3 février 2023
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Victoire surprise du Hamas ?

Constat dressé par Itamar Marcus au milieu des années 90 : ce que disent les dirigeants palestiniens au monde extérieur en anglais est le contraire de ce qu’ils disent en arabe à la population palestinienne. Il créé donc en 1996 : Palestinian Media Watch – PMW-, Observatoire des médias palestiniens, pour savoir ce qui se passe réellement dans la société palestinienne et, depuis lors, PMW relève, analyse, rapporte régulièrement dans ses Bulletins l’essentiel de ce qui est dit dans les médias palestiniens, lors des prêches du vendredi, les manuels scolaires dans les stades, bref, tout ce qui peut donner une image exacte de la société palestinienne, de ce que disent et font réellement ses responsables politiques, religieux ou en matière d’éducation. Bulletins envoyés à tous ceux qui en font la demande, en anglais et en français, dans un premier temps, dans d’autres langues par la suite. (Voir :www.pmw.org.il )

Itamar Marcus est reçu régulièrement au Congrès et au Sénat américains. Une loi concernant l’aide accordée par les Etats-Unis à des organismes palestiniens a été modifiée à la suite de ses observations : des établissements financés par USAID glorifiaient sans vergone les « Shahid » – morts pour Allah au cours d’attentats suicide-, les présentant comme des modèles à suivre. Des observations toujours motivées, structurées, incontestableset éclairantes.
Si, en Europe, il est entendu en Grande-Bretagne ou en Allemagne, a été reçu par le Parlement européen, la France fait hélas le plus souvent la sourde oreille – une exception, le mensuel L’Arche -. Reçu à l’Assemblée Nationale par le groupe des amitiés France-Israël, seule une poignée de députés avaient assisté à son intervention.

Or, il suffisait de lire ce qu’il rapportait, preuves à l’appui, pour savoir ce qui se tramait chez des Palestiniens maintenus, pour une très large part, dans une pauvreté scandaleuse qui n’aurait pas existé si les millions de dollars versés par l’Union européenne, les Etats-Unis, et individuellement par divers pays, avaient été utilisés à bon escient et n’étaient pas allés enrichir nombre de responsables de l’Autorité Palestinienne, à commencer par Yasser Arafat dont le FMI dénonçait en 2003 les coffres privés si bien remplis…
Une corruption que montre, entre autres et en images le réalisateur Pierre Rehov. Scandalisé par la désinformation quasi systématique dans les médias français concernant Israël et le conflit israélo-palestinien il créait Contre-Champs Productions en 2000 pour montrer dans des films tournés sur place et sans se laisser manipuler par des traducteurs ou cameramen « offciels », les réalités du terrain. Dans son film « Les Otages de la Haine » on voit l’opulence de luxueuses villas à Gaza, les voitures haut de gamme, des Palestiniens et Palestiniennes richissimes qui vivent à l’occidentale. Images très rarement, voire jamais, montrées par ailleurs.

Il est vrai que le journalisme est trop souvent dénaturé par des journalistes à la vision orientée, préfabriquée ou par trop superficielle. Pierre Rehov montre aussi les « camps » palestiniens, où, cas unique, on est « réfugié » de père en fils depuis des décennies et qui sont, en fait, des bidonvilles souvent insalubres maintenus délibérement en l’état par des « responsables » corrompus qui font ainsi coup double : d’une part l’argent qui n’est pas investi dans des infrastructures pourtant essentielles pour améliorer la vie des habitants de ces bidonvilles est de l’argent « gagné » pour eux, d’autre part, le fait de maintenir une population dans de telles conditions en fait un vivier idéal pour des candidats à l’attentat sucide. Et il ne faut pas oublier que le Fatah était et est dirigés par Yasser Arafat et Mahmoud Abbas, qui, bien loin d’être les colombes que l’on nous peint, encourageaient aussi les attentats suicide Voir : www.pierrerehov.com
Et, fait remarquable, le Procureur palestinien, en ce début février, annonce que des dirigeants palestiniens avaient détourné quelque 700 millions de dollars cette année et que certains se sont enfuis avec leur magot. Etonnant que cela ait été « découvert » soudain, après la victoire du Hamas et après que cela ait été dénoncé par quelqus voix solitaires. Détourenements épouvantables que dénoncent aujourd’hui les madias occidentaux…

