7 février 2023
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Esquisse d’une économie néomoderne.

Pourquoi a-t-elle fait naufrage d’ailleurs ? Parce que dirait le Marx clairvoyant “ la contradiction entre le développement des forces productives et la persistance de rapports de production périmés “ ne peut être dépassée par la seule libéralisation des termes de l’échange, bref par le seul respect des lois du marché.


Il faut plus encore. Mais quoi ? D’une part de nouveaux produits correspondants à l’ère techno-bio-électro-ludique émergeant dans un nouveau moyen-âge, le moyen-âge bio-électronique. D’autre part une nouvelle mentalité correspondant à ce nouveau moyen-âge, une éthique d’entreprise tout à fait nouvelle dans laquelle les risques et les devoirs sont partagés par tous.

L’entreprise serait alors ce nouvel eldorado dans lequel les rapports humains sont tous tournés vers la sauvegarde et l’épanouissement de l’entreprise parce que c’est elle qui permet au capital humain de s’enrichir de façon à la fois externe et interne ? Pour esquisser un tel idéal partons d’un exemple dans le secteur “communication“ nous parlerons des autres secteurs économiques plus loin.

Rhône-Poulenc a patronné un jour, il y a bien longtemps maintenant, peut-être dix ans, l’organisation d’un concours de chimie entre plusieurs lycées, avec à la clé une coquette somme d’argent et des séjours linguistiques. Le tout diffusé sur la radio locale. On peut dans un même ordre d’idées imaginer chaque lycée, chaque université, chaque ville, effectuer le même genre d’expérience avec ses propres médias.

A ce moment-là vous faites une pierre deux coups. Vous démultipliez les échanges “ immatériaux “ bref la communication, l’audiovisuel, la radio, les journaux, et, en même temps, vous stimulez les jeunes, les moins jeunes à considérer qu’apprendre, que confectionner la meilleure “ dissert “ ou trouver la meilleure technique en électronique, en dessin, etc, cela peut en même temps apporter un enrichissement interne, il n’ y a rien de tel que l’esprit de compétition pour stimuler les neurones, et un enrichissement externe.

Mais comme le dit Michel Desoyeaux, vainqueur du Vendée Globe, ” la compétition, ce n’est pas battre l’autre, c’est réaliser le mieux possible ce dans quoi on s’est engagé. ” Les professeurs apparaîtront dans cette éthique beaucoup plus comme des entraîneurs de sagesse et de technicité que de simples rabacheurs de bouquins ardus. Les gosses, surtout les plus défavorisés, incapables de faire leurs devoirs dans un environnement déglingué se sentiront poussés,les moins jeunes et les plus calés y verront un moyen de faire leurs griffes.

En ce qui concerne la participation des adultes, il ne faut guère compter sur leur déplacement dans les écoles pour concourir, et puis les moyens en standards téléphoniques des tv et radios locales seront nécessairement limités pour un concours nécessitant par exemple des réponses immédiates.


Pour ce faire il sera alors nécessaire que l’Etat encourage, sans trop taxer, la mise sur pied du téléphone numérique permettant non seulement de recevoir des images et du son mais aussi d’en envoyer. A ce moment là, tenez-vous bien, vous allez alors voir se profiler l’un des côtés majeurs de l’économie nouvelle : c’est vous l’émetteur.

Si j’ai par exemple envie de voir les nouvelles photos de votre récent voyage, eh bien vous les introduisez évidemment dans l’ordinateur qui fait aussi office de télévision, et le téléphone qui fait également office de télécommande enverra sur le câble les photos demandées ou les images accompagnées de votre commentaire : et vous gagnez quelque chose à chaque transmission.

Ainsi non seulement vous pouvez participer directement à des émissions mais en produire vous-mêmes et lorsque l’on vous appelle, vous gagnez une somme donnée. Bien sûr les gros médias classiques ne seraient pas d’accord. Pourquoi ? Parce que le problème vient de la captation de la pub puisque celle-ci baisserait par la suite d’une prolifération des médias, or, tenez-vous bien ! ceci est résolvable si le problème du financement de la publicité est pensé en terme de circuit continu par diverses sortes de déductions immédiates et non en terme de circuit discontinu à 90 ou 120 jours.

