26 septembre 2020
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Le Président, nos deniers et le terrorisme

Des sommes gelées dernièrement, on le sait, car, après avoir fait semblant pendant des années de ne pas voir qu’elle co-finançait terrorisme et enseignement de la haine, l’Union Européenne a estimé que trop c’était trop et que l’on ne pouvait quand même pas subventionner ouvertement le Hamas, un parti, non seulement terroriste, mais qui persiste et signe et continue à appeler à la destruction d’Israël, prônant allégrement martyre et guerre sainte à un peuple palestinien manipulé et victimisé, lui aussi. Le slogan à la mode étant : « meurs pour Allah et va au Paradis, vierges comprises. » Sans compter les pensions versées aux familles des bombes humaines par l’Autorité Palestinienne, décision prise par Mahmoud Abbas juste avant les élections, pour pallier sur un pied plus modeste, certes, le manque à gagner des primes mirifiques qu’accordait Saddam Hussein aux « martyrs » palestiniens. Et tenter de ce fait, mais en vain, d’engranger des votes.

Etant habitués à vivre en assistés, n’ayant guère construit d’économie, ayant organisé une corruption extrême leur profitant de manière mirifique,les dirigeants palestiniens, après être allés mendier des subsides dans les pays frères -on a volé 450.000 $ à l’un d’entre eux dans un hôtel, dans une valise griffée sans aucun doute…-, ont donc décidé de lancer une offensive de charme pour persuader les Européens de rouvrir tout grand le robinet financier. Robinet qui déverse l’argent de nos impôts, faut-il le rappeler. Alors que la France, par exemple, a une dette himalayenne.

Cela a commencé par la nouvelle déléguée palestinienne en France, Hind Khoury, qui agitait dès son arrivée le spectre d’une famine palestinienne imminente. Thème repris par Mahmoud Abbas qui, depuis l’Elysée, parle de « catastrophe » à venir. « L’aide au peuple palestinien doit se poursuivre, surtout l’aide humanitaire et l’aide pour payer le salaires, » disait-il sans ambages. Il entendait par là les salaires de quelque 160.000 fonctionnaires, chiffre pléthorique pour une population d’un peu plus de 2 millions et demie de Palestiniens et dénoncé pourtant par le FMI…Mais si ces fonctionnaires, qui touchent en moyenne 800 $ mensuels, sont payés grâce à Mahmoud Abbas, cela le renforce, bien entendu. Et on sait que l’Occident croit que Mahmoud Abbas est un modéré, un vrai. En oubliant que le Fatah dont il est le patron revendique, lui aussi, la paternité d’attentats dirigés contre des civils. Et qu’il réclame haut et fort le « retour des réfugiés » chez eux, autrement dit la destruction d’Israël d’une autre manière. Et personne ne lui demande des comptes sur ce plan.

France 2, en ce 28 avril, fait passer au 20 Heures un reportage misérabiliste, avec enfants palestiniens hospitalisés sans que personne n’ait vérifié les raisons de leur hospitalisation, attribuée à la va vite à la dénutrition, et gros plans sur des étagères vides dans des magasins de Gaza. Mais ce ne serait pas la première fois que la chaîne publique tenterait de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Dans d’autres reportages, sur d’autres thèmes, on voit une population palestinienne qui n’a guère l’air famélique…Mais, en agitant le spectre de la famine, on prépare le terrain pour faire avaler à l’opinion publique le fait que la France appelle à donner des fonds à un groupe terroriste, officiellement dénoncé dans un premier temps…

Israël nie d’ailleurs qu’il y ait une crise humanitaire chez les Palestiniens et des camions de vivres passent au passage de Karni entre Israël et la Bande de Gaza. Des armes, d’ailleurs, y entrent à foison en provenance d’Egypte. Que des profiteurs gèrent ensuite ces produits de consommation de manière frauduleuse est une autre affaire et ne justifie en rien l’aumône de la communauté internationale. D’ailleurs dans ce même reportage de France 2 on annonçait que le Hamas a refusé que les salaires des fonctionnaires leur soient versés directement car ce groupe terroriste veut garder la main mise sur ces fonds. Ce qui est vrai. Alors, qui est à blâmer si problème il y a ? On voit ici que le Hamas, qui incite fortement la population palestinienne à se transformer en bombes humaines, est prêt à la paupériser pour pouvoir s’approprier les millions de la communauté internationale, pourtant décriée. De plus il apparaît aussi que le discours officiel français concernant le Hamas n’a pas encore été coordonné…

