1 février 2023
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Injonctions paradoxales

Associated Press nous livre cette dépêche (résumée) :

Cinq églises de la Rive Occidentale visées par des cocktails Molotov

17 septembre 2006 – AP
…/…Cinq églises de Naplouse, de la Rive Occidentale et de Gaza ont été visées par des cocktails Molotov et des coups de feu tôt samedi, sans faire de victimes, selon des ecclésiastiques et des témoins. Un groupe jusqu’alors inconnu, les “Lions du monothéisme”, a revendiqué ces attentats en parlant de protestation contre les propos du pape Benoît XVI sur l’Islam.
…/…Dans la ville de Gaza, des assaillants qui circulaient en voiture ont ouvert le feu contre la façade de l’église grecque orthodoxe de Gaza. La veille, déjà, deux explosions de faible puissance avaient été signalées près de cette église, qui avait été légèrement endommagée.
…/…Dans un appel à l’Associated Press, un correspondant affirmant s’exprimer au nom des “Lions du monothéisme” a revendiqué la responsabilité de cette action, qui visait d’après lui à dénoncer les déclarations du pape établissant un lien entre islam et violence.

Les Musulmans exigent désormais des excuses pour les propos que le Pape Benoît XVI a prononcés lors de sa leçon donnée devant des universitaires et des étudiants à Ratisbonne.

” Il a insulté LA RELIGION “.

C‘était la terrifiante accusation que tout Musulman pouvait prononcer contre un ” infidèle ” sur les terres d’Islam : cela lui permettait de gagner son procès à coup sûr, car le témoignage d’un infidèle n’y a pas de valeur contre celui d’un Musulman.

Nous voilà revenus quelques siècles en arrière.

Benoît XVI a déjà exprimé, par la voix de son Secrétaire d’Etat, ses regrets d’avoir offensé les Musulmans, et affirmé qu’il n’avait pas l’intention de les blesser dans leur foi.
C’est presque dommage, mais c’est un homme responsable.

On conçoit que le chef de l’Eglise catholique sente peser sur ses épaules le poids de la tranquillité d’environ un milliard de fidèles catholiques (pas très fidèles en Europe d’ailleurs), sans compter près d’un autre milliard de Chrétiens de diverses églises dans le monde, que l’on classe – pour faire vite – parmi ” les protestants ” et les ” orthodoxes “.

Les Musulmans sont devenus aujourd’hui très arrogants : ils se croient les maîtres du monde, et en tous les cas, sur la pente ascendante pour le devenir.

1) Parce qu’ils sont les maîtres de la ressource énergétique dont la planète est assoiffée – le pétrole – dont ils ne nous font pas cadeau ;
2) Parce qu’ils nous mènent une guerre asymétrique : le terrorisme élevé aujourd’hui au rang d’une armée véritable de guérilla par le Hezbollah, contre des armées régulières tenues de respecter ” le Droit de la guerre “, les conventions internationales, et autres contraintes dont ils se moquent éperdument ;
3) Parce qu’ils ont appris des soviétiques et des nazis les ficelles de la propagande qui paralysent les démocraties. Manipuler les médias et l’information est leur spécialité.
Démontrer leur mauvaise foi prend du temps et de l’énergie (Cf. l’affaire Mohammed al Dura en 2000, et l’exploitation du ” massacre de Cana ” au Liban, téléguidé par le Hezbollah).

L’information va désormais aussi vite que la lumière.
Mais pas l’alphabétisation, ni l’instruction, ni l’intelligence.

Les propos du Pape, sortis de leur contexte, ont été immédiatement exploités par des chefs religieux musulmans pour allumer la mèche de la colère des foules dans ” la rue musulmane “. Des responsables et organismes politiques de pays musulmans à travers toute la planète ont exigé des excuses.

Les Musulmans font aujourd’hui savoir que Jean Paul II, immense Pape par son œuvre, avait contribué positivement au “dialogue entre chrétiens e Musulmans “.
C’aurait été une époque de ” cohabitation harmonieuse “.

Rappelons seulement qu’en 1981, deux ans après son sacre, le Turc, Ali Agça, manipulé par les services secrets soviétiques***, avait tenté d’assassiner Jean Paul II. Le Pape survécut miraculeusement à l’attentat, qui le laissa tout de même très affaibli.
Rappelons aussi qu’à l’époque, sa grande œuvre était de contribuer à libérer les satellites de l’Union soviétique, dont sa chère Pologne, et par conséquent, de saper les fondements de l’empire communiste. Et il y contribua efficacement !

Le Pape Benoît à Canossa ? Et pourquoi pas à Médine…
Voilà bien une autre injonction paradoxale des temps modernes.
Une fatwa a déjà été prononcée contre lui par un obscur imam soudanais.

Il doit déjà se risquer à Istanbul, l’ancienne Byzance, en novembre : est-ce bien raisonnable ?
Craignons qu’un dévot de la ” Religion de Paix, de tolérance et d’Amour ” ne l’exécute.
Ce serait alors le comble de ” l’injonction paradoxale “.

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