Or, il n’y a ni dans PMW, ni dans Contre-Champs Productions, le moindre manichéisme mais un état des lieux incontournable qui montre dans la réalité ce qu’est devenue au fil des ans la plus grande partie de la société palestinienne. Et montrent ainsi qu’il n’est guère étonnant que quelque 76 % des électeurs palestiniens ayant participé au scrutin aient voté pour le Hamas, démentant ainsi les propos tenus récemment par Elias Sanbar, délégué de l’Autorité Palestinienne auprès de l’UNESCO à Paris. Avec l’air quelque peu incrédule il affirmait qu’un tel pourcentage de votes en faveur du Hamas ne représentaient pas la réalité du terrain. Sans doute pas la réalité que lui et les personnages tels que lui connaissent…

Ces quartiers huppés montrés par Pierre Rehov, il en existe aussi à Ramallah, aux quartiers luxueux, aux boutiques bien achalandées, ou dans d’autres villes palestiniennes…Or cette différence criante, scandaleuse, entre richissimes et pauvres fait partie de la réalité du terrain. Et n’a pu laisser ces pauvres indifférents. D’autant qu’une grande partie de ces fortunes ont été acquises grâce à une corruption dénoncée en vain par des députés européens – François Zimeray était parvenu à fédérer quelque 300 députés européens pour demander que l’utilisation des largesses de l’Union Européenne, environ 600 millions d’Euros par an pour une population de plus de deux millions de Palestiniens, soit examinée par une commission spécifique. Ce que le Commissaire européen chargé des relations extérieures, Chris Patten, avait alors rejeté, préférant confier l’affaire en février 2003 à un organisme indépendant mais rattaché à l’UE : l’OLAF. En août 2004 l’enquête de l’OLAF n’était pas terminée mais dans un communiqué cet organisme disait qu’à ce moment précis « rien n’indiquait que cette aide ait été utilisée à des fins illicites. »

Etonnant, dès lors, que les services palestiniens aient trouvé en quelques mois ces détourenements !
Basseim Eid, journaliste palestinien, interviewé par Pierre Rehov pour « Les Otages de la Haine » déclarait avec courage que « les sommes dépensées par l’UNRWA pour les ‘réfugiés’ en un an pourraient nourrir la totalité de l’Afrique… » Le cinéaste dénonçait par ailleurs le fait qu’une grande partie du personnel pléthorique de l’UNRWA faisait partie du Hamas, reconnu comme une organisation terroriste !

Pourtant le FMI dénonçait cette corruption dans plusieurs rapports, le dernier en date ayant été publié en septembre 2003. Corruption aux multiples visages : quelque 900 millions de dollars sur un compte personnel de Yasser Arafat, des « fuites » monétaires diverses, des « diversions » de taxes collectées, etc. Entre 1995 et 2000 ce sont « 591 millions de dollars qui ont été ainsi détournés du ministère des Finances palestinien »….argent utilisé en grande partie par le PCSC – organisme de gestion palestinien officiel-avec monopoles sur ciment et essence, entre autres. Et dans l’obscurité financière la plus totale. S’ajoutait à cela un « recrutement excessif de fonctionnaires et de personnel de sécurité » – un moyen pour le Fatah de « tenir » tous ceux qu’il privilégiait ainsi. Le tout ayant atteint des proportions de crise en 1999.

D‘où les efforts de Salam Fayyad, alors représentant local du FMI pour redresser la situation, faute de quoi « la communauté des donateurs » aurait pu se fâcher, comme l’indique le rapport du FMI. Des réformes promises par l’AP, seules deux furent mises en place. Et en 2003 le FMI notait que « l’AP ne fournit pas encore les services dont la population a besoin. » Notant qu’en matière de santé et d’enseignement ces services sont fournis par l’UNRWA. À la population « réfugiée, » soit 42 % de la population palestinienne dans les Territoires. S’ajoutait à cela une gestion aussi calamiteuse qu’imprévoyante.

Dans la foulée d’une nouvelle crise en 2002 Salam Fayyad fut nommé ministre des Finances et entreprit d’assainir les finances palestiniennes. Sans toutefois pouvoir contrôler l’augmentation du nombre de fonctionnaires ou de personnel de sécurité.
PMW a d’ailleurs signalé un article rare paru dans la presse palestinienne qui notait avec satisfaction un certain recul de la corruption. Recul tout relatif, néanmoins et ne portant que sur le prix des voitures de fonction.
Dans un communiqué du 30 janvier 2006 Yasser Mansour, nouveau député du Hamas attribuait d’ailleurs la victoire de son parti à « la corruption endémique qui minait presque toutes les institutions de l’Autorité Palestinienne, laissant des traces dommageables sur la vie quotidienne du peuple palestinien. » Il résumait ainsi ce que montre Pierre Rehov, notamment dans « Les Otages de la Haine. » Il faut noter ici que la chaîne Arte lui avait dit ne pas être intéressé par ce film qui « n’est pas dans sa ligne éditoriale. » Seule chaîne ayant eu la courtoisie et le courage de lui répondre, car ses films ne sont pas considérés comme « politiquement corrects » en France ; en effet, au lieu d’une image convenue mais fausse, il montre la réalité…