Un exemple ? Toute entreprise faisant de la pub par divers biais du spot TV ou ciné, du sponsoring ou du mécénat, sera exonérée d’impôts en proportion de son investissement. Démagogique ? Pas du tout. Vous verrez pourquoi plus loin. Le développement de la pub ainsi défalqué permettra non seulement une explosion de la création audiovisuelle TV et cinéma mais également le surgissement de nouveaux médias.

Plus encore, l’important ne sera plus l’audience mais la qualité du spot publicitaire ou de l’émission sponsorisée ou encore du support papier puisque le problème du financement est pris en charge par la collectivité. De ce fait, il ne sera pas trop difficile de convaincre le maximum d’entreprises qu’elles ont intérêt à faire de la pub déjà, pour des raisons fiscales et ce même si elles ne font pas de bénéfices, puisqu’ il peut être envisageable que dans ce cas une partie de leurs charges sociales soient payées par un fond commun de solidarité. De plus en plus démagogique ? Nous y reviendrons encore plus loin. Mais reprenons la démonstration.

Chacun d’entre-nous pourra envoyer son logo, son écusson, son image sociale en fait, et il s’amusera tout en gagnant de l’argent. Si le Dalaï Lama veut envoyer une émission tout de suite ou si je n’ai pas envie d’attendre son passage sur tel ou tel média, je me branche sur son numéro de téléphone et voilà tout, et lui gagnera de l’argent etc avec une petite taxe à chaque appel, pour le fond commun de solidarité des peuples… Vous commencez à comprendre ce que veut dire le circuit continu ? Idem pour le sport. Ce qui impliquera déjà la possibilité de voir le petit dernier jouer avec son équipe de chez soi! Ainsi qu’admirer sa propre compagne ou son compagnon s’activer dans l’équipe sportive de sa boite ou de la localité. Ce qui implique que ces dernières seront incitées à organiser de plus en plus de rencontres sportives ouvertes à tous et à toutes puisque leurs impôts, ou leurs charges pour celles ne faisant pas de bénéfices, seront déductibles de la même façon que précédemment.

Avec, cependant, une petite taxe pour un fond commun de développement qui supportera précisément la déduction fiscale et la prise en charge d’une partie des frais sociaux pour les entreprises ne faisant pas de bénéfices mais investissant dans le financement de ce genre d’activités. Démultiplier donc les échanges, accélérer les communications, chaque individu a plusieurs casquettes ce n’est plus réservé seulement quelques uns comme maintenant. Seulement une “égosophie “est indispensable car il faut que les réseaux s’organisent convenablement. Un individu ne va pas nécessairement comme ça envoyer son logo à perte sur une lucarne d’interconnection mais après tout pourquoi pas. Le problème (comme toujours) c’est la notoriété, la renommée. Bien sûr ses amis peuvent se connecter à raison de cinq clics chacun par jour mettons 10 centimes chacun s’il leur fournit des trucs intéressants, cela fait 50 centimes, sur un mois 15 euros x par 100 personnes =1500 euros, et si l’on réduit les coûts en divisant tout par dix (donc un cent, soit cinq cent par jour) en atteignant 1000 personnes par mois on arrive à la même somme.

Il peut également se faire connaître en se connectant à des réseaux existants. Par exemple les radios les tv les journaux ont déjà leur service sur le Net. Imaginons que celui-ci permettent non pas seulement l’échange de rendez-vous galants ou de troc mais qu’il puisse servir via le visiophone ou la connexion téléphone télévision ordinateur d’envoyer des images, du son, d’organiser des fêtes à distance des conférences des cours de relaxation ou de maths. De plus la participation aux divers concours cités plus haut permettrait de multiplier les rentrées de fric. Seulement l’individu de l’ère techno-urbaine doit faire autre chose, savoir que ces rentrées d’argents seront multiples, bref il est sa propre entreprise, son propre entrepreneur tout en travaillant dans de multiples réseaux ou alors principalement dans une seule entreprise, un seul logo qu’il doit défendre, aimer, développer et qui en retour le protège, l’entraîne ( le forme et le secoue ) et l’enrichit.

