2 février 2023
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La Halde : Le summum de la statistique imbécile

La dernière étude de la Halde me semble être le summum de l’hypocrisie et de la statistique imbécile, inutile par excellence, car elle ne couvre certainement pas le fond du problème.

La Halde ou Observatoire des discriminations, n’a rien trouvé de mieux à faire qu’une étude comparée sur les prénoms !!!! Et elle en a superbement conclu que les prénoms étaient discriminants !!! L’enquête effectue un tri sur trois types de prénoms :

– le prénom ouvrier
– le prénom bourgeois
– le prénom d’origine maghrébine !!!

Le résultat tombe inexorablement !!! les prénoms maghrébins sont discriminés !!!
Et dans l’ascenseur social, les prénoms dits « d’origine ouvrière » sont moins bien placés que les prénoms dits « bourgeois », bien que sur un siècle , la mode soit susceptible d’évolution !!!

L’enquête ayant porté sur 407 000 individus, je vous laisse imaginer ce qu’elle a coûté au contribuable français.
Le résultat est tombé, les prénoms maghrébins, les prénoms ouvriers ont moins de chance de réussir socialement que les prénoms dits « bourgeois ».

Il ne serait pas venu à l’idée de la Halde d’intégrer dans son étude l’origine sociale des parents qui ont donné les prénoms aux enfants. Sans doute, se serait-elle alors inspirée des modèles de statistiques anglo-saxons sur les facteurs de réussite sociale, et une fois de plus, un peu comme le CPE, pourquoi donc faire des études qui donnent des résultats, déjà testés par d’autres, il vaut mieux ne pas copier ces insupportables anglo-saxons et inventer de nouvelles études , de nouvelles recettes de cuisine, dont l’imbécillité ne doit avoir d’équivalent que le coût !!!!

J’aimerais signaler à Messieurs AMADIEU et GIRYque de très bonnes études ont été faites , en France comme au Canada , en Grande Bretagne ou ailleurs , sur la corrélation entre l’ascension sociale des enfants et le niveau d’études supérieures des parents référents, l’influence de langue maternelle en particulier !!! Cela semble être au moins aussi important pour réfléchir à l’emploi des jeunes que le seul critère du prénom.

Les études canadiennes sur le sujet sont sans équivoque


« Les études révèlent constamment l’existence d’un lien étroit entre le niveau de scolarité des parents et la réussite scolaire de leurs enfants…Le rendement des enfants varie selon la langue maternelle des parents
Les travaux de Worswick révèlent que la langue maternelle influe sur le rendement scolaire des enfants durant la petite enfance. Les enfants de familles immigrantes dont les parents n’avaient ni le français ni l’anglais comme langue maternelle (enfants allophones) étaient fortement désavantagés durant les premières années du primaire ».

On pourrait alors très logiquement se demander si les prénoms d’enfants d’origine maghrébine ne sont pas également handicapés par le niveau d’études supérieures de leur mère et par leur langue maternelle qui n’est pas toujours le français .. Non cette question n’est pas venue à l’idée de nos statisticiens car c’est sans doute un sujet tabou qui touche à l’origine, à l’ethnie, à l’immigration, autant de sujets sur lesquels les statistiques sont interdites !!!!

Donc il vaut mieux faire des statistique inutiles et perverses car elles peuvent induire en erreur plutôt que de faire des constats utiles à la collectivité et en particulier à ceux qu’ils sont supposés aider.

Mais il est vrai que dans l’optique marxiste léniniste qui nous est si chère, la structure familiale est une notion bourgeoise, propre à reproduire les inégalités, il faut donc gommer tous les facteurs d’influence qui pourraient en être issus, quitte à se tromper lourdement sur les causes d’échecs et les facteurs de blocage et à imaginer des conclusions totalement erronées sur des statistiques ineptes et sans intérêt.

Arriver à faire une étude statistique sur de simples prénoms, sans les croiser avec le niveau socio-culturel des parents, leur niveau d’études supérieures, le niveau d’alphabétisation du foyer, la langue maternelle, me parait être une fois de plus faire partie des élucubrations de fonctionnaires en mal d’activité et d’inspiration. De plus , je voudrais rappeler à Messieurs AMADIEU et GIRY auteurs de cette étude , qu’il y a également d’autres facteurs discriminants , comme l’orthographe par exemple, et que étiquette prend un E et 2 T sans accent sur le E : « Le choix d’un prénom n’est donc pas sans conséquences. Il est une étiquète posée sur chaque individu»
L’orthographe fait également partie des facteurs discriminants de l’ascension sociale !!!

J’imagine que comme le CV anonyme, l’étape suivante sera l’interdiction faite aux parents de donner à leurs enfants un prénom «discriminant » … Ou encore de les forcer à leur donner un prénom qui donnera une chance à ceux qui sont discriminés par le leur…. Derrière on rajoutera un numéro pour les différencier !!!!

Au secours, ils sont devenus FOUS !!!!

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