Face aux carences graves de l’AP, relevées par beaucoup, y compris Amnesty International, le Hamas a développé tout un réseau de services sociaux qui faisait cruellement défaut à la majorité de la population palestinienne. Et le Hamas en a les moyens car, en dehors de donations privées, collectées à l’étranger, notamment par le biais d’organisations caritatives, ou de revenus générés par ses fermes ou ateliers de tissage, le Hamas est financé par l’Arabie Saoudite et le gouvernement iranien et, pour l’heure, ses représentants ne semblent pas avoir succombé à la corruption. Et il y a aussi ce financement déguisé de l’UNRWA, agence des Etats-Unis qui emploi des membres de cette organisation. L’argent reçu est utilisé pour des oeuvres caritatives essentielles mais aussi des attentats terroristes.

Ainsi, la victoire remportée par le Hamas lors des élections palestiniennes de fin janvier 2006 n’a rien de surprenant dès lors que l’on connaît véritablement la réalité du terrain. Ce qui, de toute évidence, n’est pas le cas d’Elias Sanbar ou de ses pairs.
Et, pour l’anecdote, la mère de la déléguée palestinienne en France, aujourd’hui en poste à Bruxelles, donnait, sans s’en rendre compte, dans « Souvenirs de Jérusalem » un tableau édifiant de la classe dirigeante palestinienne qui, pendant des décennies et jusqu’à aujourd’hui, même s’il y a eu des changements de clans au pouvoir, faisait littéralement « suer le burnous » du Palestinien lambda.

Un enseignement permanent de la haine anti-israélienne et anti-juive.


Si cette victoire s’explique par ce combat contre la corruption et le travail social menés par le Hamas, elle s’explique aussi sur un autre plan : celui de la haine viscérale à la violence anti-israélienne et anti-juive et de l’incitation à la violence, pain quotidien sous l’AP gérée par le Fatah jusqu’ici. Une violence mise en oeuvre par plusieurs factions palestiniennes, y compris des groupes armés du Fatah, le Jihad Islamique mais aussi et surtout l’irréductible Hamas qui prône la destruction pure et simple d’Israël et le fait à usage interne mais aussi, jusqu’ici, l’a fait à l’extérieur. Dans ses discours et sa Charte. Même s’il a mis un bémol sur les actions terrroristes dans une trêve d’un an ayant précédé les élections palestiniennes.

« Israël est une entité illégale dont l’existence ne peut être acceptée. » « La résistance palestinienne doit reconquérir la totalité de la Palestine, y compris Jérusalem, Jaffa ou Haïfa. » « Le Coran dit :’ serviteur d’Allah, s’il y a un Juif derrière un arbre ou un rocher, l’arbre et le rocher te diront : il y a un Juif caché derrière-moi, tue-le. » « Il faut tuer les Juifs jusqu’au dernier. » Ce type de phrase est devenu un leitmotiv martelé encore et encore à la télévision officielle palestinienne, dans des clips, des émissions dites « culturelles » où pérorent des « experts » qui ré-écrivent l’histoire avec aplomb, dans la presse écrite palestinienne, qu’elle soit officielle ou pas – la presse n’y est pas libre, on le sait. Voir les commentaires éloquents de Reporters Sans Frontières qui parle de ‘journalistes palestiniens victimes de luttes de clans, de l’instabilité politique et du chaos grandissant’- dans les sermons du vendredi, délivrés parfois par le plus haut dignitaire religieux palestinien, le dirigeant du Waqf – Fonds Islamique-.

Si Yasser Arafat reconnaissait officiellement, pour l’Occident, l’existence d’Israël en 1983, son gouvernement et le Fatah n’en incitaient pas moins à la destruction d’Israël en interne…
La même incitation à haine et destruction se retrouve, y compris dans les « nouveaux manuels scolaires – financés par l’Union Européenne !- jusque dans des livres de littérature ou de langue arabe. Un état de choses scandaleux qu’avait dénoncé aussi le député européen PS François Zimeray, ce qui lui avait valu de ne pas être présenté à nouveau comme candidat par son parti pour les dernières élections pour le Parlement européen….-.

