséder des terrains dans les zones que les palestiniens revendiquent.

Il ne fait pas de doute que l’action combinée de la police, de Tsahal et du Shin Bet pourrait faire disparaître ces assassinats qu’exécutent les Palestiniens pour empêcher des citoyens arabes de vendre des terrains à des Juifs. Cette action pourrait en tout cas faire comprendre aux Palestiniens et aux responsables arabes Israéliens qu’ils n’ont pas d’autre choix que de s’en tenir à la loi israélienne dans la capitale israélienne et, dans cette lutte pour la survie, Israël a les moyens humains d’y parvenir.
Pour que cette bataille ne soit pas un travail d’Hercule, encore faut-il que nos élites acceptent que nous avons le droit de lutter et de nous défendre, sans qu’elles n’adoptent le point de vue raciste de l’adversaire, le présentant de plus au public comme une vérité objective.

La torture et le meurtre de Abou al Hawa est le résultat non seulement d’une société palestinienne barbare, mais aussi celui du fait que les soutiens de ces barbares au sein de notre propre pays règnent en maîtres.

Caroline Glick, rédactrice en chef adjointe du Jerusalem Post, éditorialiste

Traduit par Albert Soued, www.chez.com/soued/conf.htm pour www.nuitdorient.com

Albert Soued 24/4/2006

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