Quelles conséquences en matière de politique économique générale faut-il en tirer? L’ Etat doit inciter au déploiement d’un réseau numérique à haut débit (ce qu’il aurait du faire depuis 1980 lorsque la fibre optique fut installée pour l’armée et les grandes entreprises…) en favorisant la création d’un pool d’entreprises au lieu de songer uniquement à taxer des richesses encore inexistantes.

Il doit également penser à des normes interdisant par exemple que des séquences incitant à la haine au crime ou à l’esclavagisme puissent être envoyées. Mettons cependant un bémol à ce qui vient d’être avancé. Il est clair que tout le monde ne va pas s’amuser à envoyer sur les ondes sa fête d’anniversaire, ou une conversation soudainement intéressante entre amis ( ou sa partie de jambes en l’air…), même si c’est de plus en plus “tendance”… A vrai dire le problème n’est pas dans le ou bien la communication! ou bien l’industrie mais plutôt dans le désir ou non de communiquer et ce à cet instant et non à un autre, cela dépend donc, d’autant que rien n’a été fait pour inciter les gens à ne pas rester passifs devant l’image le son, à savoir s’exprimer, danser, manipuler des signes etc etc…

Mais gageons en tout cas que la communication ne sera pas (et heureusement) le seul secteur économique de l’ère techno-bio-électro-ludique…

Passons maintenant au secteur industriel classique, y compris les services de maintenance et de gestion, nous verrons le secteur des loisirs et du tourisme ensuite, ainsi que le problème général des finances publiques. Disons en fait ceci dans le domaine de l’industrie il est temps que la recherche-développement soit massivement présente dans les entreprises et là aussi des incitations fiscales radicales sont possibles, et permettent alors non seulement de créer de nouveaux produits ( comme la biologie industrielle ) mais également de réduire les coûts de produits déjà existants. Comment? En recyclant également massivement : ainsi produire une voiture entièrement en matériaux recyclables permet une pierre trois coups démultiplier les labos de pointe et surtout rendre rentables les skylabs permettant de faire des alliages inédits, deuzio, faire marcher les usines de recyclage, tercio, compresser les coûts au maxi, histoire d’avoir une tire, ou un lavelinge pour presque rien, et quatrio, faire tourner le circuit en continu puisque le produit étant peu cher et recyclable incite à en changer plus rapidement. C’est un marché gigantesque. Les services eux doivent être simplifiés au maximum.

Il faudrait imaginer ici aussi une accélération des connections via le téléphone ouvert au particulier. Ainsi vous-mêmes et point seulement une entreprise pourra se faire faire sa comptabilité à distance. Les faisceaux optiques doivent être démultipliés. De même, pour les services de consommation courante vous avez envie dans l’instant non seulement d’une pizza mais aussi d’une femme ou d’un homme de ménage ou d’une personne pour vous tenir compagnie ou repriser votre coeur, le problème de l’achat de tickets-salaires est trop lourd, le service que vous appelez débite votre CB intégrée à votre portable (en expérimentation actuellement -octobre 2006- en Normandie) et crédite celui de votre fourniisseur via une connection avec le réseau interbancaire et c’est au serveur du service appelé de verser la part des charges au fond commun de développement (FCD). De toute façon linterconnection, via les réseaux, de chacun avec chacun permettra l’accélération des flux économiques. Une bonne recherche-développement, un produit nouveau ou alors moins cher et recyclable, une bonne pub, une bonne image sociale, un bon réseau d’ingénieurs-conseils au niveau international, permet de voir venir la délocalisation et les effets pervers de la mondialisation.

Voyons maintenant le secteur du loisir et du tourisme. Imaginez la chose suivante : vous avez envie pour cette semaine de vacances de quelque chose d’inédit, une surprise, par exemple une vraie aventure: vous ne savez ni où vous partez ni avec qui : coup de téléphone de l’agence de voyages et le scénarii démarre!
Pour ce faire deux conditions : 1/ réduire au maximum les coûts de transport et accélérer la recherche-développement en matière de transports hypersoniques ( où en est par exemple l’avion allant à 25000 km heure?…), 2/ introduire l’idée que voyager c’est aussi gagner de l’argent en participant à des réseaux d’aides au développement (cours, conseils), de rencontres ludiques (jeux grandeur nature, concours de mode, concours à distance avec de grands maîtres, poker à distance etc) et cinématographiques (mini-reportages, figuration, petits rôles, ce que font d’ailleurs déjà les ados en faisant la queue au casting des starac etc…), en emmagasinant par la même occasion des images que vous enverrez vers votre serveur personnel qui les dispatchera ensuite dans vos réseaux.

