13 août 2020
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Kidnapping en France : enlèvement crapuleux ou antisémite ? Bis

De tout temps, les actes antisémites étaient précédés ou suivis de
razzias avec vol… ou pas. Vu la faible minorité en nombre que
constituent les Juifs, si 3 sur 4 ou 3 sur 7 victimes étaient juives,
proportionnellement l’on voit que les Juifs étaient de toute manière
visés – tant qu’à torturer autant torturer les Juifs…
Rappelons-nous, lors de l’assassinat de Sébastien Sellam, un Juif tué par son
voisin arabe, en plein Paris, les médias ont étouffé l’information,
seul Le Parisien en a parlé en substituant toutefois au nom juif de la
victime un nom français.

Quant les Russes ou les Polonais lançaient des pogroms, parfois
orchestrés, parfois spontanés, avant les massacres, ils pillaient le
village. Idem les nazis : se demande-t-on si les motivations des nazis
étaient purement matérielles ou antisémites seulement quand ils
s’emparaient jusqu’à l’or des couronnes dentaires, quand ils
récupéraient les cheveux des femmes pour fabriquer des matelas… Ou
quand les banques suisses cumulaient les butins des victimes,
innocemment, va-t-on nous dire, puisqu’elles ne voulaient “que”
l’argent.

Lorsque les nazis brûlaient les livres en 33, ils ne brûlaient pas que
les livres juifs.

Etaient-ils moins antisémites parce qu’ils persécutaient aussi les
homosexuels ou les intellectuels allemands opposés au régime nazi ?
Même s’il ne vise “que” 3 Juifs sur 7 personnes, il n’empêche qu’il
les vise, et vu la proportion élevée de Juifs visés, rien n’autorise à
dire qu’un crime crapuleux n’est pas aussi un crime antisémite.
Par conséquent la question est, à bon escient ou pas, mal posée.


Comme si, torturer avec des motivations antisémites n’était pas tout
aussi crapuleux ou comme si, viser 3 Juifs sur 4 c’était moins
antisémite que si les bourreaux avaient visé 4 Juifs sur 4.