29 janvier 2023
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Mahmoud Abbas le déstabilisé !

Coincé entre l’intransigeance du mouvement extrémiste et les exigences de la communauté internationale, le président palestinien est décrédibilisé dans les médias à la suite de la propagation de déclarations contradictoires par plusieurs hauts responsables du Hamas au cours des derniers jours. C’est ce qu’a affirmé lundi 18 septembre le conseiller du président palestinien, Nabil Abou-Rodeinah, selon lequel Abbas serait « déstabilisé » par les déclarations abondantes de son Premier ministre…

Selon le quotidien égyptien Al-Ahram, le président Mahmoud Abbas est attendu au Caire à son retour de New York où il doit rencontrer ses homologues américain et français en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. Abbas doit s’entretenir cette semaine avec le président égyptien Hosni Moubarak pour discuter de la formation d’un nouveau gouvernement à Ramallah. Ce projet d’intégration du Fatah dans le gouvernement du Hamas vise à mettre un terme à l’isolement international des Palestiniens et ouvrir ainsi la voie à la levée des sanctions économiques qui paralysent les territoires administré par l’Autorité palestinienne depuis l’arrivée au pouvoir de l’organisation terroriste en mars dernier.

Cependant, les déclarations des dirigeants du Hamas rendent sa tâche encore plus difficile en affirmant que la formation d’un nouveau gouvernement ne signifiait pas la reconnaissance des accords conclu par le passé avec Jérusalem. Le Document d’entente nationale «ne parle pas de la reconnaissance des accords signés avec l’occupation israélienne, mais parle de la façon de gérer ces accords de façon à ce qu’ils servent les intérêts du peuple palestinien. Et cela ne signifie pas que nous reconnaîtrons ces accords », a déclaré le Premier ministre (Hamas) Ismaïl Haniyeh. Ce document prévoit de « concentrer » les attentats terroristes anti-israéliens dans les territoires disputés, ce qui constitue une reconnaissance implicite du droit d’Israël à l’existence, selon les observateurs optimistes ! Avant de renouer des relations politiques et de débloquer l’aide financière, le Quartette sur le Proche-Orient (UE, Etats-Unis, Onu, Russie) exige en effet que le Hamas reconnaisse Israël et les accords internationaux passés, et qu’il renonce à la violence.

D’autre part, Abbas qui cherche à se refaire une virginité auprès des leaders occidentaux a affirmé que le nouveau gouvernement ne verrait pas le jour avant la libération du caporal israélien Guilad Shalit capturé fin juin par des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas. Selon le journal saoudien Ukaz, des ministres et des députés du Hamas emprisonnés en Israël seraient libérés en vertu de l’accord supervisé par l’Egypte, de même que 740 autres prisonniers palestiniens seraient libérés sur plusieurs étapes. Cet accord n’a toutefois pas été confirmé par aucun responsable officiel. Des sources sécuritaires israéliennes ont toutefois affirmé dimanche 17 septembre que les pourparlers progressaient, mais que la remise en liberté du caporal pourrait toutefois prendre encore plusieurs semaines.

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