Des incitations fiscales et des prises en charge de frais sociaux pour les entreprises organisant ces nouveaux types d’activités seront décidées au même titre que pour le secteur de la communication et le secteur industriel. Passons maintenant à l’organisation des finances publiques, et, par extension, à l’organisation du service public, c’est-à-dire de ce qui est nécessaire pour tous les citoyens, voilà la stricte définition de l’Etat au service du public. Elles devront répondre à deux considérations principales – d’une part responsabiliser le citoyen : en lui remettant deux chèques issus du fond commun de solidarité, lui perniettant pour le premier chèque d’influer sur sa localité en matière d’aménagementt du territoire, de sécurité et de santé, et pour le second chèque de lui permettre d’influer en matière d’éducation.

Autrement dit très strictement, l’argent public ne passe pas d’abord par la région la mairie le département et les ministères de l’éducation et de la santé par exemple : l’argent est d’abord remis au citoyen qui ensuite vient obligatoirement cependant l’apporter à la localité au médecin à l’école de son choix : des réseaux peuvent l’y aider. Voilà l’un des moyens radicaux de débureaucratiser efficacement l’Etat et de responsabiliser en même temps le citoyen. Il faut par ailleurs simplifier au maximum les finances perniettant la protection, la sécurité, laménagenient, de l’environnement du citoyen. Pour ce faire l’Etat devra bien entendu se défaire de tout ce qui n’est pas défense, police, justice niais préserver via des normes de service public discutées au Parlement un droit de regard sur des secteurs sensibles conîme la santé, l’instruction et l’aménagement du territoire.

En ce qui concerne la sécurité sociale intégrant un volant d’assurance-vie et d’assurance-chômage ne pouvant cependant excéder une période donnée sans que des garanties en terme de formation soit avancée par l’assuré, elle sera toujours obligatoire mais ouverte dorénavant à la concurrence, la part patronale étant soit intégralement reversée au salarié soit prise en charge en partie par le fond commun de solidarité si l’entreprise investit dans le sponsoring et dans la recherche-développement.

En ce qui concerne le Fond Commun de Développement (FCD) proprement dit, il se substitue au ministère de l’économie et des finances et sera indépendant au même titre que la Banque de France. Sa mission aura trois objectifs : 1/ soutenir l’activité -ce qui ne veut pas dire subventionner- en prenant en charge les réductions d’impôts et les frais sociaux de secteurs d’activité ne faisant pas de bénéfices mais susceptibles d’être créateurs de richesses et d’emplois 2/ aider les individus en fin de droit ou en voie de reconversion. 3/ payer un fixe minimum pour les individus désireux à la fois de servir la collectivité, c’est-à-dire travaillant dans l’éducation la santé l’aménagement du territoire la justice la police l’armée ; un peu comme les médecins travaillant le matin à l’hopital et l’après-midi dans leur cabinet privé.

Mais s’ils désirent gagner plus il ne leur sera pas interdit de recevoir des rémunérations importantes venant du privé comme le sponsoring pour les enseignants servant d’entraîneurs à leurs élèves participant aux concours décrits plus hauts. Idem pour des juges appelé à traiter de façon privé de litiges relevant du civil et non du pénal, ainsi que pour les policiers autorisés à participer à des services de protection privées. L’armée, elle, pourrait, mais ce sous commandement de la représentation démocratique, accroître son pouvoir financier en louant ses services par exemple à l’ONU ou à la Communauté, lorsqu’une partie en conflit est en passe d’être liquidée. Ainsi en Bosnie, l’armée française aurait pu non seulenient servir de tampon mais également prendre les dispositions pour neutraliser l’artillerie serbe, les bosniaques trouvant ensuite les fonds nécessaires pour payer l’action des soldats français. Mercenariat à l’instar des cubains en Angola ? Non, puisqu’il faut le feu vert du politique pour accepter un partenariat considéré comme correspondant aux intérêts vitaux du pays (à la façon des “contractors” américains en Irak actuellement).

