28 novembre 2022
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Irak : quand les bavures sont les conséquences du refus d’arrêter les violences anti-américaines (up to date)…

Il est par exemple regrettable (mais point étonnant) que celui-ci, ait parlé dans le sens du journaliste de LCI qui l’interrogeait le 30 mai à propos de ce qui se passait en Irak, c’est-à-dire en refusant d’observer qui entrave le processus politique et pourquoi, préférant casser uniquement du sucre sur la dite impréparation américaine, -(mise par ailleurs sur le compte des seuls néoconservateurs, or Rumsfeld et Cheney, qui n’en sont pas, ont refusé l’avis de ces derniers et ont plutôt pris la décision de créer un abcès de fixation avec un nombre réduit de troupes…)-, alors que le débat n’est même pas là du moins en priorité puisqu’il ne s’agit pas de faire seulement le compte des erreurs tactiques (l’idée du proconsul alors qu’il aurait fallu dès juillet 2003 commencer à organiser des élections, je l’ai écrit à plusieurs fois), voire stratégiques (comme avoir laissé le régime syrien debout) et aujourd’hui des bavures (d’autant plus accentuées que les criminels se servent de leurs familles ou des civils comme boucliers), bavures liées souvent à un désir de vengeance et non pas à une préméditation, (et, en France, on est très très mal placé pour avoir un ton grand seigneur en la matière, surtout depuis l’Algérie et le Vietnam sans parler de la Françafrique, du Rwanda etc…), mais de repérer qui veut réellement le chaos, et ne pas oublier que ce qui est toujours en jeu en Irak comme en Afghanistan, c’est l’idée que la démocratie n’est pas seulement un truc pour gens du Nord… Par ailleurs personne, hormis c’est vrai le soldat de base, ne pensait que les islamo-baathistes allaient laisser faire laisser aller vers la démocratie, alors qu’il est question de leur survie.

Il est alors vain de s’échiner à avancer que “les Américains ne savent pas y faire” comme le dit encore Lellouche, détenteur, lui, d’une stratégie qui aurait fait ses preuves (mais, à nouveau, on ne voit pas laquelle et où…car même en Bosnie, au Kosovo, les choses ne sont pas si claires au dire de Peter Handke…), on ne peut plus faire comme si l’on ne comprend pas que l’on est dans une guerre, et qu’elle est de longue haleine, et atroce comme toute guerre, parce que l’islam politique l’a veut, il l’a déclenchée, et il se sert du moindre prétexte pour en alimenter le feu qu’il a lui-même allumé et qu’il fomente (comme le 11 septembre, Bali…) lorsque les évènements ne lui donnent pas de grain à moudre pour habiller sa volonté de mort.

De toute façon, en imaginant toutes les concessions possibles, l’islamisme et le nationalisme arabe mettront toujours en avant l’existence d’Israël et du mode de vie démocratique et moderne qui aujourd’hui s’est universalisé, tout en ne produisant pas que du pire dans ses réalisations infiniment perfectibles évidemment.

Pourquoi ne pas comprendre cela ? Pourquoi ne pas voir que si les “résistants” irakiens voulaient réellement en finir avec la présence étrangère, avec les bavures, ils participeraient au débat national et ainsi permettrait à celle-ci de partir, ce qu’ils ne font pas, bien au contraire, tuant bien plus d’irakiens, et ce avec préméditation, que ne le font des soldats américains las de voir leur pote se faire déchiqueter par des bombes à retardement.

Il y a donc là une raison : celle de refuser la constitution d’un régime démocratique dont l’émergence rendrait caduque dans la région et plus loin encore 50 ans de national arabo-islamisme et de panislamisme ; ce que baathistes, services secrets iraniens, syriens, et autres officines arabes financées par certains pays pourtant “alliés” des américains (comme l’Egypte, l’Algérie, l’Arabie…voire la Turquie…) ne veulent pas entendre parler. Sans compter la gangrène mafieuse que dominaient les deux fils de Saddam et qui est aujourd’hui en roue libre. Sans oublier enfin les islamistes sunnites de toutes obédiences qui refusent, par essence, la prédominance shiite.

Lellouche n’a pas compris (mais il n’est pas le seul) que nous sommes dans une guerre qui nous est imposée, et ce d’autant plus que nous n’avons pas mis tous les atouts de notre côté puisque les caractères racistes et totalitaires du nationalisme arabe et du panislamisme, (ayant quasiment fusionné aujourd’hui comme on le voit en Palestine et en Algérie), n’ont jamais été mis en avant et au contraire minorés, par une sorte de sous-estimation toute imprégnée de condescendance subconsciente, celle qui ne voit d’une part que des musulmans en regardant la population nord-africaine, et, d’autre part, considère que l’islam étant une religion de paix ne peut être manipulée que par des désespérés. Si c’était le cas, ceux-ci devraient être non seulement légion en Afrique et en Amérique du Sud, mais eux aussi commenter des attentats dans le monde entier…

Mais admettons que cela soit en partie vrai néanmoins cette relation entre désespoir et islamisme. Pourquoi la France, les USA, l’Europe, continuent à alimenter dans ce cas des régimes corrompus qui l’entretiennent ? On n’entend guère Pierre Lellouche et ses amis s’élever contre ces tyrannies. Peut-être parce qu’il partage sans doute l’idée qu’elles seraient un “rempart”alors qu’elles attisent au contraire le feu islamiste, d’autant plus qu’elles ont font parties : l’islam est religion d’Etat dans tous ces pays et défend des positions liberticides.

Nous sommes à vrai dire dans une situation paradoxale : moins l’islam est critiqué comme système politique raciste et dominateur, plus il prospère, menace, tue, sans même être provoqué comme on l’a vu le 11 septembre et à Bali ; plus il est combattu, montré du doigt, plus il se réfugie sous un masque patriotique, tiersmondiste, rallliant ainsi à lui tous ceux qui le préfèrent au régime démocratique honni.

Ainsi, semblable à ce qui s’est passé durant les années 1930 où des intellectuels et des écrivains avaient rallié le nazisme, seul rempart pensaient-ils à la modernité et au communisme, des intellectuels et des politiques de tous ordres, soit se rangent peu ou preu sous la bannière alterislamique, soit se neutralisent en bottant en touche, en optant pour la politique de l’autruche alors qu’ils sont pourtant dans le collimateur des premiers ; la permanence de Lellouche avait été par exemple détruite lors des débordements qui accompagnèrent les manifestations anti-cpe, moins à cause de ses prises de position en la matière que pour celles que Lellouche avait défendu en 2003 en soutenant l’effort de guerre américain contre l’alliance islamo-baathiste.

Hier, sur LCI, Lellouche leur a donné l’occasion de sa plus plate repentance, acceptant cette fois de se mettre lui-même la corde au cou

Pour info :

Security Comes at a Cost in Iraq’s South

Attacks on Iraq Oil Industry Aid Vast Smuggling Scheme

Ishaki : pour l’armée américaine, ses soldats ont respecté les règles

Pentagon prognosis on Iraq is mixed

Lucien SA Oulahbib

https://en.wikipedia.org/wiki/Lucien-Samir_Oulahbib

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