Amr Moussa, venu, lui aussi, plaider la cause des Palestiniens, estime, pour sa part, « ne pas être d’accord lorsque l’on dit que le Hamas est un groupe terroriste. » Et il voit dans cette hydre à deux têtes – avec ce qui serait les modérés, d’un côté et les « activistes » de l’autre, alors qu’il s’agit d’une bataille entre deux groupes qui veulent à la fois le pouvoir et le magot comme le prouvent les luttes intestines, armes au poing y compris – qu’est désormais l’Autorité Palestinienne, la même chose que « la cohabitation en France, avec un Président élu et un gouvernement élu. » Stupéfiant ! Amr Moussa déclarait d’ailleurs, l’air entendu, avant même la visite de Mahmoud Abbas, que Jacques Chirac « comprend parfaitement bien les Palestiniens… »
Certes. Au point que, non seulement, s’engage-t-il à demander « à la communauté internationale et notamment à l’Union Européenne » que « cette aide soit maintenue » « pour des raisons humanitaires et des raisons politiques, » mais il va plus loin encore et parle « d’accroissement de cette aide. »

La communauté internationale apporte un complément direct et cette manne versée aux Palestiniens était jusqu’ici de 1 milliard 3 de dollars…L’aide la plus importante per capita alors que l’on meurt de faim – pour de vrai, hélas- en Afrique. Sans compter l’argent versé par les pays frères, ou par l’Iran et celui qui est donné par l’UNWRA. Qui avait en 2004 un budget de 330 millions de dollars… »De quoi nourrir l’Afrique toute entière » remarque le directeur d’une organisation des Droits de l’Homme palestinienne, interrogé par Pierre Rehov dans son film « Otages de la Haine. » – désormais en vente en France-
On peut supposer que l’argent donné par les Etats-Unis restera bloqué, lui, ou qu’il ne sera donné que par des canaux sûrs pour qu’il ne tombe pas aux mains de terroristes.

Jacques Chirac, en recevant Mahmoud Abbas, accompagnait son discours de ce style de précautions oratoires : « quant au gouvernement du Hamas, nous l’invitons à rallier les positions prises par la communauté internationale, en particulier le Quartet, conditions essentielles et nécessaires à l’établissement de relations normales. » Concession de façade et bien molle à la bienséance mais pas question de prononcer des mots qui fâchent comme « terrorisme, » « incitation au martyre, au jihad, à la haine » ou « condamnation. » Alors que les morts de l’attentat de Tel Aviv sont à peine enterrés et que des dizaines de blessés civils israéliens resteront mutilés à vie. Et que des dizaines d’autres attentats sont déjoués grâce à la barrière de sécurité, vilipendée au nom du droit international par Amr Moussa ou Mahmoud Abbas, et à la vigilance des services de sécurité israéliens. Car ce « gouvernement, » palestinien, en dépit de son armada de fonctionnaires serait incapable de gérer l’équivalent d’une population inférieure à celle de Berlin, par exemple, et serait incapable de neutraliser les terroristes en son sein. Et ce depuis plus de 5 ans…et alors que l’éradication du terrorisme palestinien est la première exigence de la Feuille de Route à laquelle tout le monde se réfère pourtant, en oubliant ce point pourtant crucial. Et alors qu’incitation à la haine et au meurtre des Juifs, à la destruction d’Israël continue à prospérer très officiellement chez les Palestiniens.

Quant aux sommes détournées par des dirigeants palestiniens, quelque 600 millions de dollars, au bas mot, de l’aveu même d’un Procureur palestinien, qui annonçait des sommes bien plus importantes pour la fin de l’enquête, plus personne n’en parle. Ni des comptes en banque bien remplis de Yasser Arafat et des 900 millions de dollars d’aide internationale qu’il avait détourné. Passé par pertes et profits, tout cela. Nos pertes , celles du Palestinien lambda et le profit de la nomenklatura palestinienne qui vit très bien, merci. Quant à Suha Arafat, reçoit-elle toujours sa pension de 100.000 $ mensuels, financée par l’aide internationale ? Une enquête avait été lancée en France sur les sommes astronomiques qu’elle recevait ici. Elle a déménagé pour Tunis..Y aurait-il une relation de cause à effet ?

Sur tout cela, silence, bien entendu.


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