D
ans l’ensemble et dans tous les cas la possibilité pour les services publics d’être délégués à une action privée permettra non seulement de mieux payer les personnes mais aussi de créer un nombre non négligeable d’emplois par exemple dans l’éducation la justice l’armée volontaire, la police. Il va de soi qu’une taxe sera prélevée sur ces actions privées pour financer le Fond Commun de développement. Bien entendu, du fait de cette ouverture du public au privé et ce pour des services habituellement considérés comme uniquenient publics, le renforcement des instances juridiques statuant sur les délits d’initiés et les corruptions sera nécessaire. Ainsi pour ne prendre qu’un exemple la Cour des Comptes aura droit de poursuite lorsque le détournement de l’argent public aura été constaté ou lorsque l’utilisation de matériels publics pour des services privés aura été effectuée sans compensation

Comment financer le FCD ? Il consistera dans la réunion d’une part de l’impôt direct qui devra porter exclusivement sur tous les individus, enfants compris, à proportion de 10% pour les revenus n’excédant pas 2000 euros mensuels, et à proportion de 10 à 30% maximum pour les revenus supérieurs. D’autre part, l’impôt indirect consistera dans la réunion des diverses taxes comme cela se fait actuellement. Seulement par le fait que le circuit en continu de l’économie permet des investissements dont les frais sociaux sont pris en charge, la multiplication des échanges qui en résulterait permettra une multiplication de la rentrée de cet impôt indirect ce qui impliquera la possibilité de prendre en charge de plus en plus de frais sociaux afin de soutenir l’activité, et, à terme, de réduire l’impôt direct et indirect. En résumé le Fond Commun de Développement n’a pas pour objet de ponctionner en vue de réguler de redistribuer mais a uniquement en vue de soutenir l’activité et de définir des normes de service public indispensables au déploiement et à l’épanouissement de chacun.

Qu’en conclure ? Le discrédit du politique ne doit pas empêcher la nécessité impérieuse de s’occuper de politique économique si vous ne voulez pas que la politique, par la guerre et la décomposition, ne “s’occupe” de vous… Et sachez également que l’exigence de la mutation actuelle perceptible depuis au moins la fin des années 60 nécessite des mesures radicalement nouvelles. Seulement le personnel politique actuel, à part quelques individus, et ce au niveau mondial, est en effet strictement incapable, soit pour des raisons de clientélisme, ou par aveuglement, de comprendre la nouvelle économie urbaine en voie d’émergence et ce toujours au niveau mondial. L’archaïsme est roi ou alors la nostalgie, hypocrite de surcroît, voire la démagogie ( ex : contre l’OMC ) se font reine et catin.

Certes, tromper une nouvelle fois un paysan est difficile et reconvertir un marin-pêcheur est délicat. Mais impossible n’est pas français. Et préfère-t-on par exemple que les jeunes asiatiques plutôt que de les voir travailler pour quelques sous participent en grand nombre au tourisme sexuel? Préfère-t-on également que les caïds contrôlent de plus en plus les banlieues plutôt que de libéraliser le commerce de la drogue, incitant en fait les gosses à aller se mesurer devant ce miroir désuet de l’interdit-drogue.

Des normes hygiéniques pourraient éviter les overdoses et un subtil travail d’information pourrait dissuader les consommateurs de poursuivre leur expérience. Ainsi par exemple des statistiques montrent que le pourcentage de jeunes drogués parmi la population hollandaise est en diminution alors que le commerce y est pourtant semi-libre. En règle générale sachons, et ce au risque de faire pouffer, que le temps est venu pour les (a)mateurs de pitrerie de quitter la scène politique puisque l’accouchement de la mutation n’a que faire de clownerie : il s’agit maintenant de passer aux choses sérieuses si l’on ne veut pas que l’extrême comme toujours vienne réveiller l’échine molle des démocraties aux abois.


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