Même ré-écriture et incitation dans les cartes de « Palestine » qui se trouvent dans les écoles, les bureaux officiels, les échoppes, sur nombre de gadgets, etc. Le message y est clair : Israël n’existe pas, cette terre est la Palestine. Tout ceci a été montré encore et encore par PMW, ainsi que par Pierre Rehov qui montre, entre autres, de jeunes Palestiniens robotisés autour du seul thème de la destruction et la haine d’Israël.
Mais comment convaincre ceux qui ne veulent pas entendre…cette vérité est donc restée très peu connue.
Dix ans d’un lavage de cerveau permanent, pratiqué systématiquement tous azimuts ont convaincu nombre de Palestiniens qu’Israël est une « entité » hostile dont l’existence n’est ni justifiée ni acceptable et qui s’est emparé de terres islamiques. Le mot d’ordre diffusé officiellement est clair : Israël doit être détruit.

Une majorité, également, est convaincue que les Israéliens doivent être tués car ils sont « vils, » ce sont des « voleurs » inhumains qui « torturent et massacrent les Palestiniens » et on leur donne à croire que c’est ce que disent leurs textes saints.
Il en va de même des Juifs qui, selon les autorités religieuses palestiniennes, seraient des êtres condamnés à mort par le Coran et dont l’existence même empêche l’heure tant attendue de la Résurrection d’arriver.
Et, qui plus est, les Juifs auraient inventé la Shoa pour se saisir de la terre des Palestiniens…
Cela est dit et redit à la télévision palestinienne, dans la plupart des journaux palestiniens, les écoles, les mosquées. Et cela finit par devenir une « vérité » incontournable pour les Palestiniens. Mensonge et haine ont joué leur rôle et ont fait d’une partie de ce peuple des bombes humaines prêtes à tout. Voir www.pmw.org.il

Un peuple épris de mort et largement persuadé que sa raison d’être est le martyre

En effet, grâce à ce lavage de cerveau pratiqué à tous les niveaux les Palestiniens, dès leur plus jeune âge, sont amenés à penser que la vie sur terre est méprisable et que rechercher la mort est ce qu’il y a de plus admirable. « Recherche la mort » est une injonction télévisée, parmi des centaines d’autres messages similaires diffusés par la télévision officielle palestinienne – mise sur pied avec l’aide de ce qui s’appelait alors France 2 – et qui est devenu le titre d’une étude de PMW sur l’incitation au martyre par tous les moyens possibles dont s’est rendue coupable l’Autorité Palestinienne. Incitation destinée aussi aux enfants palestiniens qui sont donc victimes, eux aussi de leurs « dirigeants. »

PMW cite à foison des prêches ou déclarations dans lesquels divers « responsables » exhortent leur audience à rechercher le martyre. Devenir Shahid – martyr- est présenté comme étant le but le plus noble de la vie.
Les femmes sont sollicitées pour faire partie de ce mécanisme soigneusement mis en place. Et, que ce soit dans les médias palestiniens ou en privé, comme le montrent et PMW et des séquences de Pierre Rehov, comme dans « les Otages de la Haine » ou « Suicide Killers, » le film qu’il est en train de terminer, nombre de mères palestiniennes clament leur « joie » et leur « fierté » quand un de leurs fils est mort en perpétrant un attentat suicide. Elles se font filmer volontiers avec leur fils qui brandit une arme, avant de partir mourir en bombe humaine, avec la volonté de tuer le plus de victimes possibles.

Les parents de bombes humaines célèbrent la mort de leur enfant en donnant une fête où l’on distribue des douceurs. Et l’on ne voit jamais dans les médias palestiniens ceux qui pleurent leur enfant.
L’Autorité Palestinienne glorifie ces Shahids – martyrs- en donnant leur nom à des écoles, des universités, des tournois de football, des passages comme celui qui vient d’être ré-ouvert à Rafah entre Gaza et l’Egypte. Bref, de toutes les manières possibles.
Procédés repris sans vergogne, bien entendu, par les groupes terroristes tels que Hamas ou Jihad Islamique.

De plus ce Shahada, martyre, est garant de récompenses suprêmes. Le Shahid – martyr- est-il enseigné aux Palestiniens, sera couvert de cadeaux merveilleux en arrivant au Paradis et épousera « 72 vierges » qui redeviennent vierges quotidiennement…Une bombe humaine arrêtée avant qu’elle ne puisse se faire exploser affirme que s’il sort de prison il retentera l’aventure car, dit-il, « je veux mes 72 vierges »…Un désir tout à fait compréhensible dans ce contexte, explique Pierre Rehov, qui dresse un portrait terrifiant d’une société palestinienne répressive et fermée, aux règles rigides et étouffantes qui font de la sexualité un tabou absolu. Et d’évoquer les terribles « crimes d’honneur » pratiqués dans cette société. Malheur à tout regard appuyé, tout frôlement de mains de jeunes Palestiniens….
La version soft du Paradis proposée aux enfants est donnée, par exemple, dans un clip pour enfants réalisé par la télévision palestinienne, accessible grâce à PMW. On y voit un enfant vêtu des mêmes vêtements que ceux que portait Mohamed Al-Dura qui, le sourire aux lèvres, court dans une fête foraine sur fond de musique douce et se tourne vers les spectateurs en leur disant de le rejoindre dans ce Paradis du jeu éternel, bien loin des bidonvilles « entretenus » par une Autorité Palestinienne corrompue.

Et il ne faut pas oublier que la famille du Shahid sera, elle aussi, accueillie au Paradis d’Allah ni qu’elle touchera des subsides pendant le reste de sa vie sur terre. Avant sa chute Saddam Hussein signait de gros chèques à cet effet. Et, sans doute inquiet de voir le Hamas monter en flèche dans les sondages, Mahmoud Abbas signait en décembre dernier l’application d’une loi attribuant 250 $ mensuels aux familles des Shahid, accompagnés d’autres primes à l’éventuelle épouse aux éventuels enfants ou frères. Ce que révélait PMW dans un Bulletin de décembre. Sommes non négligeables lorsque l’on sait que nombre de Palestiniens, grugés par l’Autorité Palestinienne jusqu’ici, vivaient avec quelque 2 $ par jour !

On est bien loin de la pure fiction qui gomme toutes ces réalités – mis à part l’utilisation éhontée de ces futures bombes humaines par des « penseurs » islamistes ou de la branche armée du Fatah – du film « Paradise now » pourtant couronné par un Golden Globe Award et qui vient d’être nominé pour un Oscar…Ou comment l’on peut naïvement et totalement adhérer à une histoire romancée et faussée à une histoire véridique.

Mais dans les Territoires palestiniens le message est clair : Israël et les Juifs doivent être détruits. Devenir une bombe humaine est le plus beau destin auquel on puisse aspirer. La religion l’affirme, les politiques le disent, les médias le proclament, l’école aussi….

Et, après des années d’un tel matraquage systématique les candidats au Shahada – martyre- se pressent chez les recruteurs de bombes humaines. Qu’ils appartiennent à l’une ou l’autre des factions existantes, selon leurs convictions propres.
Les autorités israéliennes font d’ailleurs état d’une vague d’attentats déjoués….

Un vote en faveur du Hamas des plus explicables. Et maintenant ?

C’est sur ce terreau particulièrement fertile de haine d’Israël et sur celui de la corruption endémique parmi les dirigeants de l’Autorité Palestinienne que le Hamas a planté les germes de sa victoire : en installant un réseau d’oeuvres caritatives, en prônant une gestion propre et en « brillant » en matière de terrorisme. Des arguments forts pour se faire apprécier d’une population pauvre, lassée par la corruption voyante de ceux qui les gouvernent, et persuadée que pour gagner le Paradis il faut détruire Israël et haïr les Juifs.
Union Européenne et Etats-Unis, qui déversent près d’un milliard de dollars par an pour une population qui compte dans les 3 millions d’âmes, menacent de suspendre leur aide mais donnent quand même quelque temps au Hamas pour se refaire une conduite, c’est-à-dire accepter l’existence d’Israël et déposer les armes. Israël, après quelques hésitations, a décider de continuer à reverser les droits de douane touchés sur les marchandises à destination des Territoires. Pour ne pas aggraver la situation du Palestinien ordinaire et bien qu’une partie de ces sommes puisse être utilisées pour des actions terroristes.

Si le Hamas persiste et signe, si , par conséquent, UE et USA tiennent bon et ne versent pas l’aide habituelle, on peut s’attendre à ce que Arabie Saoudite et Iran compensent ces pertes de recette d’une Autorité tenue à bout de bras par un Occident qu’elle mépris pourtant…

Mais nul ne sait ce qui va se passer dans ces Territoires où le Fatah, pourtant débordé et vainsu sur le plan électoral, ne lâchera pas prise si facilement..Quoi qu’il en soit, ce qui va s’y passer sera déterminant pour l’avenir de la région, tout comme cela sera le cas en ce qui concerne la République Islamique d’Iran qui, à ce jour, continue à narguer l’Occident.

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